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L’intelligence artificielle est de plus en plus plébiscitée dans le domaine du travail, mais aussi celui de la santé ou de la sécurité. Or, bien des systèmes révèlent des failles et des biais qui justifient la vigilance des usagers.
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L’intelligence artificielle (IA) représente-t-elle une menace ou une opportunité pour le monde du travail ?
Hubert Guillaud – La question se pose différemment selon les secteurs. Les exemples négatifs vont être nombreux et bien documentés. On peut prendre le cas des traducteurs, confrontés à des formes d’intelligence artificielle. Leur travail a changé, les traducteurs se retrouvent à devoir corriger des textes déjà traduits par des IA. C’est un moyen d’économiser dans un secteur culturel fragilisé.
On pourrait également évoquer des grands projets où l’on va mettre en place un système d’IA. Bien souvent, le système finit par être abandonné. La recherche d’un système capable de tout faire perd en efficacité. Elle ne permet finalement ni de réaliser une économie d’échelle ni d’accélérer le travail. Des grands projets abandonnés ou en voie d’abandon sont nombreux.
En France, le grand projet Albert était un système d’IA générative implémenté dans certaines administrations pour aider les agents à répondre aux usagers. On s’est rendu compte que les réponses étaient de moindre qualité par rapport à celles fournies par un agent. Il y a des endroits où ça ne fonctionne pas, où l’outil est mal adapté, mal calibré et d’autres, au contraire, où l’IA est à l’origine d’un plan de transformation.
Dans le domaine de la sécurité publique, il existe des systèmes d’IA qui permettent d’analyser la vidéosurveillance et d’avoir une approche encore plus prédictive, par exemple, sur les risques de troubles à l’ordre public. Quel est votre positionnement à ce sujet ?
Dans des systèmes de vidéosurveillance algorithmiques, les IA sont testées pour accomplir plusieurs types d’actions. L’une d’entre elles consiste à savoir si une
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