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La radio selon Jean Lebrun


Resumé Ce n’est pas le café du commerce, mais la radio considérée comme un espace offert aux auditeurs-participants. L’émission de Jean Lebrun suppose une vraie préparation. Elle fait place à la culture de tous, savants et modestes, au-delà des révérences obligées ou des contestations stériles.

Projet – En 1980 – vous étiez encore jeune enseignant –, vous écriviez dans une « humeur » sur la correction des épreuves du bac « il nous faut redevenir des hommes de parole et de vent, travaillés par le désir de comprendre et de dire »1. N’est-ce pas une définition de l’homme de radio que vous êtes devenu ?

Jean Lebrun – Je ne me souvenais pas avoir dit cela. C’est un peu emphatique, non ? Si je suis toujours en accord avec cette phrase, c’est que je suis devenu un homme de courant d’air : les médias se glissent partout, n’est-ce pas ? Je suis arrivé dans le journalisme déjà un peu constitué, sinon achevé (à La Croix, j’ai appris la précision), et j’ai eu cette chance de ne jamais avoir vraiment de « chef » à la radio. Cette extrême liberté m’a permis de construire mon petit monde et d’organiser mon rêve. L’émission du matin ressemblait un peu à la Célesteville de Babar, ma cité idéale où j’ai formé pas mal de petits éléphants, organisant même de temps à autre des aventures, voire des canulars, dans des émissions parfois abracadabrantes que j’ai évoquées dans un petit livre 2. À force d’exercer cette liberté, conquise aussi en ne faisant pas trop d’erreurs dans le traitement de l’actualité, je suis devenu un peu un monument historique de France-Culture, et quand j’ai abandonné la tranche horaire du 7h-9h, Laure Adler, qui venait d’arriver à la direction de la chaîne, m’a dit à peu près « fais du Lebrun, à une heure moins contraignante ». Ce fut « Pot au feu », puis « Travaux publics », un voyage qui dure encore dans la France d’aujourd’hui, et nous mène quotidiennement tel le chariot des comédiens du Capitaine Fracasse, sur des scènes de hasard, en général des cafés mais aussi bien des lieux plus improbables.

Projet – C’est un paradoxe : cette radio vivante est aussi une radio savante. À quoi répond ce besoin d’expertise au café du commerce, si c’est un besoin ?

Jean Lebrun – D’abord, je dirai que je suis resté un peu prof ! Je tente de définir le sujet et de prendre l’auditeur au sérieux : à France-Culture il est aussi curieux, documenté et vigilant que l’abonné perpétuellement mécontent du Monde. L’improvisation et la fantaisie ne sont possibles que si elles sont précédées d’une vraie préparation et d’une bonne documentation. Aujourd’hui, je peux souvent me passer de notes, dans la mesure où je me suis identifié au sujet que je traite (ce n’est possible que dans quelques domaines, le politique, le social, l’international, à force d’habitude. Mais certainement pas celui des sciences exactes, je n’en serais pas capable !). À France-Culture, je ne pense pas être le seul à avoir gardé une conception écrite de la radio : une émission est comme un scénario, le rythme de son déroulement est prévu assez minutieusement et il est d’abord écrit, même s’il peut être oublié. Les auditeurs de la fin d’après-midi sont moins disponibles, plus difficiles à « accrocher » que le matin. La tranche horaire de « Travaux publics » (18h30-19h30) ne comporte pas de bulletin d’information – ce qui me semble un défaut – et les gens sont fatigués après leur journée de travail. Il ne faut pas remplir le temps avec du bavardage – ce qu’on me reproche d’ailleurs parfois – ni prédécouper la conversation avec des chroniques, des jingles, des rendez-vous obligés, mais créer des seuils, des échappées, des panoramas comme dans une route en lacets, qui remonterait évidemment sa pente plutôt que de la descendre.

Projet – L’émission se déroule chaque jour en public. Mais le public est-il le tout-venant ? Et comment mesurer la différence entre le café parisien El Sur et celui d’une petite ville de province ? Le direct réserve sans doute des surprises.

Jean Lebrun – La parole, recommandait Montaigne, moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute ! Il s’agit un peu de doter l’auditeur d’une bouche, de le faire passer du statut de consommateur silencieux à celui d’auditeur participant, mais il s’agit aussi de montrer la diversité de la France et de ses populations. Avec des risques, bien sûr, puisqu’on ne sait jamais ce qui va se passer en public. On peut faire émerger aussi bien l’ennui que l’indifférence ou la colère, le pire à gérer pour un homme de radio étant sans doute l’indifférence.

