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Coronavirus, un « mal commun » ? Édito


L’épidémie du Covid-19 nous prend littéralement à la gorge. À l’heure d’écrire cet édito, ce 19 mars, le Nord de l’Italie doit choisir à qui prodiguer des soins ou non et la France déclare l’état d’urgence sanitaire afin de ralentir, pas d’arrêter, la propagation du virus et son funeste cortège.

Il est de bon ton de parler dans cette revue de biens communs. Le coronavirus nous entraîne de l'autre côté du miroir. Explication. Les biens communs sont des biens partagés en commun, comme une copropriété ou une planète. Le coronavirus n'est-il pas un mal partagé collectivement, la face sombre de certains communs ?

Le Covid-19 nous rappelle que l’économie est affaire de contacts humains, que sans échange physique, il n’y a plus de commerce.

Prenons l’exemple de ce commun qu’est l’économie globalisée. Côté face, on nous prédit que les réseaux, l’intelligence artificielle et la robotisation seront les caractéristiques des futurs échanges planétaires. Le monde deviendrait une immense toile d'individus virtuellement connectés, un archipel d’îles individuelles. Côté pile, le Covid-19 nous rappelle que le monde est réellement connecté, que l’économie est affaire de contacts humains, que sans échange physique, il n’y a plus de commerce. Finalement, tous nos biens échangés, quels qu’ils soient, sont des biens partagés, des biens communs à un certain degré. 

Le virus s’est attaqué aux relations réelles en nous les rendant contagieuses et donc « dignes d’intérêt ». On ne peut plus ignorer notre voisin, surtout s’il se met à tousser. L’indifférence n’est plus de mise dès que nous sommes en contact.

Garrett Hardin, dans sa tragédie des communs1, affirme que trois solutions exis

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