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Un président symbole et la question raciale

©Foreign and Commonwealth office/Flickr/CC
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Resumé L’élection d’Obama a été un signe de la reconnaissance par les Etats-Unis de leur diversité. Mais la question raciale n’est pas réglée. Le nouveau Président a réhabilité le politique, mais après le « nous » de son slogan, reste à définir le « ce que nous pouvons ».

A l’heure où les Nations unies viennent de fêter un événement historique, l’élection d’une femme pour diriger l’une de ses agences  les plus prestigieuses, l’Unesco, il est utile de revenir sur cet autre événement historique que fut la dernière élection présidentielle américaine, de portée également mondiale. Les États-Unis ont élu un président métis, qui a toujours revendiqué son appartenance à la communauté africaine-américaine. Mais quel est au juste le profil du président Obama ? Comment et pourquoi a-t-il inscrit son élection dans la lignée d’un long combat politique ayant dans un premier temps permis l’abolition de l’esclavage, puis autorisé les Noirs à s’émanciper de la ségrégation 1 ou de l’apartheid dans lequel ils avaient été confinés ? Ne démontrait-il pas plutôt avec éclat qu’il avait bénéficié de l’accès à un système éducatif de grande qualité qui lui permettait d’enchaîner les discours avant d’obtenir – au travers de l’élection au suffrage universel –, les plus hautes responsabilités de son pays ? L’élection du président Obama est-elle le symbole d’une révolution culturelle ? En déduira-t-on, comme certains, que les États-Unis sont entrés dans une phase post-raciale de leur histoire ? Quel sens donner alors à la mobilisation sociale des Africains-Américains après cette élection et peut-on imaginer une nouvelle stratégie à l’heure où les États-Unis reconnaissent leur diversité sociale, culturelle et raciale ?

Le profil du candidat

Le président Obama s’est fait remarquer lors de la Convention du parti démocrate en 2004 et a réussi à se faire élire sénateur de l’État de l’Illinois dès 2005. A priori, il ne se situe pas dans la catégorie du recensement «  African-American » (il est le fils d’une blanche et d’un Noir) mais dans une nouvelle catégorie (instituée en 2000) intitulée «  two races ». Or se proclamer « biracial » ou encore « métis » aux États-Unis est loin d’être aisé. Les Américains préfèrent s’inscrire dans une catégorie en référence à une race ou à une ethnie. Lors du recensement de 2000, seuls 7 millions (sur 300 millions) se sont déclarés « métis » et les jeunes de moins de 20 ans représentaient plus de la moitié. Ce peu d’enthousiasme pour la catégorie biraciale s’explique par une spécificité de l’histoire américaine qui autorisait certains États à adopter des lois afin de bannir tout mariage entre des individus de deux races différentes. Le célèbre film «  Devine qui vient dîner » (1967), où le personnage central était joué par Sydney Poitier, première vedette noire d’Hollywood, relatait le parcours d’un jeune noir souhaitant épouser une femme blanche. Ce contexte explique certainement le choix d’Obama d’affirmer son ancrage dans la communauté africaine-américaine, en dépit de son statut de métis. Son mariage – son épouse, issue du ghetto noir de South Side de Chicago, a bénéficié d’une éducation à Harvard – confirme cette volonté.

Barack Obama est le fils d’une anthropologue blanche et d’un Kenyan venu pour ses études. Ils se sont rencontrés sur le campus de l’université d’Hawaï et se sont mariés à une époque où les mariages mixtes étaient presque inexistants. Le mariage ne dura que deux ans et sa mère épousa ensuite un indonésien (également venu étudier aux États-Unis). La famille a vécu pendant quatre ans en Indonésie avant de retourner aux États-Unis. Obama a été admis à l’université de Columbia en sciences politiques avant d’étudier le droit à Harvard où il fut le premier noir à diriger la célèbre revue, Harvard Law Review. Il fut vite reconnu pour sa vivacité et son intelligence dans ce microcosme intellectuel ainsi que pour sa volonté de faire évoluer le traditionnel clivage noir-blanc. Toutefois, c’est moins ce passage dans un des hauts lieux de la recherche et de l’enseignement supérieur qui retient l’attention que ses deux années dans le ghetto noir de South Side (sud de Chicago), en tant que community organizer ou «  grass-root organizer ». Deux ans après avoir obtenu son premier diplôme à l’Université de Columbia, Obama a accepté de travailler pendant un an pour la Developing Community Project, une association de Chicago. La finalité de l’association réside dans sa volonté de faire en sorte que la voix des opprimés puisse se faire entendre dans la sphère politique, de manière à améliorer leur sort ou leurs conditions de vie. Le métier de community organizer – syndicaliste pour « une communauté urbaine » –, est peu aidé et exige des compétences afin d’exprimer aussi bien le langage des opprimés que celui des dirigeants politiques. Obama relate cette expérience comme la première de son parcours politique : il y a fait l’apprentissage de la démocratie participative s’inscrivant en complémentarité avec une démocratie représentative – et a pris conscience du clivage historique et politique entre les Noirs et les Blancs 2.

