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Dossier : La fin d'un capitalisme

Ouverture : La fin d'un capitalisme


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En ce qui concerne les Marocains, peut-on parler de diaspora ?On assiste à une mondialisation de plus en plus importante de la migration marocaine. On compte plus de 1,8 million de Marocains inscrits dans des consulats à l’étranger. Ils résident tout d’abord dans les pays autrefois liés avec le Maroc par des accords de main-d’œuvre (la France, la Belgique, les Pays-Bas), mais désormais aussi, dans les pays pétroliers, dans les nouveaux pays d’immigration de la façade méditerranéenne (Italie et ...

L'homme et Dieu face à la violence dans la Bible

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Chili, page blanche constitutionnelle

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Fin de cycle ou rupture aux États-Unis ?

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Inflatio veritas

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Dans un contexte de pandémie, que faire de la dette publique ? Pour l’économiste Gaël Giraud, son annulation est d’ores et déjà possible, grâce à la Banque centrale européenne. Depuis le début de la pandémie, le déficit budgétaire se creuse. Le « quoi qu’il en coûte », nouveau credo du gouvernement, commence à susciter des questions sur les capacités du pays à rembourser ses dettes. Faut-il s’en inquiéter ?Gaël Giraud – Dans une si...

Y a-t-il de l'argent magique ?

"Il n'y a pas d'argent magique" expliquait Emmanuel Macron, il y a 2 ans, à une salariée du CHU de Rouen. Pourtant depuis, le gouvernement a lancé un plan de relance à plusieurs milliards d'euros pour encaisser le choc de la pandémie. De quoi se demander si, tout de même, l'argent ne serait pas magique ? C'est cette question que Martin Monti-Lalaubie a soumis à Gaël Giraud, économiste et jésuite, pour sa première chronique pour la Revue Projet.

Avec la tempête financière de 2008, quelque chose prend fin : mais quoi ? Le capitalisme ? B. Vermander et B. Amable en montrent la multiplicité aujourd’hui. Mais sans doute la limite de fonctionnement d’ un capitalisme est-elle atteinte : sa version libertarienne anglo-saxonne, dont J. Sapir explique, à partir des États-Unis, qu’elle n’est pas prête de relever la tête de sitôt. Vers quels types de compromis économiques allons-nous ? C’est l’autre versant de la question : le dogme de la toute-puissance bienveillante du marché prétendument autorégulé s’étant effondré, que peut-on construire ? Les États joueront un rôle majeur encore à inventer.

Il conviendra d’ailleurs de réfléchir au retour du politique plutôt qu’à celui de l’État car celui-ci est débordé. De l’intérieur, trois décennies de déconstruction libertarienne l’ont en effet réduit parfois à une relative impuissance. J. Sapir suggère qu’en dépit de l’espoir soulevé par l’administration Obama, il faudra des années pour relever les ruines provoquées par le mot d’ordre de Reagan : « L’État n’est pas la solution, c’est le problème ». Et S. Palombarini montre que la démocratie italienne est désemparée quand s’effondre un modèle auquel elle venait de se « convertir ». De l’extérieur, la coordination internationale requise va au-delà des souverainetés nationales : les règles d’une gouvernance économique requièrent de penser en termes de « régions souveraines » : États-Unis, Union européenne, Chine, Amérique latine… De même, tolérer l’inflation, ce dont E. Fortgaillard se fait l’apologiste iconoclaste, n’est possible que si la majorité des États y consentent simultanément. On le sait, la dette accumulée par les ménages américains s’élève à plusieurs milliers de milliards d’euros. La traversée de la crise actuelle passe-t-elle par l’effacement de la dette des ménages pauvres ? Et le meilleur moyen en serait l’inflation ? Mais à condition que les salaires suivent, avec un nouveau compromis politique, social et économique, dont Bruno Amable esquisse les traits.


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