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UNclimatechange / CC-BY-NC-SA 2.0
Crédit : UNclimatechange / CC-BY-NC-SA 2.0

Une 25ᵉ Cop, pour quoi faire ?


La conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la Cop25, se tient actuellement en Espagne (du 2 au 13 décembre 2019). Mais à quoi servent les Cop ? Et que peut-on en attendre aujourd’hui ? Un expert qui a contribué aux rapports du Giec nous livre son analyse.


La Conférence des parties (Cop) de la Convention Climat qui se tient à Madrid ce début décembre intervient dans un contexte particulièrement difficile, avec la montée des appels à l’action, de révoltes contre des mesures concrètes, de tensions géopolitiques peu propices à la coopération. On peut imaginer les titres de la presse, les jingles des journaux radio ou télé, les interviews fustigeant l’immobilisme…

Or les Cop ne peuvent que traduire les rapports de force politique existants au sein des pays et entre pays, la diplomatie climatique n’étant pas séparable de la diplomatie globale. Elément de permanence, avec les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), dans l’affaire climat, elles jouent surtout un rôle dans la structuration des débats, y compris parce que les textes qu’elles votent sont autant de « faits acquis » que les conférences suivantes doivent prendre en compte. Il faut en comprendre la logique  avant de voir ce qu’on peut en attendre aujourd’hui.

À la Cop, tout se joue, rien ne se décide

Sans succès évidents, après 25 épisodes, les Cop peuvent être vite accusées d’être ce « grand machin » dont De Gaulle qualifiait l’Organisation des Nations unies (Onu), mais c’est le seul lieu accepté par toute la communauté internationale. Elles sont faites de trois cercles : celui des délégués des gouvernements qui doivent mettre en place des dispositifs de coordination des efforts entre pays ; celui des experts et les organisations non-gouvernementales – associations d’entreprises, organisations non-gouvernementales (ONG), think tanks ; celui des médias. Entre ces cercles circulent « courtiers d’idées » et « porte-paroles », à travers des rencontres de couloirs et la création d’une « ambiance intellectuelle ».

Avec le tem

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