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Dossier : École catholique, école publique ?

Prenons le temps de vivre ensemble !

©Guillaume Lemoine/Flickr/CC
©Guillaume Lemoine/Flickr/CC
À l’école aussi, la fraternité serait-elle le parent pauvre de la devise républicaine ? Pour les professionnels du public comme du privé, la faire vivre suppose de prendre le temps, d’être des adultes exemplaires, de faire confiance aux élèves, de donner une vraie place aux parents…

Qu’évoque le terme « fraternité » dans votre expérience ? Quels sont les ingrédients essentiels au vivre ensemble ?

Patrick Lalague – Je ne me souviens pas avoir utilisé le terme, même s’il est à la fois une valeur d’éducation et une valeur d’Évangile. Peut-être est-il trop institutionnel. La question que l’on se pose est d’abord : Quel regard portons-nous sur ceux que l’on accueille ? Le mot clé est « bienveillance ». En Seine-Saint-Denis, les établissements, publics comme privés, sont très attachés à l’accueil de tous, même si les familles se sanctionnent ou se sélectionnent elles-mêmes. Notre établissement est sous tutelle congréganiste, celle des religieuses de l’Assomption. Elles ont fixé un coût d’accès faible pour que l’établissement reste ouvert à tous, sur le plan financier, culturel ou religieux.

Les quatre valeurs de notre projet éducatif sont la joie, la vérité, la justice et la liberté. La fraternité n’est pas inscrite en tant que telle, mais ces quatre valeurs y participent. Un éducateur joyeux dans son métier peut transmettre la joie du vivre ensemble. Au-delà de savoirs, c’est tout un savoir-être que l’on partage. Comment faire en sorte que chacun puisse vivre avec les autres ? Comment, devant des situations de conflit difficiles à gérer, l’enseignant peut-il fournir une réponse immédiate et en même temps prendre du recul ? La formation a ici un rôle essentiel.

Michèle Amiel – Dans le public, la fraternité est inscrite sur le fronton des écoles. Mais si l’on veut créer des « moments » ou des « projets » de fraternité – car la fraternité en tant que telle est une utopie –, il faut faire preuve d’une volonté très forte. L’Éducation nationale a une culture élitiste, individualiste, très éloignée des valeurs affichées. À l’exception d’établissements expérimentaux, ou des classes Freinet, j’ai toujours eu du mal à insuffler de la fraternité : elle va tant à l’encontre de la culture ambiante !

C’est davantage une éthique personnelle qui permet de se positionner. La fraternité est une balise intérieure, comme la liberté et l’égalité. Mais elle est difficile à utiliser. Il faut l’inscrire, d’une manière ou d’une autre, dans une politique pour qu’elle reste une balise pour tous. Ainsi l’exergue du projet d’un établissement disait : « On veut un travail de qualité mais pas nécessairement d’excellence. (…) On veut former des jeunes solidaires. » Refuser l’élitisme est une façon concrète, moins formelle, de décliner la fraternité.

À en croire les médias, les difficultés viennent des élèves. Vous évoquez la responsabilité des enseignants…

M. Amiel – L’exclusion est un échec. Notre mission est de prendre les élèves comme ils sont et de les conduire le plus haut possible. Si les enseignants vont bien, les élèves iront bien. Certains conseils de discipline n’auraient pas lieu si les enseignants avaient une attitude fraternelle d’accueil, permettant à l’élève, quoi qu’il ait fait, de retrouver sa place dans la communauté. Le chef d’établissement est une clé, mais c’est l’enseignant qui est en contact direct avec les jeunes. Or les enseignants sont souvent dans une réponse affective qui contribue à rendre des situations explosives. Quand le professeur est capable de différer sa réponse1, d’organiser un échange avec tous les élèves de la classe, il évite le conflit interpersonnel. Beaucoup d’enseignants n’ont pas acquis cette maîtrise de la communication.

Il faut aussi souligner l’importance de l’exemple. À nous de témoigner au jour le jour de la fraternité, par notre manière de nous situer au sein de l’établissement, avec le personnel, dans la cuisine, les ateliers… Il y a une façon de montrer aux gens que l’on connaît leurs difficultés, non pas parce qu’on en a entendu parler, mais parce qu’on les a vues. De même, comment dire que l’on est pour la justice, et à la cantine, doubler toute la file d’attente ? On perd son autorité morale : il ne s’agit pas de donner des leçons, mais d’être un exemple.

