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Page Facebook de l'initiative itialienne "Mappa celeste" / ©MML

Penser l'engagement solidaire en temps de crise


La crise sanitaire mondiale que nous traversons questionne fortement notre engagement solidaire, de surcroit en condition de confinement. Comment assurer une présence active auprès des personnes les plus vulnérables ? Quelles relations tisser ? Comment nourrir une appartenance commune ? Pour en discuter, nous avons interrogé le sociologue Tommaso Vitale, professeur à Sciences Po Paris. Italien travaillant en France, il nous partage son regard sur ce qui émerge de part et d’autre des Alpes.


En cette période de crise exceptionnelle, quelles nouvelles formes de solidarité voyez-vous émerger en France et en Italie ?

Je fais partie d’une génération de chercheurs qui ont implicitement préféré penser la solidarité comme une forme de présence et non comme une forme de redistribution. Nous ne nous opposons pas à la redistribution, bien sûr ! Mais nous insistons toujours sur la valeur et le pouvoir d’être là, avec son propre corps et ses propres capacités, y compris relationnelles. Sans naïveté j’espère. Le travail de Luc Boltanski — sur la morale humanitaire, le rôle joué par la distance et la dimension spectaculaire des médias1 — nous a beaucoup influencés. Face aux situations de violence et de souffrance (y compris les guerres et les famines), nous ne pensions pas que la solidarité passe uniquement par la présence physique. Ni que cette présence puisse être démocratisée, en faisant vivre à chacun les lieux et les contextes de la souffrance. Nous considérions cette présence corporelle comme une forme privilégiée d’engagement, porteuse de nombreux potentiels générateurs de rencontre, de compréhension, de relation, voire d’établissement de liens durables. Au-delà de l’action humanitaire, même dans les formes les plus ordinaires et les plus locales de détresse et de souffrance, être là avec son propre corps était implicitement considéré comme une valeur primordiale pour le soin. Dans les moments de crise comme dans des situations plus ordinaires, la proximité, la relation et la continuité étaient implicitement les trois contraintes de base d’une grammaire de la solidarité. Une base qui permettait l’expression de formes particulièrement importantes d’action directe solidaire.

En Italie, cette grammaire a permis la création, en 1992, d’une institution hybride : la Protection civile. Il s’agit d’un système coordonné de compétences partagées et réparties entre les administrations publiques de l’État (régions, municipalités) et les associations de promotion sociale. Selon le principe de subsidiarité, les citoyens peuvent aussi y participer : ils s’engagent à être présents en temps de crise non seulement pour apporter une aide matérielle mais aussi pour établir des relations amicales, solidaires et briser la solitude. Dans les moments les plus difficiles, les interventions ne se contentent alors pas d’être techniques et froides.

Cette vision a largement inspiré de puissantes actions de la société civile italienne [...] et a permis de mettre une pression importante sur les autorités politiques.

Cette vision a aussi largement inspiré de puissantes actions de la société civile italienne : lors des conflits en ex-Yougoslavie, à la suite de tremblements de terre ou d’inondations, dans les contextes urbains difficiles avec une forte présence du crime organisé ou lors d’interventions auprès de personnes stigmatisées et marginalisées. Et elle a permis de mettre une pression importante sur les autorités politiques : il est essentiel d’être présent et sur place avant de penser à la mise en place d’une régulation et d’une redistribution. Il s’agissait alors de créer un cercle vertueux : la présence donne accès à une expérience puis à la compréhension de la situation, pour mieux penser l’adaptation d’une action publique localisée.

Depuis le début de la pandémie, en particulier dans le Nord de l’Italie, cette approche de la solidarité a été particulièrement importante. Des citoyens, déjà organisés en associations, ont fait valoir leur droit à mettre en place une protection civile pour continuer à se déplacer, apporter de la nourriture aux plus fragiles et répondre aux situations les plus difficiles, y compris pour les personnes les plus isolées qui ne viennent même pas demander de l’aide.

Pour de nombreux travailleurs sociaux professionnels ou bénévoles en charge de la gestion des foyers d’accueil pour mineurs, pour personnes handicapées ou pour personnes âgées, « être là » a signifié plutôt s’enfermer dans le foyer de leur association avec les « usagers »2. Ils ont choisi de ne plus voyager et de sacrifier leurs relations familiales afin de réduire le risque de contagion pour les personnes les plus vulnérables.

