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Vers une démocratie écologique. Le citoyen, le savant et le politique

Dominique Bourg et Kerry Whiteside Seuil, 2010, 106 p., 11,50 €

Les auteurs cherchent à comprendre pourquoi nos démocraties représentatives, qui ont si bien réussi à rendre nos concitoyens autonomes pour l’exercice de leurs libertés privées, sont si myopes sur des enjeux collectifs qui mettent en danger la paix et même la survie de l’humanité. N’est-ce pas parce que les échelles spatiales et temporelles de tels enjeux ne peuvent avoir de représentation dans les démocraties nationales? « Le futur reste la circonscription négligée de la politique représentative moderne » (p. 71). Après une revue très documentée de toutes les innovations procédurales expérimentées par les démocraties écologiques, les auteurs proposent des changements constitutionnels d’envergure : académie du futur, sénateurs non partisans et procédures délibératives… Ils peinent cependant à nous convaincre, car on ne voit pas bien quelles forces politiques peuvent porter de telles innovations. À moins que des Ong environnementales et des communautés scientifiques comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) n’arrivent à inspirer des rapports de force capables de faire entendre raison aux industries transnationales qui gouvernent pour l’instant la planète.

Bertrand Hériard Dubreuil
16 février 2011
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