Tout aussi importants sont les échanges au sein du personnel, afin de partager les difficultés auxquelles on fait face, favoriser un dialogue sur les pratiques… Mais cela va à contre-courant des conduites individuelles. Dans les derniers établissements où j’ai travaillé, j’avais bloqué le créneau de midi à 14 h 30 dans tous les emplois du temps pour nos réunions, organisé des temps longs pour les prérentrées (deux ou trois jours), planifié des temps de bilan… Au début, j’ai dû ramer contre les résistances des professeurs et des parents. Après, ils ne pouvaient plus s’en passer. De même, des formations sur site ont été mises en place autour de sujets comme la prise en charge des élèves en difficulté. De temps à autre, des professeurs intéressés disaient, en s’excusant de ne pouvoir y assister : « Il faut que je fasse cours. » Alors, parfois, je leur interdisais de faire cours !

P. Lalague – La journée d’un chef d’établissement est une suite de gestions d’urgences. Il faut tenir bon et savoir imposer ces temps-là afin de permettre davantage de partages d’expériences entre enseignants. Dans le premier degré, ils sont généralement prévus, mais pas dans le second degré. Or tout ce qui n’est pas dans l’agenda ne se fait pas.

Comment la solidarité se vit-elle à l’intérieur des établissements ?

P. Lalague – Nous tenons compte des sensibilités des élèves : ce sont eux qui impulsent les actions de solidarité. Les plus petits, plus idéalistes, sont surtout sensibles à la faim dans le monde. Notre établissement soutient ainsi des œuvres de l’Assomption dans des pays pauvres. Les lycéens, plus pragmatiques, réagissent à ce qui les touche de près. Chaque année, à l’occasion de Noël, une collecte de cadeaux est organisée au profit des Restos du cœur.

Tous ces projets se préparent dans l’école : ce sont ces moments de vie commune, que l’on veut aussi être des moments heureux, à travers lesquels se forge une vraie solidarité : les grands dansent avec les petits (nous accueillons des élèves de 3 à 20 ans)… Dans les filières santé et social, la formation pousse aussi les élèves à se tourner vers les autres.

M. Amiel – Plus que la générosité des élèves, la question est celle de la politique de chaque établissement. Deux exemples m’ont marquée. À l’école primaire de Vitruve, dans le XXe arrondissement, les enseignants ont décidé de donner le plus de responsabilités possibles aux élèves. Quand des bagarres ont lieu, des élèves reçoivent leurs camarades qui ont porté plainte – c’est le bureau des plaintes – pour tenter de régler le problème. On est bien dans une démarche de fraternité : il n’y a pas d’exclusion. Le but est de faire sortir les élèves par le haut.

De même, dans le dernier établissement où j’ai exercé, le conseil de la vie lycéenne était complètement géré par les élèves, les adultes ne venant qu’en appui. Certains de ces élèves, participant aux conseils de discipline, avaient été frappés par l’absentéisme et la détresse de leurs camarades convoqués. Ils se sont mobilisés : comment les aider à ne pas sortir de l’établissement ? Le conseil a travaillé, en lien avec une association et les délégués de classe, à repérer les jeunes en difficulté. Cette idée forte a germé : avant de demander aux adultes de régler leurs problèmes, ils devaient d’abord être fraternels entre eux. Il faut pousser les élèves à prendre ce genre d’initiatives, qu’elles viennent d’eux et pour cela, rester particulièrement attentifs aux questions qu’ils soulèvent. À partir de quoi, on peut enclencher un projet qui sera accompagné par des adultes.

Le cadre qui gère la vie des enseignants tend à mettre les plus jeunes devant des classes difficiles… De quelle marge de manœuvre dispose le chef d’établissement ?

P. Lalague – Dans l’enseignement catholique, le chef d’établissement a la liberté de choisir les professeurs2 et de constituer les équipes en fonction du profil des classes et des enseignants. Il peut choisir de mettre des professeurs inexpérimentés face à des jeunes en difficulté, en se disant que leurs parents se plaindront moins. Ou à l’inverse, il peut mettre des gens expérimentés face à ces jeunes en difficulté. C’est un choix managérial ! Mais dans l’enseignement privé, certaines familles posent des conditions en contrepartie du fait qu’elles paient. Et de plus en plus recourent au zapping entre le public et le privé.

L’emploi du temps aussi est à la fois un outil pédagogique et un outil de gestion de la vie des enseignants : il peut permettre plus de fraternité, en tenant compte des situations de chacun (garde des enfants, maladie, etc.). Mais la situation individuelle doit s’inscrire dans l’intérêt général. À nous d’articuler ce qui est inscrit au Bulletin officiel avec ce qui se vit au niveau local.

M. Amiel – Dans le public, on ne choisit pas nos enseignants, mais nous constituons nos équipes et c’est un moment crucial. Je reçois les responsables de chaque discipline, je leur fais part des cas particuliers et leur laisse l’autonomie de se réunir entre eux et de préparer des propositions disciplinaires. Je suis attentive à choisir des professeurs principaux solides et à constituer les équipes de classes en essayant d’équilibrer des personnalités et des expériences très diverses, sachant que les enseignants devront travailler ensemble.