Pour beaucoup d’individus, les trois contraintes proximité-relation-continuité ont inspiré des formes de présence urbaine sur les balcons, dans les immeubles, à travers des chansons, des jeux de groupe criés à distance (le loto), l’attention et la vigilance pour des voisins fragiles auparavant ignorés.

La solidarité active et critique basée sur la présence est en partie bouleversée : la forme la plus profonde de sollicitude est maintenant caractérisée par la distance entre les corps.

Cependant, cette grammaire montre aussi ses limites alors que la présence physique met maintenant en danger la vie d’autrui. La solidarité active et critique basée sur la présence est en partie bouleversée : la forme la plus profonde de sollicitude est maintenant caractérisée par la distance entre les corps. Dans ma vie, j’ai vu, analysé et étudié de nombreuses formes d’actions représentées par deux mains se tenant l’une l’autre, ou deux personnes s’embrassant. Aujourd’hui, ces symboles sont devenus des comportements dangereux.

Qu’est-ce que ça signifie pour vous « être solidaire » avec ses proches aujourd’hui en Italie ?

Je préfère parler de ce qui se passe en Lombardie : la région la plus grande, la plus riche et aussi de loin la plus touchée par les décès dus à cette pandémie. La solidarité s’y exprime sous de nouvelles formes. Tout d’abord, il y a une plus grande demande d’action de la part de l’État, certains demandent même une redistribution fiscale. Ce n’est pas forcément une nouveauté3 mais cette revendication venait jusqu’à maintenant surtout des responsables associatifs, des dirigeants et des élites intellectuelles, et n’avait jamais mobilisé la population via des manifestations de masse (contrairement à l’antiracisme), ou des campagnes populaires comme celle contre la privatisation de l’eau. Je le dis avec force en sachant qu’en Italie, les premières mesures pour un revenu minimum d’insertion n’ont été introduites par le gouvernement de centre-gauche qu’en 2017 grâce au lobbying constant du secteur tertiaire (l’Alliance contre la pauvreté)4. Mais cette pression n’a jamais suscité un large soutien populaire ! La redistribution fiscale est aujourd’hui sur toutes les lèvres, et en particulier sur celles des citoyens organisés qui réclament, comme jamais auparavant, des « mesures de solidarité ». La référence à la hiérarchie tend à prévaloir sur la référence au réseau.

Deuxièmement, la solidarité réinterprète les habitudes en repensant les significations corporelles et physiques des dimensions de proximité, de relation et de continuité. Je vois que la voix et l’émotion deviennent plus importantes que le contact physique, l’étreinte et le câlin. La relation à l’autre se distingue profondément de la relation traditionnelle, où il était nécessaire d’être aux côtés des autres dans des situations difficiles, pas nécessairement pour faire entendre sa voix, pas nécessairement pour partager sa propre expérience et son émotion. On y allait pour y être et préfigurer, pour proposer et réaliser des alternatives (avec justice, solidarité, etc.). Il me semble aujourd’hui qu’une autre dynamique émerge en parallèle. La présence corporelle n’est plus une condition pour comprendre et faire des projets ensemble.

Le répertoire de la présence amicale est utilisé pour « faire de la solidarité » en réinterprétant de manière inédite les contraintes de proximité, de relation et de continuité.

Ainsi, les gens cherchent et se cherchent pour se parler, pour exprimer ce qu’ils ressentent, mais ils ne le font pas seulement avec leurs amis : ils utilisent ce registre vocal et émotionnel de l’amitié comme un outil pour établir des relations de solidarité. Le répertoire de la présence amicale est utilisé pour « faire de la solidarité » en réinterprétant de manière inédite les contraintes de proximité, de relation et de continuité. En Italie, se parler comme si l’on était amis dans une optique solidaire était déjà présent pour certaines actions auprès des personnes les plus vulnérables mais beaucoup moins qu’en France. Sur ce point, le Secours catholique est porteur de pratiques et de réflexions très importantes.

