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Dossier : Economie de l'alimentation

Alimentations nouvelles

PaternitéPas d'utilisation commercialePas de modification Certains droits réservés par mental.masala/Flickr
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L'homme et Dieu face à la violence dans la Bible

Resumé Faut-il expurger la Bible ou y lire l'histoire d'une Alliance qui ne passe pas à côté de la violence des hommes ? Les chrétiens sont souvent gênés par les pages violentes des deux Testaments de la Bible. Regardons la Bible telle qu’elle est : un livre à l’image de la vie, plein de contradictions et d’inconséquences, d’avancées et de reflux, plein de violence aussi, qui semble prendre un malin plaisir à multiplier les images de Dieu, sans craindre de le mêler à la violence des hommes. Une ...

L’émergence de nouveaux acteurs

Depuis quelques années, aussi bien la société civile (représentée par des Ong) que les entreprises multinationales, sont devenues des acteurs importants dans l’élaboration de nouvelles régulations mondiales. Au-delà du lobbying, leur action peut contribuer à édifier un droit informel sur des questions nouvelles (environnement, éco-labels, normes sociales, corruption). Les gouvernements nationaux, dit-on, perdraient peu à peu des pans entiers de leurs pouvoirs au profit d’un nombre de plus en plu...

Rôle et nature de l'actionnariat dans la vie des entreprises

Resumé Si la croissance rentable est le principal objectif pour les actionnaires, elle ne peut être leur seule visée. Il importe de mettre en œuvre des processus qui précisent les modes de relation avec les dirigeants de l’entreprise. Celle-ci a les actionnaires qu’elle mérite : seront-ils les partenaires du développement social ? De nombreuses situations récentes ont montré l’influence grandissante des actionnaires. Dernier exemple en date, en France, celui de Danone : après avoir renoncé à acq...

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Profond changement dans l'ordre alimentaire mondial

Resumé La crise alimentaire de 2007-2008 a été un signal. L’idée s’était imposée que le marché était le meilleur garant d’un accès plus large à la nourriture, au détriment de politiques dynamiques de sécurité de l’alimentation. En 2007 et 2008, les prix alimentaires mondiaux ont connu des hausses inédites entraînant des émeutes urbaines dans une trentaine de villes des pays du Sud. Le réveil est brutal pour les gouvernements de ces pays et pour les dirigeants politiques du monde. On croyait le p...

Les multinationales dans le système alimentaire

Resumé Intégration de la production agricole par de grandes firmes, concentration de l’industrie alimentaire, puissance accrue de la grande distribution… Un système agro-industriel s’étend sur toute la planète. Le système alimentaire, c’est-à-dire « la façon dont les hommes s’organisent pour produire, distribuer et consommer leur nourriture », selon la définition de Louis Malassis 1, est né il y a 500 millénaires avec « l’invention » du feu qui a créé l’acte éminemment social de cuisiner des ali...

Manger, un acte culturel

Resumé Les cadres culturels de l’alimentation (les rites, les compétences) sont bouleversés, influencés par la logique industrielle. La nourriture peut être encore une affaire de convivialité, de goût. L’augmentation historique des prix agricoles et alimentaires de l’année 2008 est tout à fait sensible dans la vie quotidienne des ménages. Les plus pauvres sont bien sûr les plus touchés. En France, et dans le reste du monde, la conséquence logique sera la remontée des indices de mal- ou de sous-n...

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Repenser les inégalités face au défi écologique

Lutter contre les inégalités est le leitmotiv de bien des mobilisations. Mais la finitude de notre planète oblige à renouveler la réflexion. Une tâche à laquelle s’est attelé, avec la Revue Projet, un groupe d’associations, syndicats et chercheurs de sensibilités variées. D'où un texte fort, qui refuse d’opposer enjeux sociaux et environnementaux et qui inspire le colloque « Réduire les inégalités, une exigence écologique et sociale » (16 au 18 fév. 2017). Notre monde doit faire face simultanéme...

Inégalités monétaires : quelques repères

Multiples sont les visages de l’inégalité. Ainsi l’espérance de vie est de 50 ans en Sierra Leone contre 82 ans en France. Si l’on s’en tient aux inégalités monétaires :Une tendance au resserrement des inégalités entre paysDe très grandes disparités persistent entre pays, si l’on s’attache au Pib moyen par habitant en 2015 : de 270 $ environ au Burundi à 100 000 $ au Luxembourg (en dollars US courants) ; de 600 $ pour un Centrafricain à 140 000 $ pour un Qatari, si l’on tient compte du coût de ...

