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Les banques coopératives, des banques comme les autres ?

Michel Abhervé
Chercheur

Les grandes banques coopératives, qui occupent une place centrale en France, n’ont pas été épargnées par les scandales. Comment expliquer cette dérive ? Quel crédit donner au retour affiché des valeurs coopératives ? Les grandes banques coopératives qui occupent une place centrale en France n'ont pas été épargnées par les scandales ...

L’exclusion bancaire, un phénomène persistant

Alain Bernard
Droit de cité

Des personnes, parce qu’elles ne peuvent bénéficier des services des banques, se retrouvent marginalisées pour des actes quotidiens si simples pour d’autres. Combien sont concernées ? Comment remédier à ce phénomène ? Des personnes parce qu'elles ne peuvent bénéficier des services des banques se retrouvent marginalisées pour des acte...

Les savetiers et les financiers

Christian Walter
Chercheur

Les modèles mathématiques sur lesquels se base la finance sont une illusion qui nie la réalité des marchés. En outre, ils rendent la finance inintelligible aux yeux des épargnants. Les modèles mathématiques sur lesquels se base la finance sont une illusion qui nie la réalité des marchés En outre ils rendent la finance inintelligible aux ...

Le droit est-il adapté aux dérives de la finance ?

Jean-François Gayraud
Acteur de terrain

Le droit actuel, au lieu de poser des limites au système capitaliste, le pousse au crime. En témoignent les crises financières qui se succèdent depuis deux décennies. Le droit actuel au lieu de poser des limites au système capitaliste le pousse au crime En témoignent les crises financières qui se succèdent depuis deux décennies L'historie...

Comment bien choisir sa banque ?

Gunther Capelle-Blancard, Jézabel Couppey-Soubeyran et Jean Merckaert
Chercheurs

Au-delà des prix, quelques critères simples – solidité, proximité, responsabilité – devraient aider à bien choisir sa banque. Pourtant, peu d’épargnants osent en changer. C’est que chacune tient à garder ses clients ! Au delà des prix quelques critères simples solidité proximité responsabilité devraient aider à bien choisir sa...

L’investissement socialement responsable, laboratoire d’une autre finance

Dominique Blanc
Chercheur

L’offre en investissement socialement responsable (ISR) se développe depuis les années 2000. Son impact sur les pratiques des entreprises reste difficile à démontrer. L’ISR peut pourtant servir de lieu d’expérimentation pour imaginer une finance plus transparente et plus soucieuse de l’environnement, des hommes et de la démocratie. L'...

Financiarisation : la révolution silencieuse

Antoine Mérieux
Acteur de terrain

Depuis les années 1970, le capitalisme s’est transformé considérablement sous l’effet de la place croissante prise par la finance dans l’économie. Quelle en est l’incidence ? À quel point les marchés financiers sont-ils encore laissés à eux-mêmes ? Depuis les années 1970 le capitalisme s'est transformé considérablement sous l'ef...

Donner à la finance un visage

Jean Merckaert
L'équipe de rédaction

Le système financier s'effondrerait le reconstruirait on à l'identique Sûrement pas Certes il n'aura pas été inutile La protection et la gestion de l'épargne le financement de l'économie productive la transformation d'une épargne liquide en crédits de long terme la couverture des risques sont de réels services rendus à la société Mais...

Quand l’engagement actionnarial s’embourbe : le cas de Total

Denis Branche
Acteur de terrain

Il est très rare en France que des actionnaires minoritaires déposent une résolution à l'assemblée générale AG d'une entreprise cotée car il faut réunir au moins 0 5 du capital ce qui peut représenter des montants importants En 2011 PhiTrust Active Investors en a fait l'amère expérience Société de gestion connue pour son engagement a...

Activisme actionnarial : le grain de sable peut-il enrayer la machine ?

Laurence Loubières
Chercheur

Entretien – Aux États-Unis, des actionnaires se mobilisent pour inciter les entreprises dont ils sont copropriétaires à de meilleures pratiques en matière sociale et environnementale notamment : c’est l’activisme actionnarial. Une démarche qui essaime doucement de ce côté-ci de l’Atlantique. Entretien Aux États Unis des actionnaires...

Agir en faveur de pratiques fiscales responsables

Éric Loiselet
Acteur de terrain

Constatant le rôle joué par les paradis juridiques et fiscaux l'Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique Erafp souhaite que le reporting financier des entreprises intègre un reporting financier pays par pays d'implantation de chaque entreprise et soutiendra toute initiative allant dans le sens de la transparence financi...

Quelle maîtrise les ménages ont-ils de leur épargne ?

Bruno Séjourné
Chercheur

Les ménages confient majoritairement leur épargne à des intermédiaires, sans connaître l’usage des montants collectés. Telle n’est peut-être pas leur préoccupation première. Mais cherche-t-on vraiment à les sortir de l’ignorance ? Les ménages confient majoritairement leur épargne à des intermédiaires sans connaître l'usage des ...

