Marathon 2015 © Sastrea/FlickrMarathon 2015 © Sastrea/Flickr



 

Face à une accélération dont H. Rosa qualifie l’emprise de totalitaire, il existe des processus de décélération, parmi lesquels les offres de développement personnel. Quelle en est la réelle efficacité ? Nos sociétés occidentales ne disposent-elles pas, dans leurs sources spirituelles propres, des moyens de se dégager de l’aliénation liée à ce processus d’accélération ?

Depuis l’année 2000, une fois par an, à Ambazac (Haute-Vienne), de vrais gendarmes, mais à cheval et en uniforme du XIXe siècle, ouvrent une épreuve tout-terrain de 32 km, aussitôt poursuivis par la meute des participants. Ce jour-là, ce sont les « voleurs de temps » courant après des gendarmes qui, l’espace de quelques centaines de mètres, semblent vouloir s’emparer de gardiens du temps passé, d’un ordre dépassé. La Gendarmerie nationale est à l’initiative de cette course au succès grandissant. Son nom et sa mise en scène sont symboliques de toutes ces courses à travers le monde, qui atteignent aujourd’hui des records de participation. Il faut y joindre tous ces coureurs, hommes et femmes de tous âges, seuls ou en groupes, qui, chaque jour, s’élancent dans les rues et les parcs, sur les routes et les chemins ou tournent sans fin sur les pistes des stades.

Après quoi court-on autant de nos jours ? Au-delà du désir de maintenir une forme olympique, ne serait-ce pas après le temps - ce temps dont nous nous plaignons sans cesse qu’il nous manque ? Courir serait une façon d’inscrire volontairement dans nos emplois du temps cette accélération qui partout ailleurs s’impose à nos rythmes de vie. Comme pour faire croire, ou nous faire croire, que nous restons les maîtres de ces processus d’accélération ?

Repérer les « voleurs de temps »

Hartmut Rosa en suggère quelques exemples[1]. Mais cette dénomination fait aussi partie du langage des sociétés de conseil en organisation[2]. Volent notre temps les failles de notre organisation sociale, comme ces embouteillages quotidiens de la circulation, comme ceux, devenus structurels, dans nos cercles professionnels, familiaux, associatifs ou amicaux : courriels inutiles et trop nombreux, réunions mal préparées, informations incomplètes, désorganisations de toutes sortes, bugs informatiques, etc. Tous ces désordres qui engendrent ce constat désabusé : « Aujourd’hui, je n’ai rien fait ! J’ai tout le temps été dérangé ! »

À ces voleurs de temps que nous considérons comme imposés de l’extérieur s’adjoignent bien d’autres, plus pernicieux encore, qui relèvent de nos responsabilités propres : consultations et usages irraisonnés de nos téléphones portables, manque d’attention et d’ordre, surcharge de nos emplois du temps… Et plus profondément : les confusions entretenues entre objectifs, buts et finalités, qui rendent notre agir incohérent. D’où ces décisions successives et contradictoires qui perturbent notre entourage.

Du côté des sociétés de coaching et de développement personnel, sont identifiées comme voleurs de temps les limites, propres à chacun, de nos capacités d’adaptation à l’environnement social : émotivité trop forte, timidité qui peut aller jusqu’à l’inhibition, peurs irraisonnées ou réactions agressives incontrôlées, etc. Multiples sont les formes que prennent ainsi ces voleurs personnels de temps.

Mais quand les voleurs de temps sont toujours plus nombreux, alors même que s’accélèrent les changements techniques, sociaux et ceux de nos rythmes de vie, comment s’étonner de la forte augmentation d’individus fatigués, stressés ou au bord de l’épuisement, et de la multiplication des troubles anxieux, des dépressions et des « burn out », qui frappent souvent les plus généreux[3] ? Ces situations personnelles sont d’autant plus destructrices qu’elles font souvent l’objet, dans nos environnements sociaux, de jugements négatifs.

Maîtriser l’accélération ?

Face aux différents registres d’accélération de changements, qu’est-il possible de faire ? Les enjeux en sont à la fois économiques, scientifiques, politiques, culturels, éthiques et spirituels. En ce qui concerne l’accélération du changement social, des acteurs par milliers, voire par millions, y sont impliqués. En voici quelques exemples.