L’invité de l’émission est lui aussi soumis à cet imprévisible, même s’il est protégé par l’animateur. À Wazemmes, où nous avons fait six émissions au printemps dernier, j’ai eu le trac comme lorsque j’étais prof d’histoire à Saint-Denis, il y a 30 ans, et que j’avais entre autres une classe de seconde technique difficile à maîtriser. Dans cet estaminet du Nord, bourré de grandes gueules dignes de la « commune libre de Montmartre », j’avais invité pour la première de ces émissions Jacques Duquesne ; il a tenu une heure sous les lazzis et malgré les provocations, il a même chanté en chti et il a conquis le public. Mais nous avons souffert tous les deux ! La seconde semaine, j’ai organisé autrement la salle, pour contenir les consommateurs ! Il faut dire que le projet était audacieux pour l’endroit : il s’agissait de parler du XXe et du jansénisme… Il y avait dans le public des gens qui avaient vu l’exposition lilloise sur Philippe de Champaigne et l’émission a été non seulement beaucoup plus calme mais réfléchie. Le patron du café s’amusait de ce genre de situations, il aimait bien ce côté foire, me jugeait comme un acrobate – attendant ma chute. Il est sans doute à l’origine de la manifestation de militants et de sans papiers qui assiégeait son bistrot le jour où notre émission était consacrée à la politique, à la veille des législatives.

À Bordeaux, en revanche, à l’automne 2006, l’invité était Alain Juppé dont on a compris, depuis, qu’il ne pouvait changer ; il m’avait demandé de ne pas laisser intervenir des militants d’extrême-gauche, souvent intolérants il est vrai et venus en force, prêts à l’invective. Je lui ai obéi, mais au bout de 45 minutes, quelques individus ont pris la parole puisqu’on ne la leur avait pas donnée. Ils ont entonné l’Internationale, provoquant le départ brutal d’Alain Juppé avant la fin de l’émission. J’aime bien ce genre de défis, à condition que mes invités les relèvent aussi. Mais conviés à la radio, ils ne s’attendent pas à se retrouver dans une réunion comme il s’en tenait autrefois sous les préaux, avec le poivrot et le provocateur de service : il faut les comprendre !

Pendant longtemps, quand je faisais l’émission le matin, elle ressemblait un peu à un cours magistral ! J’entrais pourtant dans l’intimité des logis ! Combien d’auditrices m’ont dit : « vous êtes l’homme en compagnie duquel je me suis réveillée le plus souvent ». On comprend que j’aspire maintenant à une relation à moindre distance. Entre les deux tours de l’élection présidentielle, nous avons fait un petit tour du sud de la France en étant accueillis uniquement chez les auditeurs. Je me souviens de l’envie exprimée par un reporter de France Info nous surprenant dans le jardin d’Étienne Chouard, en compagnie du boucher et de l’instituteur de l’endroit : « Ah ! la radio comme on en rêve ! »

Projet – J’insiste : vous voulez faire du public des questionneurs et des chroniqueurs du temps présent. Comment gérez-vous la variété de ce public ? Il y a aussi des gens qui ne prendront jamais la parole, des vieilles dames, et ceux dont vous dites dans votre livre « esquisser une silhouette de moche, c’est échapper à la tyrannie des visibilités, c’est aussi refaire une petite place à la culture du pauvre » (p. 67).

Jean Lebrun – Bien sûr ! Si mon émission a, parmi ses fonctions, celle de faire parler ceux qui resteraient silencieux sans elle, elle ne déclenche pas automatiquement l’expression. Ces choses peuvent se produire à retardement. Exemple, récemment, deux émissions sur Germaine Tillion à l’occasion de ses cent ans, une sur la résistance et Ravensbrück, et l’autre sur l’Algérie, enregistrées dans notre repaire parisien du boulevard Saint-Germain, le café El Sur. Lors de la première émission, j’ai vu plusieurs vieilles dames, rescapées de Ravensbrück, nouées par l’émotion en entendant les chansons de l’opérette composée là-bas par G. Tillion et incapables d’ouvrir la bouche. Cependant l’une d’entre elles, à la fin de l’émission, est venue me raconter ce qu’elle avait sur le cœur. Le lendemain, à propos de l’expérience algérienne de Germaine Tillion, des Algériens militants se sont tenus silencieux au cours de l’émission mais l’un d’entre eux s’est exprimé longuement après. L’émission a donc un petit aspect cabinet de psychanalyse collective. Cette thérapie ne me déplaît pas, mais elle n’a aucun effet à l’antenne.