Un souci d’inscription dans l’histoire raciale

Obama a certes inscrit sa campagne en rupture avec la présidence Bush mais il l’a également placée dans la lignée de mobilisations antérieures, comme l’illustre son allocution du 18 mars 2008 (le « discours de Philadelphie »). Obama reconnaît l’enracinement du racisme dans la société américaine mais il fait état des avancées notables au cours de la deuxième moitié du XXe siècle qui ont permis aux Noirs de participer à la vie politique et à la vie économique et ainsi de s’inscrire dans l’ american way of life. Il met en évidence l’opportunité pour les Noirs d’accéder à une éducation de qualité et démontre combien le peuple américain peut dépasser les batailles comme les blessures raciales 3. Ce choix d’Obama en faveur d’un ancrage dans l’histoire raciale a été souligné par les médias. Lors de l’exposition d’art contemporain organisée par la fondation Scope à Miami en décembre 2008, la peinture murale Superhero a fait l’objet d’une grande attention de la part des critiques comme de l’opinion publique : elle met en scène le président Obama et le drapeau national et inclut trois phrases clés – régulièrement reprises dans les médias : «  Rosa Parks sat, so Martin Luther King could walk, Martin Luther King walked so that Barack Obama could run, Obama ran, so we could fly » 4. Nul ne peut rester insensible à cette volonté du président – comme de la grande majorité des Américains – de reconnaître les capacités d’un peuple à identifier ses faiblesses mais aussi à s’octroyer les moyens pour les dépasser 5.

Lors de la cérémonie d’investiture les Américains n’ont pas seulement fait le choix d’une rupture avec la présidence républicaine de Bush, ils ont choisi un président ancré dans la communauté africaine-américaine. Il s’agit d’un événement exceptionnel, mais ancré dans l’histoire d’une nation en mesure de s’affranchir de toute forme de déterminisme. Au cours des semaines ayant précédé la cérémonie d’investiture, les médias et l’opinion publique n’ont cessé d’établir un lien entre le président Lincoln 6 et le président Obama et entre celui-ci et Martin Luther King. Avant son entrée dans la capitale, le parcours présidentiel l’a conduit de Philadelphie (Pennsylvanie), capitale de la Constitution américaine, à Baltimore (Maryland), ville des esclaves affranchis 7. Le 18 janvier, il a fait un premier discours sur les marches du Lincoln Memorial à Washington DC, à l’endroit où le pasteur King en 1963, avait prononcé son allocution proposant sa vision de l’histoire américaine avec la célèbre expression «  I have a dream ». Et la cérémonie d’investiture du 20 janvier fut placée sous le signe du président Lincoln dont le bicentenaire de la naissance était célébré le 12 février. Et comme chacun s’en souvient, le président Obama a prêté serment sur la Bible qu’avait utilisée Lincoln au moment de son investiture.

Le choix des « nouveaux » électeurs

Ce mardi 4 novembre 2008, les Américains furent nombreux à se déplacer pour aller voter : 65 % d’entre eux (133,3 millions de personnes) ont accompli leur devoir électoral (contre 50 % en général dans les dernières décennies). Dans certains bureaux de vote, notamment dans les grandes villes, les électeurs ont dû faire preuve de patience dans les files d’attente avant de glisser leur bulletin de vote dans l’urne. Cet enthousiasme démontre à ce moment combien le candidat Obama a réussi à s’affranchir des traditionnelles frontières partisanes, convainquant un nouvel électorat de 5 millions de personnes. Il s’agissait surtout de jeunes et d’individus appartenant à une minorité ethnique – les minorités ethniques et raciales n’ont pas la réputation de participer de manière très active aux élections présidentielles aux États-Unis. À l’échelle nationale, Obama a remporté 43 % des votes des Blancs (le pourcentage est plus élevé dans les milieux bénéficiant d’un haut niveau d’éducation), 66 % chez les Latinos, 97 % auprès des Africains-Américains et 67 % auprès des Asiatiques.