Après la crise financière de 2008, un contrôle de niveau international cherche à s’exercer de plus en plus fortement sur les institutions financières. De même, s’élaborent progressivement des règles en vue d’endiguer la corruption étatique et de limiter l’impunité des paradis fiscaux. Cela demeure des tâches de longue haleine. Mais combien d’efforts restent à faire pour coordonner les efforts internationaux et nationaux de lutte contre le réchauffement climatique ? En même temps, de nouveaux défis apparaissent, comme celui du terrorisme international et du crime organisé, contre lesquels nos sociétés peinent à trouver les parades.

Maîtriser l’accélération du changement technique ? Cette accélération est autant appelée par celle des changements sociaux et de nos rythmes de vie qu’elle les suscite. De l’infiniment grand à l’infiniment petit en passant par les sciences du vivant, les découvertes scientifiques remettent régulièrement en question notre compréhension de l’homme et de son univers. Elles s’accompagnent d’avancées techniques, qui offrent de nouvelles possibilités d’action sur notre monde. Celles-ci engendrent à leur tour des effets systémiques, appelant de nouveaux approfondissements des connaissances, ouvrant la porte à de nouvelles actions. Et ainsi de suite…

Qu’il en soit de l’accélération du changement technique ou de celle du changement social, les réponses ne seront jamais seulement scientifiques, politiques ou économiques. Elles doivent aussi être éthiques et spirituelles. Elles l’exigent même, au nom de la dignité de la personne humaine[4]. Car c’est aussi collectivement que nous devons habiter nos vies.

Quant à maîtriser l’accélération de nos rythmes de vie ? Tant d’individus sont malmenés par cette accélération que, pour lutter contre elle, s’est élaboré un ensemble de doctrines, de techniques et de pratiques généralement rassemblées sous l’expression « développement personnel »[5]. « Les techniques de développement personnel visent à la transformation de soi, en apprenant à se connaître pour se défaire de certains aspects pathologiques personnels (phobie, anxiété, déprime, timidité, etc.), ou pour changer et modifier ses conduites en substituant des addictions positives aux addictions négatives : savoir s’affirmer ou gérer son temps, mieux communiquer, etc.[6] »

Depuis quelques années, parmi toutes ces techniques, la « méditation de pleine conscience » (en anglais : mindfulness) est l’objet d’un engouement certain. C’est ainsi que des entreprises, comme Axa, Casino ou Sodexo, proposent des ateliers de méditation à leurs cadres. Une approche aussi enseignée au Parlement britannique, au Forum de Davos et en bien d’autres lieux. À la lecture des auteurs les plus en vogue, il apparaît que cette proposition de méditation fait appel aux fondamentaux, dé-spiritualisés, du hatha-yoga (dont les racines sont dans l’hindouisme) et à un certain nombre de concepts et de pratiques issus du bouddhisme et du zen coréen. Plus largement, elle fait appel à un fond de pratiques ancestrales communes à bien des sagesses et des religions : postures du corps, respiration, fixation de l’attention, concentration, répétition de formules vocales ou mentales, etc. Mais ces pratiques sont-elles au service d’une finalité ou sont-elles une finalité en elles-mêmes ? Il nous semble que la méditation de pleine conscience n’échappe pas complètement à la croyance selon laquelle il suffirait de faire pour être, de s’exercer corporellement et mentalement pour devenir bienveillant… Or l’expérience spirituelle chrétienne montre un autre chemin, pour lequel ces mêmes pratiques ne sont que des moyens au service d’une fin : se rendre aussi disponible que possible à recevoir l’amour de son Créateur, sans pouvoir y prétendre aucunement[7].

Le psychiatre Christophe André, l’un des promoteurs les plus actifs de cette pratique de méditation, en résume ainsi la visée : « Vivre en pleine conscience, c’est régulièrement porter une attention tranquille à l’instant présent. Cette attitude peut modifier notre rapport au monde de manière radicale, apaiser nos souffrances et transcender nos joies[8]. » Les nombreux témoignages des personnes qui ont suivi ces formations paraissent plus mesurés : « un moyen de gérer mon stress au quotidien », « me recentrer », « mieux me connaître et mieux gérer mes émotions négatives », « savoir prendre du temps pour soi », « apprécier la force de l’instant présent »[9]… Ces personnes expriment surtout la découverte qu’elles ont faite (et qu’elles continuent de faire) de leur intériorité. Pas de vie spirituelle sans intériorité. Gagner en intériorité est donc un premier pas pour mieux habiter sa vie. Mais la vie spirituelle ne s’y réduit pas. Si la confusion paraît fréquente aujourd’hui dans le discours sur les spiritualités laïques, nous tenons personnellement que la vie spirituelle passe par la reconnaissance d’une « transcendance » qui nous convoque[10].

