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Martin Parr Guérillero visuel

Benidorm, Espagne © Martin Parr
Benidorm, Espagne © Martin Parr

La rétrospective Global Warning, que le Jeu de Paume consacre au travail du photographe britannique Martin Parr, témoigne de son engagement en faveur de l’environnement et de sa critique des dérives consuméristes de notre société.


«Je vois maintenant que presque toutes les images que j’ai prises et produites récemment sont indirectement liées au changement climatique », écrivait en 2009 Martin Parr sur son blog My climate change conversation. Mort le 6 décembre 2025, l’artiste britannique de renommée mondiale s’est fait connaître pour la singularité de son œuvre photographique mêlant humour, satire et dérision.

Seagaia Ocean Dome, Miyazaki, Japon © Martin Parr/Jeu de Paume Paris

L’exposition au musée parisien du Jeu de Paume présente ses 180 œuvres, réalisées à partir des années 1970. Elles dressent un portrait poignant de notre course effrénée à la consommation et des déséquilibres planétaires engendrés par nos modes de vie. La rétrospective fait office d’avertissement global sur le changement climatique qui menace chaque jour un peu plus la planète et notre existence.

L’originalité de son approche tient à l’usage de couleurs saturées, révélant un goût assumé pour le « kitsch ». L’impact émotionnel souhaité par le recours à la saturation rappelle l’œuvre du couple d’artistes plasticiens français Pierre et Gilles, attachés à développer une œuvre à quatre mains qui célèbre l’union entre la photographie et la peinture. Leur travail, souvent qualifié de « kitsch » par la presse, se distingue pourtant par une signature visuelle propre : leurs photographies sont retouchées à la peinture.

Le recours à un cadrage serré ainsi que l’utilisation du flash de jour constituent également des traits distinctifs du projet photographique de Martin Parr. Il emprunte cette technique au photographe états-unien William Eggleston qui permet d’illuminer chaque détail : le ton de la

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