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Ce qui compte vraiment

Fabrice Nicolino Actes Sud, Babel, 2018, 224 p., 7,80 €

Cet essai est un cri. Un énième cri pour appeler au respect de la planète, des sols, des paysans et des paysages, des océans, de l’eau sous toutes ses formes et de nos « frères lointains » que sont les espèces animales… Appuyé sur un état des lieux bien documenté, le constat que fait à chaque chapitre Fabrice Nicolino réveille. C’est aussi un constat sombre, parfois sans nuances. Pourtant, malgré un ton volontiers passéiste, l’auteur veut nous assurer qu’il espère encore un changement, une révolution. Chaque chapitre se termine ainsi en proposant une solution : transférer quelques milliers de milliards de dollars de la finance vers l’emploi d’hommes et de femmes capables de participer à la restauration de la planète par une activité agricole, entamer un boycott mondial de toute pêche industrielle… Des solutions qui certes font rêver mais qui auraient besoin de mûrir pour devenir plus réalistes. Mais ce n’est pas le but de l’auteur : il entend enclencher un dynamisme. Ce texte est un cri et, si vous avez encore besoin que l’on vous réveille, écoutez-le ! Sinon il se pourrait que vous refermiez le livre avec l’idée que l’humanité ne vaut plus la peine. Il n’est pas sûr que ce sentiment vous aide à trouver des pistes de changement.

Hélène Noisette
6 mai 2019
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