Aussi bien, certains, comme Mathieu Detchessahar, s’interrogent sur le caractère manipulatoire des pratiques de la méditation de pleine conscience en entreprise : « L’arrivée de la mindfulness signale d’abord une abdication face aux contraintes qu’une économie mondialisée, financiarisée et numérisée fait peser sur le travail. Si les managers se plaignent de ‘stress’, de ‘burn-out’ ou de ‘perte de sens’, qu’ils méditent ! Si la montée des exigences de performance, l’accélération du rythme des changements et la réduction des marges de manœuvre les laissent exsangues, qu’ils développent leur intériorité ![11] » On retrouve la même interrogation chez Philippe Cornu, qui souligne pourtant que la méditation de pleine conscience exerce un effet positif sur les individus. Celle-ci s’affirme comme une aide pour gérer son stress et son anxiété ou pour remédier au défaut d’attention dont souffrent beaucoup d’adultes (sans parler des enfants devenus incapables de se concentrer sur une quelconque tâche)[12].

Évoquant l’ensemble de ces pratiques sous la catégorie de « décélération fonctionnelle », H. Rosa s’interroge : n’ont-elles pas pour effet, en fin de compte, de « permettre après coup une participation plus efficace aux systèmes sociaux accélératoires[13] » ? Autrement dit, loin de libérer des processus d’accélération, et tout en ayant des effets thérapeutiques avérés, elles laissent les individus prisonniers de l’accélération, les y enfermant peut-être davantage.

Se dégager de l’emprise de l’accélération

À défaut d’être en mesure de stopper l’accélération, deux voies s’ouvrent à nous : l’adaptation ou la résistance. S’adapter à cette accélération ? C’est ce à quoi tendraient, en définitive, les propositions de développement personnel. En dépit du bien qu’elles annoncent et font effectivement à beaucoup, elles restent dans la logique de l’accélération, aidant les individus à mieux s’y adapter. Contribuant ainsi, paradoxalement, à l’accélération du rythme de vie de ceux qui s’y engagent.

Le développement personnel reste dans la logique de l’accélération, aidant les individus à mieux s’y adapter.


Résister à l’accélération ? Cela implique de rompre avec ses trois principaux moteurs. Le premier est celui de la concurrence ou de la compétition. Il organise puissamment notre économie, mais structure tout autant nos comportements sociaux ordinaires : il suffit de voir de quelle rage peuvent être pris les supporters de tel ou tel club sportif devant la défaite de l’équipe qu’ils encouragent… Et, à l’inverse, les transports immodérés des fans de l’équipe gagnante… Comment rompre avec cet esprit ? Cela n’est possible qu’appuyé sur une profonde confiance en soi et en la vie, en étant habité par une grande bienveillance à l’égard d’autrui, elle-même accompagnée d’un regard spirituel sur les événements, permettant ainsi de justes décisions[14].

Le second moteur est culturel : « Goûter la vie dans toutes ses dimensions, toutes ses profondeurs et dans sa totale complexité est comme une aspiration centrale de l’homme moderne », constate H. Rosa[15], qui souligne combien ce moteur est un piège, car il nous incite à vouloir tout goûter, tout expérimenter, tout visiter… Rompre avec ce moteur suppose de s’enraciner dans ce que l’anthropologie chrétienne nomme la « vocation ». Celle qui est propre à tout être humain, homme ou femme, quelles que soient ses convictions. « Dès la naissance, est donné à tous en germe un ensemble d’aptitudes et de qualités à faire fructifier […]. Doué d’intelligence et de liberté, [chacun] est responsable de sa croissance, comme de son salut[16] ». La vocation passe, certes, par une intériorité retrouvée, mais non pas comme un abri, un refuge à l’écart de la succession des contraintes. Elle est découverte d’un appel, pour que, dans les confrontations au réel – heureuses ou difficiles –, chacun puisse donner sens à son histoire. Pour répondre ainsi à sa vocation ou, pour parler un autre langage, sa finalité personnelle[17], une inspiration précieuse est donnée par les Évangiles. Celle-ci peut être relayée par des guides spirituels, comme saint Ignace de Loyola[18].

Le troisième moteur de l’accélération est le cycle de l’accélération lui-même. Ces différents facteurs d’accélération se renvoient l’un à l’autre dans un cercle sans fin. Rompre ce cercle suppose de rompre avec au moins l’un des trois registres de l’accélération (technique, du changement social, du rythme de vie), pour se dégager de leur circularité. Parmi les voies possibles pour vivre l’une de ces ruptures, nous voudrions évoquer celle du discernement des esprits, expérience à laquelle Ignace invite celui qui fait ses Exercices spirituels.