Quelle place les familles peuvent-elles avoir ?

P. Lalague – Plus on a cherché à évincer les parents du fonctionnement de l’école, plus ils sont devenus véhéments. Plus l’on est dans une logique de partenariat, avec les parents, mais aussi avec les élèves, les éducateurs, plus on est dans une logique fraternelle. À l’Assomption, les parents participent aux conseils de classe dans leur intégralité, ainsi qu’aux conseils de discipline et au conseil d’établissement. Cette année, ils ont été sollicités pour la rédaction du nouveau règlement intérieur. Les parents contribuent aussi à fixer les orientations de l’école. Ce regard extérieur est positif.

M. Amiel – Chez nous aussi, les parents ont, de droit, accès à toutes les instances. Mais quelle place leur donne-t-on : communique-t-on toutes les informations leur permettant de prendre position ? Leur rôle n’est pas évident : ils peuvent craindre de se mettre la classe ou les enseignants à dos s’ils prennent telle ou telle posture… Il m’est arrivé de proposer des formations aux parents, pour leur donner les moyens d’occuper pleinement leur fonction au sein du conseil de classe.

Il est bénéfique d’impliquer les parents dans le maximum d’actions. Par exemple, dans mon dernier établissement, des binômes parent-enseignant ont appris à travailler ensemble en faisant passer les oraux aux élèves de Première à l’issue de leur stage en entreprise. Les lycéens ont aussi sollicité la présence de parents, lors d’un concert, pour assurer la sécurité de l’événement. Au lycée, les élèves eux-mêmes ne sont pas toujours favorables à un accompagnement des parents. Mais si chacun y voit son intérêt, cela peut marcher.

En juin et en septembre, la direction, le CPE [conseiller principal d’éducation], les équipes pédagogiques reçoivent les parents lors de l’accueil des élèves de Seconde. On organise aussi en septembre un théâtre forum, où l’on joue des saynètes sur la relation parents-enfants et enseignants-élèves. Les parents sont invités à intervenir pour dénouer les situations de tension. Autant d’occasions de créer des liens et de souder la communauté éducative.

Peut-on encourager un professeur à se montrer plus fraternel avec ses pairs, avec ses élèves ?

P. Lalague – Les dispositifs pédagogiques incitent de plus en plus à l’interdisciplinarité et donc à travailler ensemble : pour les TPE [travaux personnels encadrés] en lycée général, les activités interdisciplinaires et les dossiers technologiques en lycée professionnel et technologique… Les enseignants découvrent qu’ils sont membres d’un tout. Ils perçoivent comment ce qui se fait dans leur classe a un écho dans d’autres disciplines. C’est l’urgence du quotidien qui nous fait oublier qu’on est là pour vivre ensemble.

M. Amiel – Si je n’ai pas pu rendre les professeurs plus fraternels, j’ai au moins essayé de les rendre plus justes. Les élèves sont très sensibles à l’injustice. Quand un professeur dit à un élève : « Aujourd’hui, vous êtes intenable. Vous aviez 16 à votre devoir, je vous divise la note par deux », ce n’est ni juste ni conforme au droit. Mon rôle est de rappeler la règle : on parle avec respect à un élève, on ne l’insulte pas, on ne lève pas la main sur lui. Quand on me dit : « Il a été insolent », je demande non une appréciation subjective mais des faits précis. Parfois, on s’aperçoit que la punition est inadaptée, voire arbitraire. Plus de justice, c’est aussi plus de fraternité. Mon rôle est non seulement de faire respecter l’enseignant, mais aussi le droit.

Plus de justice, c’est aussi plus de fraternité. Mon rôle est non seulement de faire respecter l’enseignant, mais aussi le droit.

Vous dressez un tableau plutôt positif. Pourtant, les tensions peuvent être réelles. Quand j’enseignais à Trappes, beaucoup de familles issues de la deuxième ou troisième génération d’immigration voulaient éviter que leurs enfants soient « mélangés avec les Noirs de la cité » ou (pour la population noire) « avec les Arabes de la cité »…

M. Amiel – Comment considère-t-on la diversité culturelle ? Si j’affirme de manière forte que c’est une richesse, et non une catastrophe pour l’établissement, et que je traduis cela en actes, si l’on apprend aux enseignants à dédramatiser, à prendre du recul, à connaître la diversité, à organiser des confrontations et à les transformer en projets, alors nous pouvons faire des choses extraordinaires. J’ai publié dans un dernier numéro des Cahiers pédagogiques un article sur un projet porté par un lycée catholique de Bourgogne qui a travaillé pendant un an avec un lycée israélien et palestinien sur leurs points communs et leurs différences. Le voyage en Israël n’était qu’un petit élément de l’action. Ils ont d’abord travaillé à faire redécouvrir aux élèves la valeur de leur identité culturelle et sur le regard que chacun porte sur l’autre, pour dégager de leurs réflexions ce qui relève du stéréotype. Mais attention aux bonnes intentions : les enseignants ont travaillé toute une année avec une méthode très maîtrisée.