Un exemple plus clair encore. À Strasbourg, au café Michel, l’une de mes étapes favorites, il s’est passé beaucoup de choses très belles, dont celle-ci : Alain, jardinier municipal ermite et hirsute, un homme des bois comme le sont parfois les auditeurs de France-Culture, venait assister à l’émission mais restait caché. Un soir, après « Travaux publics », il m’aborde dans la rue et me raconte l’histoire des sculptures sur lesquelles il veille dans son jardin. Il me demande de venir les voir et j’y suis allé. À l’émission suivante, il est sorti de sa cachette, une autre fois il a chanté une de ses compositions en public, puis il a fait venir des copains – aussi étranges et attachants que lui. Nous correspondons par mails de façon très régulière. Bref, je crois avoir contribué à le sortir de la sauvagerie, sans doute parce que je suis moi-même, en dépit des apparences, un sauvage qui déteste les circuits du sens commun.

Projet – Mais vous avez besoin, dans le public de l’émission, d’autres gens, qui n’ont pas peur du débat, qui ont des choses à dire, et même qui veulent témoigner. En plus, le public est vu.

Jean Lebrun – Évidemment, je dis que, dans notre petite république de la parole, j’ai besoin de gens intelligents, ce qui ne veut pas dire des gens instruits… Il faut surtout des gens qui aient envie de vivre en bonne intelligence, d’écouter les autres et de parler avec eux, de se voir en face à face, en somme : de se considérer.

C’est à ce stade de l’écoute mutuelle que l’image pourrait avoir un intérêt dans une émission de radio. Quelquefois, nos auditeurs saisissent eux-mêmes une caméra et filment « Travaux publics » en mouvement : le producteur allant avec son micro de l’un à l’autre, s’agenouillant devant celui-ci, tançant celui-là et les participants s’interpellant, nous mettons ensuite les images sur Daily motion ou sur tel site net avec qui nous faisons association pendant un moment. Et sur leur écran d’ordinateur, les auditeurs devenus spectateurs s’aperçoivent que « Travaux publics » ressemble, toutes proportions gardées, au « Droit de réponse » de Polac autrefois. C’est d’ailleurs une évolution générale : chaque média devient multimédia et l’homme de radio qui croyait s’imposer par le retranchement – ne pas être vu, ne pas être lu mais entendu seulement – doit consentir à montrer son visage et son corps et tenir son blog !

Projet – Travaux publics est une émission de découverte de la France et des Français : les lignes de chemin de fer, les lieux qui parlent d’eux-mêmes… Est-ce en réaction à un monde qui devient illisible, parce que parcouru trop vite, que vous prenez le temps de traverser la France profonde ?

Jean Lebrun – Oui, ma seule ligne est la ligne de chemin de fer. Le Tgv me mène jusqu’aux métropoles : la population y est complètement mélangée et les comportements y obéissent encore à des traditions. L’autre jour, regardant la carte du vote Bayrou à l’élection présidentielle, je faisais remarquer à mon interlocuteur qu’elle ressemblait à la carte du Mrp. Et lui de répondre « Non, c’est la carte des prêtres réfractaires en 1793 ». Et pourtant, dans les métropoles, les bases économiques ont changé, les populations sont brassées ; les comportements spécifiques demeurent néanmoins ! À Lyon, les gens sont précautionneux et pudiques comme des Lyonnais, alors qu’ils ne sont plus guère lyonnais d’origine. Et à Marseille, ils sont prêts à vous chahuter sans être de vrais Marseillais…

J’aime bien les Ter qui mènent jusqu’aux sous-préfectures. C’est un réseau que je dirais vidé de sa substance, celui des villes qui respirent l’accablement de leur déclassement. Pourtant, la France est encore organisée autour de ces villes : j’ai vu une réglementation très récente exigeant que les routes qui mènent des préfectures aux sous-préfectures de chaque département soient couvertes par le réseau des grands opérateurs de téléphone mobile.

À l’inverse, certains villages peuvent maintenant se hausser du col et prétendre à la dimension monde. Nous avons contribué à faire connaître Blumeray, cent habitants à peine en Haute-Marne désertifiée. Pas de commerce, pas d’école mais quelques individualités débrouillées qui nous ont attirés, retenus et nous fabriquent très régulièrement des émissions, pour nous à France-Culture, et aussi bien pour France Inter et RFI. Le tour de France est passé à Blumeray, un candidat à la présidentielle y a passé un après-midi.

Mais, en règle générale, notre émission est souvent plus difficile à monter dans les villages car le public nous identifiant se fait rare et que les acteurs y posent parfois des problèmes. J’ai fait, par exemple, une expérience difficile dans un village de montagne que je connaissais bien pour y avoir passé de nombreuses vacances. À mon arrivée, je pensais que tout irait bien. Or deux heures avant l’échéance, chacun voulait se retirer dans sa tente ! Les gens ont fini par venir pour me faire plaisir, mais tous se regardaient en chiens de faïence, l’ambiance était électrique, un micro n’a pas fonctionné et nous avons fini par essuyer un vrai tremblement de terre, de faible intensité il est vrai. Un seul micro acceptait encore de fonctionner et le mal était trop profond pour qu’il ait une fonction thérapeutique.