Dans une ville pluri-ethnique comme Los Angeles, dans un État bleu – c’est-à-dire ayant voté pour le parti démocrate –, 76 % des électeurs blancs (contre 43 % à l’échelle nationale) et 77 % des électeurs latinos (contre 66 % à l’échelle nationale) ont voté pour le candidat Obama 8. Le pourcentage est sensiblement le même pour les Noirs et les Asiatiques. Dans cette même ville peuplée de 3,9 millions, l’arrondissement de San Fernando (1,2 millions d’habitants), un territoire conservateur dont certains habitants avaient tenté de faire sécession avec la ville –, a voté à 72 % pour Obama. Le pourcentage – dans un territoire pourtant perçu comme sous l’influence du parti républicain – est à peine inférieur à celui de l’ensemble de la ville (78 %). Dans le Midwest – des États surtout républicains – la forte mobilisation dans les villes et les banlieues et le basculement des habitants du périurbain en faveur du candidat Obama ont fait basculer de nombreux États. La cartographie électorale de 2004 a été sensiblement modifiée : Obama a obtenu le vote des Grands Électeurs des États de l’Iowa 9, de l’Ohio et de l’Indiana ainsi que de la Pennsylvanie, de la Virginie et de la Floride. Dans le Sud-Ouest du pays, le Colorado et le Nouveau-Mexique qui ont enregistré un développement démographique et économique – lié à l’industrie high-tech –, ont voté pour Obama, y compris le Nevada à cause du vote des latinos à Las Vegas 10.

Les Africains-Américains sont 39 millions et constituent 12,8 % de la population des Etats-Unis. Ils sont devenus la deuxième minorité depuis le recensement de 2000, qui a reconnu les Latinos comme première minorité du pays.

De nombreux observateurs ont établi une relation de causalité entre l’élection du président Obama et l’arrivée de nouveaux électeurs sur la scène politique. Cette hypothèse exige bien entendu d’être démontrée pour expliquer le basculement dans le midwest et le Sud-Ouest. Il est toutefois possible d’affirmer qu’à l’occasion des élections de 2008, le peuple américain a réussi à dépasser la « frontière raciale ». Mais peut-on en déduire pour autant que la nation américaine soit devenue une nation post-raciale ?

L’Amérique est-elle devenue post-raciale ?

Au lendemain des élections présidentielles, certains quotidiens américains affichaient ce slogan « l’Amérique fait l’histoire » ( America Makes History) – une expression non utilisée au cours de la campagne – avant d’ajouter Obama gagne ( Obama wins) comme sous-titre. Les éditoriaux soulignaient combien la campagne avait démontré avec éclat qu’Obama était en mesure d’élever le peuple américain. Il est vrai que le candidat n’a cessé de lui répéter qu’il pouvait dépasser ses divisions pour se projeter dans l’avenir et y contribuer ensemble. Ce fut la force du leitmotiv «  yes we can » traduit dans certains quartiers par «  si si puede ». Obama a incarné la figure rédemptrice d’une Amérique marquée par l’esclavage et la ségrégation. Il est plus qu’un simple candidat démocrate ayant gagné les élections présidentielles. Mais doit-on en déduire que les États-Unis se sont débarrassés de toute forme de racisme ? Obama serait-il devenu le fossoyeur de la spécificité noire ?

Sa victoire, fêtée le 20 janvier 2009 à Washington, a souligné le désir du peuple américain d’inscrire de manière explicite dans le champ politique et symbolique son histoire raciale et de rompre avec le mythe d’une race blanche supérieure. Elle a été une révélation pour beaucoup d’Africains-Américains. Mais cette victoire a entraîné aussi la crainte d’un abandon progressif de politiques ciblées de lutte contre les discriminations. Car les Américains – si l’on en croit les articles et les blogs – ne semblent pas prêts à affirmer que la question raciale est complètement réglée. Nombreux sont ceux – y compris les dirigeants de la NAACP, National Association for the Advancement of ColouredPeople (association pour la promotion des gens de couleur) ayant célébré son centenaire en février 2009 – qui estiment que la question raciale continue d’exiger une mobilisation sociale et politique. La NAACP craint que le président Obama néglige le volet ethnique et racial de la question sociale, qu’il se limite à prendre les revenus comme indicateurs alors que de nombreuses études ont démontré que des ménages à revenus identiques peuvent disposer d’un capital social différent en fonction de leur appartenance à une catégorie raciale ou ethnique.