ISR : rendre le monde meilleur ?

Gunther Capelle-Blancard et Nicole Notat
Acteur de terrain

Investir dans les secteurs de son choix, encourager les entreprises les plus vertueuses en matière environnementales et sociales… Au-delà des objectifs affichés de l’investissement socialement responsable, quel est son impact réel ? Débat entre Nicole Notat, fondatrice de Vigeo, une agence de notation extra-financière, et l’universitair...

« Finance : les ONG doivent descendre dans l’arène »

Thierry Philipponnat
Acteur de terrain

Entretien - Pendant trois ans, Thierry Philipponnat a incarné la bataille contre les lobbies de la finance à Bruxelles. Son bilan des progrès enregistrés depuis la crise est précis, nuancé. Mais sans concession. Entretien Pendant trois ans Thierry Philipponnat a incarné la bataille contre les lobbies de la finance à Bruxelles Son bilan des ...

L’épargne peut-elle échapper à la finance stérile ?

Paul H. Dembinski
Chercheur

Les « Trente Euphoriques » (des années 1970 à 2007) ont incité l’épargnant à se désintéresser de l’usage de son argent. Forte de promesses de rendements élevés, l’intermédiation financière a explosé. Aujourd’hui échaudés par la crise, les épargnants sont-ils prêts à assumer le coût d’une gestion plus ciblée de leur é...

Dossier : Vers une finance au service de la société ?

Quand l’engagement actionnarial s’embourbe : le cas de Total


Il est très rare, en France, que des actionnaires minoritaires déposent une résolution à l’assemblée générale (AG) d’une entreprise cotée, car il faut réunir au moins 0,5 % du capital, ce qui peut représenter des montants importants. En 2011, PhiTrust Active Investors en a fait l’amère expérience.

Société de gestion connue pour son engagement actionnarial, PhiTrust fut contactée en 2010 par deux ONG, Greenpeace et Natural Resources Defense Council, qui cherchaient à obtenir de Total des informations sur l’exploitation des sables bitumineux – ou pétroles de schiste – en Alberta (Canada). Ces techniques d’extraction sont fortement destructrices d’un point de vue climatique, environnemental et social, et la rentabilité de ces projets, très longs et coûteux, est incertaine sur la durée, au vu notamment de règles environnementales évolutives.

PhiTrust avait décidé de présenter, à l’AG 2011 de Total, une résolution demandant une analyse complète et détaillée des risques extra-financiers et opérationnels de long terme de cinq projets de sables bitumineux dans lesquels Total était impliqué. Le droit anglo-saxon étant moins contraignant pour les résolutions d’actionnaires, ces ONG avaient déposé en 2010, une résolution semblable, aux AG de BP, Shell, StatOil, ExxonMobil et ConocoPhilipps.

À l’appui de cette résolution, PhiTrust avait réuni environ 1 % du capital de Total (près d’un milliard d’euros) ; son  inscription à l’ordre du jour de l’assemblée générale était donc obligatoire. Mais certains actionnaires se sont désolidarisés  de la démarche : après la date légale, deux gérants d’actifs (filiales d’une banque française et d’un assureur français) se sont retirés de la coalition d’actionnaires ; celle-ci, passée sous le seuil légal des 0,5 %, ne pouvait plus soumettre la résolution au vote de l’AG.

Quelles leçons tirer de l’expérience ? Manifestement, des conflits d’intérêt peuvent exister entre les gestionnaires d’actifs engagés et leurs maisons mères, sensibles à des arguments commerciaux de la part des sociétés émettrices. La présentation d’une résolution externe (droit  reconnu aux actionnaires) traduit un désaccord avec le conseil d’administration. Cet épisode souligne par ailleurs le rôle complémentaire que peuvent jouer les ONG, « éveilleurs » des investisseurs sur des sujets qu’ils maîtrisent mieux qu’eux en les suivant sur la durée, et d’investisseurs indépendants, comme PhiTrust, pour questionner les dirigeants et faire évoluer les pratiques (Total s’est finalement retiré de deux des cinq projets pilotes). Mais il illustre aussi la limite de l’exercice des droits des actionnaires en France, encadrés par des conditions excessivement restrictives.

L’épisode soulève aussi des questions d’ordre éthique : le rôle dévolu aux actionnaires doit-il se réduire à l’apport de capitaux ? Une entreprise peut-elle faire supporter par l’ensemble de la société les risques induits par son activité ? Les seuls impératifs quantifiables immédiatement (prix de revient, débouchés…) suffisent-ils à la guider ? Quelles limites les actionnaires mettent-ils à leurs exigences de rentabilité ?

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