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Du ramassage payant de canettes usagées à la vente d'espace publicitaire, La Boucle verte, start-up toulousaine de l'économie circulaire, a essayé différents modèles économiques pour rentabiliser le recyclage. © Antoine Perset
Du ramassage payant de canettes usagées à la vente d'espace publicitaire, La Boucle verte, start-up toulousaine de l'économie circulaire, a essayé différents modèles économiques pour rentabiliser le recyclage. © Antoine Perset

« Nous ne croyons plus à la croissance verte » Récit d’ex-startupers


Une startup du recyclage plie bagage. Après quatre ans d’efforts, La Boucle verte s’est défaite sur une désillusion : l’écologie n’est pas miscible dans le capitalisme. Retour à chaud d’une première expérience.


« En ce début février 2020, nous avons fait le choix de cesser définitivement notre activité d’économie circulaire portant sur la collecte innovante d’emballages. » Sous l’onglet « Arrêt d’activité » de leur site internet, la petite équipe de La Boucle verte explique les raisons de ses désillusions, depuis leurs diplômes d’école de commerce jusqu’à leur remise en cause de l’idée de croissance verte et du système capitaliste.

Toulouse, octobre 2016. Fraîchement diplômé, féru d’entreprenariat, plein d’énergie et d’idéaux, Charles Dauzet, 24 ans, veut monter son entreprise, avec pour objectif de « réconcilier croissance économique et développement durable ». Naît La Boucle verte : une startup de l’économie circulaire visant à recycler les canettes métalliques. Charles est rejoint par Erwan Mercier, un ami d’enfance, lui aussi diplômé d’école de commerce, et Guillaume, son frère jumeau. « Nous pensions pouvoir créer une logistique bien rodée afin de les collecter dans les fast-foods pour les revendre à des grossistes en métaux et qu’elles soient recyclées. »

Pendant près d’un mois, ils amassent les précieux bouts de ferraille, ruinant, au passage, le coffre de leur Seat Ibiza. Chez le ferrailleur, la déconvenue est rude. Le butin s’élève à 38 €.

L’aventure commence. Pendant près d’un mois, ils amassent les précieux bouts de ferraille, ruinant, au passage, le coffre de leur Seat Ibiza. Chez le ferrailleur, la déconvenue est rude. Le butin s’élève à 38 €. « Même pas de quoi payer l’essence de ce mois de collecte et tout juste de quoi rentabiliser les sacs-poubelle. » C’est, pour l’équipe, la première prise de conscience sur le milieu du recyclage : la majorité des déch

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