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© CIAS Jesuitas Por la Paz
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Mexique : bâtir une culture de la paix


Revitaliser les tissus sociaux pour endiguer la violence ? Au Mexique, classé parmi les pays les plus violents d’Amérique latine, l’expérience a prouvé qu’une autogestion citoyenne collective s’avère parfois plus efficace qu’une sécurisation policière.


Les études pour quantifier la violence et ses impacts économiques ont pris, ces dernières années, une importance nouvelle en Amérique latine. Sur les 163 pays évalués par le Global Peace Index 20181, le Mexique était classé parmi les pays les moins pacifiques et les moins sûrs en Amérique latine, au 140e rang. Dépassé seulement par la Colombie (145e) et le Venezuela (143e), il était loin derrière le Chili (28e), l’Uruguay (37e) et le Costa Rica (40e). Ce document est un clair indicateur des violences multiples qui sévissent dans ces pays : il ne dénonce pas tant un problème particulier qu’il ne révèle une connexion systémique avec les politiques néo-libérales latino-américaines, dont l’impact est très lourd sur le tissu social.

L'économie criminelle, liée à des stratégies de domination et de contrôle territorial, est un facteur de violence particulièrement prégnant. La concurrence sur les marchés internationaux illicites (trafic de drogue, de migrants, d’armes à feu, de ressources naturelles, d’êtres humains…) entraîne une violence mesurée à travers différents indicateurs : le nombre d’homicides, de disparitions, d’enlèvements, de vols, etc.

Mais il existe aussi une violence institutionnelle endémique, qui se manifeste par la corruption politique et l’impunité accordée par le système de justice pénale, les disparitions forcées, la répression des mouvements de résistance sociale, les multiples violations des droits de l’homme. Et, finalement, on peut parler d’une violence structurelle des politiques néo-libérales, qui aggravent les inégalités économiques, d’emploi, de protection sociale, d’accès à l’éducation… Dans des pays où les jeunes n’ont pas de possibilités d’éducation et de travail, la propension à la criminali

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