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Extrêmes-droites en Amérique latine Podcast réalisé avec La Panaméricaine

De la Mésoamérique au Cône Sud, le virage autoritaire et conservateur se confirme en Amérique latine. Après la vague rose qui avait porté plusieurs gouvernements de gauche au pouvoir au début des années 2000, la région connaît aujourd’hui un basculement vers la droite radicale. 


La reconduction de Daniel Noboa au pouvoir en Équateur, en avril 2025, a précédé l’élection en Bolivie de Rodrigo Paz, signant la fin de deux décennies de règne du Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti d’Evo Morales, premier président indigène du pays.  En Argentine, l’ultralibéral Javier Milei, porté à la présidence en décembre 2023, a vu son pouvoir renforcé à la faveur des dernières élections législatives, deux ans plus tard.

Au Chili, José Antonio Kast, nostalgique revendiqué du dictateur Augusto Pinochet, a remporté la présidentielle de décembre 2025. Un mois auparavant, le conservateur Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump, a été élu à la présidence du Honduras au prix d’un scrutin controversé.

La tendance ne s’est pas démentie en 2026. Le Costa Rica a investi présidente au mois de mars la dirigeante de droite conservatrice Laura Fernandez. Le 21 juin, l’avocat d’extrême-droite Abelardo de la Espriella a remporté de justesse le second tour de la présidentielle colombienne face à son adversaire de gauche, Ivan Cepeda.

Enfin, les élections au Brésil des 4 et 25 octobre prochains s’annoncent très disputées, en particulier la présidentielle qui opposera Lula da Silva, en lice pour un quatrième mandat, à Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président d’extrême-droite au pouvoir de 2019 à 2023.

Deux chefs d’État latinoaméricains, très liés au locataire de la Maison Blanche, incarnent au plus près ce virage politique. Autoproclamé « dictateur le plus cool de la planète », le salvadorien Nayib Bukele séduit et inspire de nombreux dirigeants par sa politique sécuritaire, qui a certes réduit la criminalité dans le pays mais au prix de très lourdes entorses à l’État de droit et au libertés publiques.

Sur le plan économique, le libertarien Javier Milei donne le La avec une politique offensive de démantèlement de l'État providence et de dérégulation du marché, au détriment des secteurs de la santé, de l’éducation et de recherche frappés de plein fouet par des coupures budgétaires. 

Afin de comprendre l’avancée des droites radicales en Amérique latine, cette émission réunit Hélène Roux, sociologue et journaliste spécialiste de l’Amérique centrale, chercheuse associée au Centre population et développement (le CEPED) à l’université Paris Cité ; David Copello, maître de conférences en sociologie politique à l’Institut catholique de Paris et chercheur associé au Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (le CREDA), spécialiste des nouvelles gauches en Argentine et en Amérique latine ; et Miguel Angel Vargas militant pour la paix en Colombie. Enfin, Camille Goirand, professeures des universités en sciences politiques à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), répond à nos questions sur les élections à venir au Brésil.

Cette émission est conçue et coanimée par Sylvie Argibay de la Revue Projet, Antoine Rousseau et Marie Vesco de La Panaméricaine. Avec la participation de Benoît Hervieu-Léger rédacteur en chef de la Revue Projet. Ce podcast vient en écho à notre dossier Vitalités citoyennes au quotidien. 

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