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Cécile Renouard et Pierre-Jean Cottalorda, enseignants-chercheurs au Campus de la transition, Forges (77) © Aurore Chaillou/Revue Projet
Cécile Renouard et Pierre-Jean Cottalorda, enseignants-chercheurs au Campus de la transition, Forges (77) © Aurore Chaillou/Revue Projet

Vivre et enseigner la transition : genèse d’un campus


Le Campus de la transition propose d’expérimenter d’autres manières de se relier aux autres et à l’environnement. En Seine-et-Marne, sur le domaine de Forges, des formations complémentaires à celles des grandes écoles et des universités s’y mettent en place pour faire advenir un monde durable et désirable pour tous.


Former les décideurs de demain aux enjeux de la transition écologique, sociale et environnementale. Un défi colossal ! À l’origine du Campus de la transition : Cécile Renouard, philosophe, religieuse, et directrice du programme de recherche « Codev - Entreprises et développement » à l’Essec Business school 1. Dans la salle de réception du château de Forges, une bâtisse du XVIIIe siècle aux confins de la Seine-et-Marne, elle explique avec fougue la vocation du Campus : « Être radical, mais non marginal. Être radical, cela signifie prendre les problèmes à la racine. Aucune discipline ne peut traiter seule les enjeux de la transition, d’où l’idée de proposer un parcours interdisciplinaire et holistique et d’associer des praticiens. Refuser d’être marginal, c’est souhaiter embarquer tout le monde dans la transition. Ce qui suppose de ne pas se camper dans une posture qui serait irrecevable pour beaucoup. Le discernement est nécessaire sur cette articulation entre radical et non marginal. Cela veut dire regarder ce qui est autour, se former à d’autres choses. Et la première étape du discernement consiste à reconnaître que l’on est dans l’incertitude. Car notre mode de vie actuel est insoutenable et le business as usual n’est plus possible. »

En 2018, le domaine de Forges et une partie de ses 12 hectares ont été mis à disposition du Campus par la communauté des religieuses de l’Assomption, à laquelle Cécile appartient depuis vingt-cinq ans. S’il revendique une dimension spirituelle, le projet est a-confessionnel. Auparavant, le site accueillait un lycée horticole, fermé il y a plusieurs années ; un centre d’apprentissage des métiers du cheval s’y trouve toujours. Le Campus se veut un lieu pour expérimenter la transition

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