L’accueil du temps qui vient

Chacun de nous réagit intérieurement aux événements quotidiens qui le sollicitent[19]. Un jour, nous nous sentirons pleins d’allant, un autre, découragés et tristes. Cette « météo interne » peut être au beau fixe ou à la lassitude et au découragement. Elle sera stable ou variable au cours d’une même journée. Dans une équipe ou un service, elle sera diverse selon les personnes et les moments : les uns étant pleins d’allant et d’entrain, les autres grognons et tristes. Ou, au contraire, elle sera unanimement partagée. C’est toute l’équipe, le groupe, le service qui est dans telle dynamique ou dans telle autre. Cette expérience est commune à tous. Au quotidien, chacun l’exprime, souvent sans y penser davantage, en termes de bonne ou de mauvaise humeur, de moral ou d’absence de moral, de pleine forme ou d’absence de forme, etc. Chacun, individu ou groupe, connaît ces alternances.

Ces alternances ne sont pas à confondre avec l’humeur du moment ni les traits de caractère de tout un chacun. Elles sont plus profondes, mais aussi plus fluctuantes. Plus profondes, au sens où elles nous viennent « comme » de l’intérieur. Elles ont une composante émotionnelle, sans pour autant se réduire à de simples émotions. Plus fluctuantes, au sens où leurs durées et leurs intensités sont variables.

Ces alternances nous « affectant » sont, en fait, un message à recevoir ou à entendre : à la manière d’une « pièce jointe attachée » aux événements où nous sommes impliqués et qui nous concernent. Une pièce jointe qui serait à ouvrir pour recevoir le sens de ce que nous sommes en train de vivre. Apprendre à reconnaître ces alternances comme des consolations et des désolations spirituelles (voir encadré) nous permet d’entrer dans la pratique du discernement spirituel. Une manière très concrète d’habiter son existence.

{{encadré : Consolations, désolations : une boussole spirituelle

Les mots de consolation et de désolation, issus des règles « Au fil de la consolation » et « Les effets de la désolation » ont, dans la tradition spirituelle ignatienne, un sens « technique ».

Entendre par « consolation » l’expérience d’un dynamisme qui donne un sens plus profond ou plus intense à ce que je suis en train de vivre, me confortant dans ma finalité. Il n’est pas en mon pouvoir de susciter ce dynamisme. Ces moments où je peux me reconnaître habiter par un tel dynamisme sont des moments favorables pour faire des choix et prendre des décisions.

Entendre par « désolation » l’expérience contraire : lorsque j’éprouve peu de goût, voire du dégoût pour les tâches à entreprendre, m’éloignant ou me faisant perdre le sens de ma propre finalité. À laquelle pourtant je ne cesse de tenir. Des pensées de découragement, de flemme, de morosité, de mécontentement de soi et des autres, de tristesse, des sentiments de confusion, de solitude ou d’abandon s’emparent de moi et m’emportent dans l’imaginaire. Aussi ai-je souvent du mal à m’en défaire ou à me raisonner… Ce que justement je devrais faire pour ne pas me laisser entraîner et submerger par eux.

Il sera souvent nécessaire d’être accompagné pour apprendre à se guider selon ces consolations et désolations, en se servant des indications qu’elles fournissent comme une boussole spirituelle. Rappelons cependant qu’Ignace de Loyola n’a eu de cesse, en se référant aux expériences spirituelles qui lui ont été données de vivre, de permettre à d’autres de tracer leurs propres routes. C’est pourquoi les règles qu’il a formulées dans ses Exercices spirituels demandent à être méditées. Chaque phrase a son importance et chacun doit se référer à son expérience propre[20]. Elles nous apprennent à nous mettre à l’écoute de l’Esprit de Dieu, nous permettant de faire des choix clairs et porteurs de vie, tant pour soi-même que pour ceux dont on a la responsabilité. C’est ainsi que l’un des premiers compagnons d’Ignace, Pierre Favre, notait dans son journal spirituel : « En cherchant Dieu par l’esprit dans les activités quotidiennes, on le trouve ensuite plus facilement dans la prière, mieux qu’en le cherchant d’abord dans la prière pour le trouver ensuite dans l’action, comme on le fait souvent ». Autrement dit, celui qui ne cherche pas Dieu en toutes choses ne le trouve nulle part et pas davantage dans la prière, s’il y porte avec lui l’encombrant souci de soi[21].}}fin encadré}}