Ces nouvelles pratiques favorisent une nouvelle politisation. En Lombardie, les actions solidaires étaient beaucoup dans le « faire » et beaucoup mois dans le « dire ». Aujourd’hui, les groupes, les associations et les individus engagés semblent parler beaucoup plus, en particulier de politique5. Dans ces groupes (et plus encore que dans la moyenne de l’opinion publique), on débat de l’organisation du système de santé en Lombardie et de ses transformations au cours des vingt dernières années. Et ce, non seulement en termes de financement et de privatisation (ce qui n’est pas négligeable), mais aussi en politisant d’autres dimensions liées au développement territorial, à la formation des médecins généralistes… Pourtant, lors des débats pour la réforme du système socio-sanitaire, aucun groupe local ou militant de base ne se passionnait pour le sujet. Seuls les responsables associatifs étaient en première ligne pour s’y opposer6. Les instruments de politique économique et les propositions de global helicopter money, de mutualisation de la dette, de corona-bonds… sont discutés après des années de dépolitisation des discours des organisations du secteur tertiaire.

La solidarité reste cependant une référence de valeur partagée, claire et liée au « être-là » avec son propre corps. Ainsi, celles et ceux qui, par compétence, courage ou nécessité, sont physiquement présents au contact des malades ou du grand public, sont considérés comme plus grands et plus solidaires que ceux qui sont obligés d’exprimer leur solidarité à distance.

Quelles nouvelles formes de mobilisation les habitants s’approprient-ils pour agir et contribuer au changement social malgré le confinement ?

Je peux vous parler de la Mappa celeste (carte céleste). Il s’agit d’un collectif d’associations et d’individus, visant à promouvoir des « communautés de sens » sur des thèmes spécifiques (la réduction des inégalités entre les générations, la transition écologique et l’économie circulaire…) par l’élaboration bottom-up d’un agenda pour l’avenir de l’Italie. Il sera donc écrit par des personnes actives sur les territoires dans des pratiques d'« ouverture et d’inclusion qui fonctionnent et produisent une valeur commune sur le territoire », pour « élever au rang de système ce qui nous projette dans un avenir possible et souhaitable ». Concrètement, à chaque solstice ou équinoxe, la Mappa celeste se rassemble en un point différent de l’Italie, invitant les militants et les activistes à passer une nuit ensemble pour partager leurs idées. Et cela se fait dans un format très précis puisque chacun doit expliquer : ce qu’il fait ; ce qu’il demande ou ses besoins pour que son expérience soit encore plus significative ; ce qu’il a compris des besoins de l’Italie. Cette nuit d’écoute et de parole est associée à des moments d’élaboration et d’écriture partagées sur des thèmes organisés par communautés de sens (ou, plus prosaïquement, groupes de réflexion). On entre en contact, on laisse passer la nuit en attendant l’aube d’une nouvelle saison. C’est très fort et très symbolique. L’objectif est de proposer au secteur associatif d’élaborer et de rédiger un agenda pour le pays, au lieu de tout (et trop) déléguer à des consultants.

Ce mélange de prise de parole, de création de liens entre pratique, proposition politique et émotions, non seulement personnelles mais aussi collectives a fonctionné.

Il est évident qu’en période de confinement, il n’était pas possible de se retrouver, de passer une nuit ensemble à s’écouter dans un grand théâtre, ou de travailler côte à côte par groupes. L’association a donc pensé à un marathon Facebook, avec 60 courtes vidéos réalisées par des associations et des coopératives de tout le pays qui livraient leurs trois idées, en alternance avec d’autres militants, intellectuels ou administrateurs locaux, qui lisaient une courte page tirée d’un roman. Chacun choisissant un texte qui les émouvait particulièrement en ces jours de mobilisation extraordinaire contre le Corona virus. Ce mélange de prise de parole, de création de liens entre pratique, proposition politique et émotions, non seulement personnelles mais aussi collectives (ou du moins sédimentées dans une littérature existante et populaire), a fonctionné : bien qu’organisé en très peu de temps, plus de 37 000 personnes se sont connectées dans la nuit du 21 mars. Sans compter toutes celles et ceux qui, plus tard, pouvaient encore regarder les vidéos de leur choix depuis la page Facebook.

Vous êtes spécialiste des populations vulnérables, notamment les Roms et les personnes vivant en bidonville. Quels retours avez-vous sur la façon dont ces populations s’organisent face à la pandémie ?

