Prières pour les victimes des attentats du 11 mars 2004 à Madrid, Espagne © Manuel González Olaechea y Franco/Wikipedia/CCPrières pour les victimes des attentats du 11 mars 2004 à Madrid, Espagne © Manuel González Olaechea y Franco/Wikipedia/CC



 

Pendant longtemps, l’État a pu arracher les victimes à leur sort en leur permettant de dépasser leur situation, de trouver une réponse à leur douleur. Aujourd’hui, le retrait de l’État et du politique nous laisse nus face au malheur. La victime est alors sacralisée : nous attendons d’elle cette transcendance dont elle est la preuve et la négation.


Tant pour les individus que pour les sociétés, il n’est possible de vivre que s’il existe un système de récupération de ce qui est négatif, un mode de compensation du malheur, de l’injustice et de la culpabilité. Dès lors qu’il y a des victimes, il importe pour la société, quelle qu’elle soit, qu’elle leur porte secours, d’une manière...


Cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez l’acheter à l’unité ou par question en débat.
Revue-Projet.com offre l’accès gratuit aux articles de moins de 2 mois ou plus de 4 ans.

Pour accéder à cet article :
abonnez-vous en ligne.
ou ajoutez à votre panier.

Si vous êtes déjà abonné, identifiez-vous.

Fonctionnalit\E9 r\E9serv\E9e aux abonn\E9s




Vous devez être abonné pour pouvoir consulter l'article intégral et réagir à cet article.