En se basant sur les enquêtes d’opinion du Pew Research Center11, seules 31 % des personnes interviewées estimaient qu’il fallait continuer à faire un effort en faveur des Noirs et des minorités ethniques alors que ce chiffre s’élevait à 70 % deux ans plus tôt. L’enquête souligne aussi que ce pourcentage s’élève à 58 % pour les Africains-Américains et à 53 % pour les Hispaniques contre 22 % pour les Blancs. En 2007, un sondage équivalent estimait que 70 % des Américains étaient en faveur des programmes Affirmative Action ou discrimination positive en faveur des Noirs, des femmes et des minorités. Le pourcentage d’Africains-Américains et de Latinos s’élevait respectivement à 94 % et 93 % contre 65 % pour les Blancs. Tout en faisant état de ce sérieux infléchissement de l’opinion publique américaine à l’égard de la question raciale en l’espace de deux ans, le Pew Research Center n’était pas en mesure de l’attribuer à l’élection du président Obama et à l’image d’une Amérique post-raciale. En revanche il faisait état d’une représentation nettement plus modérée à l’égard de tout programme ou politique publique relevant de la catégorie ‘discrimination positive’ à l’égard de Noirs et de minorités ethniques susceptible de s’expliquer en raison de l’accroissement des inégalités sociales, notamment entre Américains de souche et récents immigrés.

Il est difficile de répondre à la question de savoir si l’élection de Barack Obama doit être interprétée comme une image symbolique d’une forme de réconciliation entre les Blancs et les Noirs dans un pays ayant connu l’esclavage et le racisme ou encore comme le signe prometteur de l’avènement d’une Amérique post-raciale ( color-blind). On peut certes reconnaître que l’accès pour des individus issus de minorités ethniques aux universités les plus prestigieuses a permis aux États-Unis de renverser le principe d’une supériorité d’une race sur une autre. Il est toutefois utile de rappeler qu’un jeune noir a six fois plus de chances qu’un jeune blanc de se retrouver en prison, que le chômage s’élève à 12 % pour les Noirs contre 6,9 % pour les Blancs et que la mortalité infantile noire est deux fois celle du taux national. La romancière noire Angela Jackson – fière de rappeler son privilège d’avoir eu accès à une institution d’enseignement supérieur appartenant à l’ Ivy League – fait de l’élection de Barack Obama un événement historique 12. Mais elle affirme aussitôt que le chemin à parcourir est encore long : «  Something transforming did happen, though we have a long way to go ».



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1 / La participation des Africains-Américains à la démocratie de représentation remonte à l’année 1964 avec le vote du Congrès pour la reconnaissance des droits civiques

2 / Obama a raconté son parcours dans Les rêves de mon père , Presses de la Cité, 2008

3 / Ce discours a été traduit dans plusieurs langues, De la race en Amérique , Grasset, 2008

4 / La fondation Scope en faveur de l’art contemporain organise tous les ans des expositions où elle présente des artistes peu connus, comme Mr Brainwash, artiste de Los Angeles, qualifié de «  street artist »

5 / L’histoire raciale des États-Unis a fait l’objet de nombreux ouvrages. Celui de l’écrivain Russel Banks présente une excellente synthèse, Amérique, notre histoire , Actes Sud, 2006

6 / L’abolition de l’esclavage aux États-Unis a été signée par le président Abraham Lincoln en 1862 et a été confirmée en 1865, à l’issue de la guerre de Sécession

7 / La Constitution américaine a été signée à Philadelphie avant que le Congrès ne désigne Washington comme capitale de l’État fédéral

8 / Los Angeles, deuxième ville du pays, est généralement perçue comme une ville d’avant-garde sur le plan politique parce qu’elle fut la première à voter pour un maire noir (alors que les Africains-Américains ne représentent que 13 % de la population) et parce que depuis 2005, elle est dirigée par un maire hispanique ayant obtenu un second mandat au printemps 2009. Cf. C. Ghorra-Gobin, Los Angeles : le mythe américain inachevé (Cnrs édition, 1997, 2000)

9 / Le choix de l’Iowa en faveur du candidat Obama est remarquable quand on sait que moins de 3 % de sa population est africaine-américaine

10 / Pour visualiser la carte des élections, consulter les nombreux sites Internet comme hhttp:// www. realclearpolitics. com/ ou celui de l’université du Michigan. Le leader actuel de la majorité démocrate au Sénat est Harry Reid, le sénateur du Nevada

11 / Think tank régulièrement mentionné par les chercheurs et les médias : hhttp:// pewresearch. org/ Voir l’article « Public Backs Affirmative Action, But not Minority Preferences », daté du 2 juin 2009

12 / A. Jackson, Where I Must Go, Northwestern University Press, 2009


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