De nombreux groupes vulnérables paient un prix très élevé dans cette crise. Certaines personnes vivent dans des tentes ou des bidonvilles, et se trouvent dans de très mauvaises conditions de logement, en contact étroit avec d’autres personnes dont elles ne peuvent s’isoler. Le tout sans travail, épargne ni aide économique. Elles doivent souvent parcourir de longues distances pour trouver de l’aide alimentaire, ce qui les met encore plus en danger.

En Lombardie, le Forum du secteur tertiaire a dénoncé, lundi 30 mars, encore un « massacre d’innocents7 », car les personnes en situation de handicap (de tout âge) se verraient refuser l’accès « à égalité avec le reste de la population » à une thérapie intensive lorsque celle-ci est utile et nécessaire. Autant dire qu’un grand nombre de personnes vulnérables paie un prix très élevé pendant cette pandémie.

Pour comprendre l’action solidaire, il faut toujours la mettre en contexte et voir les normes, ressources et convention présentes en situation. Je compare ici l’action, plus ou moins solidaire, pilotée et coordonnée par les municipalités. La ville et la métropole de Milan par exemple, ont centralisé les aides alimentaires dans un bureau dédié au sein du cabinet du maire. Huit hubs ont été mis en place dans la ville et autour, avec un équilibre intéressant entre centralisation et partage des tâches grâce à l’administration et une coalition associative. À l’inverse, les villes qui ont moins pris en charge l’aide alimentaire ou l’hébergement d’urgence, comptent aussi moins d’action directe solidaire des citoyens. En réalité, la capacité à s’engager est toujours liée étroitement au contexte institutionnel qui la soutient et la rend donc possible8.

À Rome, la situation est très différente puisque l’association 21 luglio — dont je suis fier d’être membre à distance — a réalisé un rapport sur les conditions de protection de la santé dans certains bidonvilles9, grâce à la mobilisation de chercheurs bénévoles — dont certains sont Roms — qui ont écouté et fait entendre les besoins et les propositions des personnes directement concernées.

Dans cette crise, on ne s’est pas penché sur la connaissance des populations vulnérables ni sur leurs revendications.

D’après ce que j’ai pu comprendre jusqu’à présent des villes espagnoles, françaises et italiennes, je remarque deux points majeurs. Je n’ai pas connaissance de beaucoup d’autres rapports publics, réalisés dans un court laps de temps, visant à attirer l’attention des autorités locales sur des situations spécifiques. Dans cette crise, on ne s’est pas penché sur la connaissance des populations vulnérables ni sur leurs revendications. Cela pourrait être fait facilement et de manière exhaustive, sans prendre trop de temps, mais nous ne savons pas comment faire. Il n’y a pas eu, non plus, de documentation sur les mesures prises en direction des plus faibles : les aides proposées aux les prostitué.e.s, aux services de lutte contre la violence domestique, ou contre la propagation du virus dans les résidences pour personnes dépendantes. Aujourd’hui, nous n’avons aucun élément sur l’organisation de ces interventions effectuées ni sur leur coût. Nous ne savons pas quand ces interventions ont lieu, combien de personnes bénévoles et rémunérées sont nécessaires, quels sont les points critiques et quels sont les points forts pour inspirer et aider d’autres organisations ou autorités locales. Comme nous le rappelle Dominique Boullier10, nous avons besoin de « préparer un matériel de communication virale à la hauteur du défi ». Là encore, ce n’est pas une question de temps : rédiger une fiche complète sur un service en période de crise ne prend pas plus de vingt minutes. Mais ni en Italie ni en France, cela n’a été fait. Nous ne savons donc pas comment reproduire non pas tant les « bonnes pratiques » que les « pratiques », concrètes.

C’est là que réside notre engagement jour et nuit en ces jours dramatiques : nous devons faire circuler et partager les informations.

