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La solidarité, notre ciment collectif Édito


Après un printemps passé en confinement, beaucoup attendent avec impatience les vacances d’été. Le moment de souffler et de prendre le temps de vivre à son propre rythme. Personnellement, je poursuivrai le tour du parc de la Vanoise entrepris depuis trois ans. Marcher, c’est retrouver des gestes simples et cette petite mélodie dont parle Nietzsche : « Il faut avoir une petite musique en soi pour faire danser le monde. »

La reprise, nous le savons, sera difficile à bien des égards. Sur quoi allons-nous construire ce monde de demain, sinon sur la solidarité qui s’est manifestée de multiples manières durant le confinement ? Nous sommes appelés à développer une culture et des gestes infinis de solidarité. Une notion fourre-tout, certes, qui renvoie à un ensemble hétérogène de pratiques. À la différence de la philanthropie, la solidarité ne divise pas le monde entre ceux qui donnent et ceux qui reçoivent. Elle repose sur l’égale dignité des êtres humains et témoigne de la solidité ou non d’une communauté. Au-delà de nos intérêts divergents, la solidarité peut constituer ce « ciment » permettant un apprentissage de la citoyenneté et l’instauration d’un rapport de force constructif.

Le temps presse mais nous ne devons pas repartir tête baissée dans la myopie de l’urgence et du faire.

Après dix ans d’enquête sur la vie au Rwanda au lendemain du génocide, je reste convaincu que, dans les pires situations, les liens de solidarité sont fondamentaux. Oui, nous pouvons faire de la solidarité notre ciment collectif. L’urgence de la transition environnementale appelle un projet d’ensemble qui puisse fédérer pour conduire des mutations d’envergure. Aussi, c’est à travailler sérieusement les relations entre transition écologique et justice sociale que nous invite, par

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