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Image réalisée à partir d'une photographie de Christophe Leung / CC BY 2.0
Image réalisée à partir d'une photographie de Christophe Leung / CC BY 2.0

Inégalités : qui nous dit quoi ?


Piketty, Galbraith, Milanovic… De grands noms de l’économie se sont penchés sur la question des inégalités en 2019. Lecture croisée des sorties récentes, pour s’orienter dans ce labyrinthe.


Si la thématique des inégalités n’est pas nouvelle, nous assistons aujourd’hui à un foisonnement d’ouvrages sur ce sujet. La richesse mondiale a augmenté depuis la Seconde Guerre mondiale. Tous les indicateurs « moyens » de bien-être sont au vert, grâce en particulier au développement de la Chine et de l’Inde. Mais, comme pour la météo, il y a la température réelle et la température ressentie… car le bien-être ne se mesure pas seulement en moyenne, mais également en se comparant à d’autres. D’où la question des inégalités, qui est loin d’être simple : penser les différences nécessite d’introduire le concept de « dérivée », mot honni par les non-mathématiciens, et la notion de « classe », mot suspect pour les scientifiques, trop idéologiquement connoté. Après de nombreux essais pour définir une mesure des inégalités (l’indice de Gini est le plus connu), un consensus émerge pour reprendre une notion plus aisée à comprendre : les rapports de quantiles. Ainsi, le fait que les 1 % les plus riches de la planète (le « premier centile ») aient bénéficié de 82 % des richesses créées en 2017 a été repris par l’ONG Oxfam et l’Observatoire des inégalités par exemple, mais aussi par de nombreux grands médias (Le Monde,

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