P. Lalague – L’enseignement catholique de premier degré a une spécificité : l’heure de « caractère propre ». Au carrefour entre l’enseignement du fait religieux et l’éveil à la foi, c’est un moment – animé par les enseignants – pour partager avec les élèves. Dans beaucoup d’établissements du second degré, un parcours éducatif et pédagogique permet de découvrir les trois grandes religions, en 6e et en 5e, y compris par la visite de lieux de culte. À l’Assomption, les religieuses assurent une présence d’accueil, d’écoute et d’accompagnement des jeunes et des équipes. Connaître ce que vit l’autre et comment il vit contribue à dépasser les préjugés.

Comment fait-on pour vivre ensemble, par exemple, quand trente origines différentes cohabitent sur un niveau de 6e (quatre classes), comme dans notre école ? La tentation était grande de rajouter du cadre. Nous avons travaillé pendant deux ans sur le règlement intérieur, mais plus on mettait des règles strictes, moins on les maîtrisait. Grâce aux élèves, beaucoup plus inventifs que nous, on est passé de douze pages très contraignantes à trois pages très ouvertes. Ce ne sont pas tant les jeunes qu’il faut former que les adultes ! Tout le défi à présent est de faire vivre ce règlement.

Tout ce qui veut imposer un rythme strict peut aussi créer du conflit. ça sonne à 8h25 : les professeurs sont en salle des profs, les élèves dans la cour et le cours est censé commencer. Comment commencer le cours à 8h25 ? Ensuite, cela sonne à 9h20. Comment enchaîner avec la deuxième séance à ce moment-là, alors que le prof doit répondre aux sollicitations des élèves, changer de salle, etc. ? Le cours commence en retard, les élèves s’énervent… Supprimons les sonneries ! Et puis, les élèves savent pertinemment quels professeurs sont à l’heure, ou non : « Monsieur, on n’était pas en retard, de toutes façons, le prof est jamais à l’heure ! » J’aime assez cette impertinence…

On entend souvent des professeurs, invoquant le programme à respecter, dire : « On n’a pas le temps »… L’Éducation nationale ne permet-elle pas à la fraternité de vivre, aux initiatives de voir le jour ?

P. Lalague – Nous avons les marges nécessaires. Mais en bons Français, nous aimons nous plaindre. En 2000, quand le PPCP [projet pluridisciplinaire à caractère professionnel] a été mis en place, les professeurs se sont insurgés : « Comme si l’Éducation nationale allait nous dire comment travailler en équipe ! » Quand il a été question de le supprimer, ils ont protesté… La gestion du temps est une question clé. Parfois, il faut accepter qu’une heure de cours ne soit pas faite pour que l’heure suivante se passe bien.

Parfois, il faut accepter qu’une heure de cours ne soit pas faite pour que la suivante se passe bien.

M. Amiel – Les textes officiels donnent en effet beaucoup de latitude. Ils prévoient l’existence d’un conseil pédagogique, d’heures de vie de classe. Mais certains établissements ne leur donnent pas toute leur place : soit ces heures n’apparaissent pas dans l’emploi du temps des élèves, soit certains enseignants en profitent pour faire cours. Les heures d’éducation civique, qui proposent par exemple en Seconde une formation à l’argumentation, sont elles-mêmes parfois détournées.

On peut dire que la hiérarchie nous fait confiance et que nous disposons d’une autonomie certaine. À nous d’entretenir cette confiance, de respecter les règles et l’esprit des règles. Et aussi de tirer le meilleur parti des marges qui nous sont offertes : souvent on se donne des contraintes qui n’existent pas !

Les professeurs doivent anticiper les problèmes et se donner ces temps de discussion nécessaires, sans hésiter à se faire aider par l’équipe de vie scolaire, les surveillants, la psychologue, les autres enseignants. Il est difficile pour un enseignant de reconnaître qu’il est en échec avec une classe. Il ne le sera pas vraiment sur les savoirs, mais plutôt sur la relation au groupe, gage de la sérénité.

Propos recueillis par Aurore Chaillou et Marie-Christine Niobey (directrice du Centre d’études pédagogiques ignatien)



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1. Pour ma part, j’ai appris cela grâce au Cercle de recherche et d’action pédagogiques (Crap), l’association qui publie les Cahiers pédagogiques. [Le Crap et les Cahiers « prennent position sur les réformes qui sont mises en œuvre et réclament celles qui leur semblent indispensables », www.cahiers-pedagogiques.com].

2. Les enseignants, eux, peuvent choisir entre quatre ou cinq établissements.


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