Colloque : Réduire les inégalités, exigence écologique et sociale

Notre monde doit faire face simultanément à des défis écologiques inédits et à une explosion des inégalités. Alors faut-il choisir son combat ? Notre génération contre celles à venir ? Sauver la planète ou les pauvres ? Avec quinze associations partenaires, la Revue Projet vous invite au colloque : Réduire les inégalités : une exigence écologique et sociale ?Du 16 au 18 février 2017 au Conseil économique social et environnemental (CESE), 9 place d’Iéna, 75016 Paris.Attention : clôture des inscri...

La recherche de qualité est un élément important en matière alimentaire même si, dans les pays riches, la plupart des consommateurs se ravitaillent dans les supermarchés.

En France, on constate dans ce domaine la convergence d’un effet de mode et de l’action militante. Le « bio » se porte bien dans les catégories aisées de la population : labels de qualité ou de production bio se multiplient, apportant au consommateur un minimum de garanties. Le marché des producteurs bios s’organise en réseaux. Chacun trouvera sur internet tous les sites de paniers, bio, fermiers et campagnards… Difficile parfois de s’y retrouver. La dernière semaine d’octobre 2008 a lieu le salon du slow-food à Turin ( www.slowfood.fr ) ; en même temps un salon très parisien proposait trois jours d’ateliers et de cours de cuisine, ainsi que d’apprendre à faire son marché ! ( www.salon-cuisinez.com ).

Des initiatives très diverses sont prises pour tenir compte du développement durable dans les pratiques alimentaires : projets pédagogiques avec des acteurs de la restauration collective…, dans l’enseignement agricole (voir le site officiel www.cempama.educagri.fr ).

Les labels, français et internationaux, concernent encore le commerce équitable, qui a aussi son salon ! ( Forest Garden Product, par exemple).

Amap : des consommateurs citoyens

Dans les années 60-70 apparaissent au Japon les Teikei (« relation »), premières formes d’association entre agriculteurs et consommateurs. Le même mouvement naît aussi en Suisse et en Allemagne. En 1985, un fermier américain rapporte dans son pays l’expérience qu’il a connue en Suisse. De là naît la première CSA, Community Supported Agriculture (agriculture soutenue par la communauté). Le concept se répand, puis gagne le Canada et l’Angleterre. En France, la première Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) a été créée en avril 2001 avec des membres d’Attac d’Aubagne (Bouches du Rhône) et la ferme des Olivades à Ollioules (Var). C’est l’» Alliance paysans écologistes consommateurs » qui accompagne les Amap dans leur mise en place et l’animation de leur réseau. Des fonctionnements équivalents sont recensés dans au moins 15 pays à travers le monde. On compte aujourd’hui environ 250 Amap en France ( http://alliancepec.free.fr/webamap/ ).

Principes fondateurs des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne1. La référence à la charte de l’agriculture paysanne pour chaque producteur (pas forcément « bio »).
2. Une production de dimension humaine adaptée aux types de culture et d’élevage.
3. Une production respectueuse de la nature, de l’environnement et de l’animal : développement de la biodiversité, fertilité des sols, production sans engrais chimiques de synthèse ni pesticides, gestion économique de l’eau.
4. Une bonne qualité des produits : gustative, sanitaire et environnementale.
5. L’appui à l’agriculture paysanne locale.
6. La solidarité et des liens actifs avec tous les acteurs locaux oeuvrant pour le maintien de l’agriculture durable et d’un commerce solidaire.
7. Le respect des normes sociales à l’égard des employés de l’exploitation, y compris pour le personnel temporaire.
8. La recherche de la transparence dans les actes d’achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles.
9. L’accompagnement du producteur à l’autonomie, c’est-à-dire la capacité à être maître de ses choix.
10. La proximité du producteur et des consommateurs : elle est indispensable pour assurer le lien direct entre eux et pour favoriser le circuit le plus court entre producteur et consommateurs.
11. Une Amap par producteur et par groupe local de consommateurs.
12. La formalisation et le respect des contrats, à chaque saison, entre consommateurs et producteurs.
13. Pas d’intermédiaire entre producteur et consommateurs, pas de produits achetés et revendus par le producteur sans accord des consommateurs.
14. La définition à chaque saison d’un prix équitable entre producteur et consommateurs.
15. Une information fréquente du consommateur sur les produits.
16. La solidarité des consommateurs avec le producteur dans les aléas de la production.
17. Une participation active des consommateurs à l’Amap, favorisée notamment par la responsabilisation du maximum d’adhérents.
18. Une sensibilisation des adhérents de l’Amap aux particularités de l’agriculture paysanne.


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