Certains projets et services s’avèrent particulièrement efficaces. C’est là que réside notre engagement jour et nuit en ces jours dramatiques : nous devons faire circuler et partager les informations. La santé publique s’appuie tout autant sur les services de réanimation, les laboratoires de recherches virologiques que sur la composante sociale, l’infrastructure politique ou le tissu associatif. Et tous ont besoin d’un partage de connaissances. C’est fondamental en temps d’urgence et de crise. Et d’autant plus lorsque le temps devient la ressource la plus rare dont nous disposons. Nous avons besoin d’une circulation économe et pragmatique de l’information sur la solidarité sociale. J’aime faire un parallèle à l’énorme mobilisation politique et morale de militants « statactiviste » qui en ce moment produisent des analyses de plus en plus détaillées et les partagent à distance, dans une coordination souple et planétaire. Le but étant de mieux comprendre les mécanismes de propagation du virus11.

L’expérience du confinement ne nous permettra pas de trouver une unité de but et d’action collective. Elle doit être fondée sur un engagement et un registre commun de motivations (sur l’action, comme le dit Laurent Thévenot, et non sur l’expérience et ses idéalisations12). Cette appartenance commune ne peut pas reposer sur une soi-disante expérience commune de confinement tant les conditions varient d’une personne à l’autre selon la présence d’enfants ou de personnes dépendantes, l’existence d’un revenu stable, l’obligation de sortir pour travailler… Réduire la solidarité à une idéalisation d’une expérience commune sans voir quelques différences radicales produit des fermetures à tous les niveaux. Il y a des moments où l’introspection, ne suffit pas pour comprendre ou imaginer l’autre. La phénoménologie révèle ici ses limites et le pragmatisme sa continuité idéalisée. Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’entrer en relation, de communiquer et partager, même à distance, pour bien profiter du moment de politisation des enjeux solidaires que, de fait, la pandémie a ouvert13.

1 L. Boltanski, La souffrance à distance, Éditions Métailié, 1993.

2 Magenta e Abbiategrasso, « Coronavirus, i dipendenti della casa di riposo di Morimondo si autorecludono con gli anziani », Prima Milano Ovest, 21 mars 2020.

3 J’ai étudié pendant de nombreux années les revendications de « l’Italie civile ». Cf. R. Biorcio, T. Vitale, Italia civile. Associazionismo, partecipazione e politica, Donzelli, 2016.

4 C. Gori et al., Il reddito d’inclusione sociale (Reis). La proposta dell’alleanza contro la povertà in Italia, il Mulino, 2016.

5 R. Biorcio, T. Vitale, « Learning Democratic Attitudes and Skills : Politics and Volunteer Engagement », in Guidi R., Fonovic K. Cappadozzi T. (sous la direction de), Accounting for the Varieties of Volunteering. New International Statistical Standards Tested in Italy, Springer, pp.167-191, 2020.

6 T. Vitale, « La partecipazione alle politiche sociali in Lombardia : arene deliberative e processi di coordinamento », in Carabelli G., Facchini C. (sous la direction de), Il modello lombardo di welfare. Continuità, riassestamenti, prospettive, FrancoAngeli, 2016.

7 Forum Terzo Settore, « La strage degli innocenti », 30 mars 2020.

8 T. Vitale, « Conflictus interruptus ou de la difficulté à innover dans l’univers institutionnel Italien », in Carrel M., Neveu C., Ion J. (sous la direction de), Les intermittences de la démocratie. Formes d’action et visibilités citoyennes dans la ville, L’Harmattan, 2009.

9 Associazione 21 Luglio, « #loRestonelCampo. Indagine sul primo impatto del decreto del 9 marzo 2020 in alcuni insediamenti formali della città di Roma », 19 mars 2020.

10 Dominique Boullier, « Virus, mèmes et bonnes pratiques : la compétition des propagations », The Conversation, 23 mars 2020.

11 Pour ce qui concerne l’importance de la statistique dans l’action militante et solidaire, E. Didier, I. Bruno et T. Vitale, Statactivism : State Restructuring, Financial Capitalism and Statistical Mobilizations, special issue, « Participazione e conflitto. The Open Journal of Sociopolitical Studies », vol. 7, n. 2, 2014.

12 L. Thévenot, L’action au pluriel. Sociologie des régimes d’engagement, La Découverte, 2006.

13 Pour une cartographie raisonnée des problématiques de sciences sociales associées au mot « politisation », Y. Deloye, F. Haegel, « La politisation : du mot à l’écheveau conceptuel », Politix, 127, 2019


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