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Arme nucléaire : en débattre, enfin ?

Image par Gerd Altmann de Pixabay
Image par Gerd Altmann de Pixabay

Le décès de M. Giscard d’Estaing, il y a quelques mois, a offert l’occasion de remettre sur le tapis une question qui semble avoir disparu de nos écrans : les armes nucléaires de la France. De tous nos anciens présidents – qui peuvent seuls « appuyer sur le bouton » – Giscard est l’unique à avoir reconnu, dans ses mémoires, qu’il aurait refusé d’accomplir le geste que prévoit pourtant la doctrine stratégique officielle en cas de grave menace sur le pays : « Quoi qu’il arrive, je ne prendrai jamais l’initiative d’un geste qui conduirait à l’anéantissement de la France » (Le pouvoir et la vie, II, Compagnie 12, 1974, p. 1965). De quoi mettre en doute l’affirmation rituelle de nos présidents : « L’arme nucléaire est notre assurance vie. »

D’autres responsables politiques ont fait état publiquement d’un scepticisme analogue, après avoir quitté leurs fonctions, il est vrai. Un ancien Premier ministre, Michel Rocard, trois anciens ministres de la Défense, Paul Quilès, Alain Richard et Hervé Morin, se sont joints aux personnalités internationales qui réclament l’abolition des armes nucléaires sous le chapeau de l’organisation non gouvernementale « Global Zero ». Dans une tribune du Monde (28/10/2011), Bernard Norlain, ancien général de l’armée de l’air, avertit : « Notre assurance vie peut devenir notre assurance décès. »

Convenons qu’il y a matière à débat ! Or, ce débat n’a jamais vraiment eu lieu. La décision de doter la France d’un arsenal nucléaire n’a pas été soumise aux

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