Au-delà de l’intériorité

Pas de vie spirituelle sans intériorité. C’est un précieux pas en avant que proposent nombre de techniques de développement personnel en facilitant sa découverte. Mais pour répondre aux exigences du temps présent, il est nécessaire d’aller plus loin, de désirer entrer dans une vie spirituelle véritablement inspirée. Dans notre culture, nous disposons de toutes les ressources nécessaires pour affronter cette redoutable question de l’accélération. Il nous faut en recevoir la force. Parmi d’autres sources, les Exercices spirituels d’Ignace de Loyola peuvent nous y aider grandement. Et ce d’autant plus qu’ils n’ont d’autres appuis que la personne de Jésus, l’inspiration des Évangiles et l’accueil en soi de l’Esprit de Dieu.



[1] Hartmut Rosa, Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive, La Découverte, 2012 [2010, traduit de l’anglais par Thomas Chaumont].

[2] Cf. les sites : StudyramaPro (<www.studyrama.com>) ; Demos (<www.demos.fr>), notamment la Formation assistante « Les voleurs de temps » ; et le blog de Jean-Nicolas Seck : « Gérer sa famille » (<www.gerer-sa-famille.com>).

[3] Pascal Ide, Le burn out. Une maladie du don, Éd. Emmanuel/Quasar, 2015.

[4] Cf. Conseil pontifical Justice et paix, « Compendium de la doctrine sociale de l’Église », <www.vatican.va>, 2004, § 19, sur les exigences d’un humanisme intégral et solidaire.<http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html>

[5] Cf. le dossier « Le développement personnel » de la revue Christus, n° 245, janvier 2015. <http://www.revue-christus.com/numero/le-developpement-personnel-252>

[6] Cf. Jean-François Dortier, in « Apprendre à vivre. Des philosophies antiques au développement personnel », Sciences humaines, « Les grands dossiers », n° 23, juin-juillet-août 2011, p. 76.

[7] Cf. St Ignace de Loyola, Exercices spirituels, n° 5 et 15.

[8] Cf. C. André, Je médite, jour après jour. Petit manuel pour vivre en pleine conscience », Iconoclaste, 2015.

[9] Témoignages sur de nombreux sites, dont : <www.centrepleineconscience.fr>, <www.pleine-conscience.be/temoignages/>.

[10] Cf. Louis Lavelle, Les puissances du moi, Flammarion, 1948, chap. IX : « Le moi, être spirituel ». < http://classiques.uqac.ca/classiques/lavelle_louis/puissances_du_moi/les_puissances_du_moi.pdf >

[11] Cf. Mathieu Detchessahar, « La pleine conscience promeut une conception individualiste de la société », <www.lemonde.fr>, 13/05/2016. <http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/05/13/la-pleine-conscience-promeut-une-conception-individualiste-de-la-societe_4918910_3232.html>L’auteur est professeur à l’Institut d’économie et de management de l’Université de Nantes et membre du conseil scientifique de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail.

[12] Cf. Philippe Cornu, « Bouddhisme et pleine conscience. Les enjeux de la spiritualité de demain », Études, n° 4230, septembre 2016, pp. 74-75.< https://www.cairn.info/revue-etudes-2016-9-page-67.htm >

[13] H. Rosa, op. cit., p. 48.

[14] Cf. B. Bougon et Laurent Falque, Pratiques de la décision, Dunod, 2013.

[15] H. Rosa, op. cit., p. 39.

[16] Paul VI, Populorum progressio, 1967, paragraphe 15. < http://www.doctrine-sociale-catholique.fr/index.php?id=137#p15 >

[17] Comprise, que nous en ayons ou non la claire conscience, comme un appel reçu de la transcendance, quelle que soit l’expérience vécue de cette dernière. Cf. B. Bougon et L. Falque, op.cit, chap. III et IV.

[18] Cf. Adrien Demoustier, Vers le bonheur durable, Éd. Vie chrétienne, 2010.

[19] Nous nous inspirons ici de B. Bougon et L. Falque, Discerner pour mieux décider, chapitre III, Dunod, 2014.

[20] Le texte original de ces règles figure à la fin des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, n° 313 et suivants (disponible sur <http://livres-mystiques.com>). < http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Textes/index.html >

[21] D’après Maurice Giuliani, L’accueil du temps qui vient. Études sur saint Ignace de Loyola, Lessius, 2015, p. 7.

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