La radio ne peut, en quelques séances et par un coup de baguette magique, créer une culture du dialogue quand elle n’existe pas. Les endroits où « Travaux publics » est utile sont ceux où aucun clan, aucun camp n’est assez fort pour faire taire l’autre, où aucun monopole ne peut s’exercer impunément. La Vendée rurale sous le contrôle de Philippe de Villiers, Montpellier sous la férule de Georges Frêche sont des lieux détestables, où on ne peut s’exprimer que sur le mode de la révérence soumise ou de la contestation amère, tandis qu’à Rennes ou Strasbourg, où se pratiquent deux, voire trois langues, où on a le choix entre deux écoles, où l’emploi public engendre moins de clientélisme, la parole est plus souple, moins prévisible et l’action plus collective. « Gloire aux pays qui se parlent », disait Clémenceau !

Projet – Vous n’êtes pas seul pour préparer vos émissions. Vous vous êtes fabriqué un style à vous en bricolant l’existant. L’imposez-vous à votre équipe, et comment leur communiquez-vous votre inspiration ?

Jean Lebrun – J’ai en effet une équipe qui varie entre cinq et dix personnes qui se réunissent toutes les semaines pour discuter le programme en cours. France-Culture est une entreprise un peu spéciale où la diversité pourrait être grande tant le recrutement est peu codifié : parmi mes collaborateurs, on compte un russe et un turc, par exemple. Il y a aussi tel garçon de sensibilité de droite et des jeunes « altermondialistes », verts et blancs, classiques. Leur connaissance d’un réseau, propre à chacun, me permet d’aller plus loin dans cette terra incognita qu’est la France. Je ne suis pas sûr que tous comprennent toujours ce que je veux, c’est en partie pour cette raison que j’ai écrit ce petit livre dans lequel j’exprime à la fois ma conception du travail et mes idéaux. Je ne suis pas sûr non plus que tous soient d’accord avec mes idées, mais ils apprécient de faire leurs armes avec moi pour voler ensuite de leurs propres ailes. Certains le font très bien, comme Raphaël Krafft. Il n’a pas poursuivi d’études supérieures ni classiques, ni journalistiques mais il parle plusieurs langues et j’allais dire, plusieurs médias – l’écrit et la radio en tout cas. Pendant la dernière période électorale, il a parcouru le pays à bicyclette, vendu ses reportages à la radio suisse romande ou aux Américains, tenu un blog – bicyclette2007.com – et prépare un livre. C’est ainsi qu’il faut travailler maintenant. S’appuyer sur une PME comme France-Culture et fabriquer sa TPE.

Projet – Cette équipe sillonne en partie la France avec vous. Avez-vous l’objectif d’en faire de bons connaisseurs du terrain ?

Jean Lebrun – Je vous l’ai dit, ils ont chacun leur réseau qui m’apporte beaucoup. La France devient illisible, parce que les relais journalistiques ont disparu : autrefois, les journalistes collaient à la rue, au zinc des bistrots, aux usines et aux commissariats de police. Aujourd’hui, ils sont collés à leur ordinateur et risquent de s’ossifier. Quant aux sièges des journaux, ils se sont déplacés dans les zones industrielles, autant dire nulle part. Les membres de mon équipe découvrent avec moi un peu des secrets de la France à faire partager aux auditeurs et j’essaie de les empêcher de rester enfermés dans la maison de la radio. C’est un heureux contrepoint, qui peut même remplacer avantageusement le formatage des écoles de journalisme.

Projet – Dans cette manière de travailler, comment choisissez-vous les sujets et le rythme des émissions ?

Jean Lebrun – Je suis toujours obligé de composer avec le public, et quand je me déplace, le lieu aussi impose ses contraintes, qui peuvent orienter différemment l’émission. À Wazemmes, je n’aurais pas pu inviter un représentant du Medef…

L’idéal, comme le disait Karl Kraus, serait un journal paraissant seulement les jours où cela est nécessaire, mais nous, nous sommes obligés de paraître tous les jours ! En revanche, le précepte de K. Kraus est en train de trouver une réalité sur internet qui n’impose pas de format régulier. Pour moi qui dois être là quotidiennement et à heure fixe, j’épouse l’actualité, mais en la pliant à certaines de mes préférences. Je travaille aussi – et j’y tiens – en fonction de mon plaisir, de mes centres d’intérêt et de ceux des membres de l’équipe. Il y a une part de jeu, d’aveu de nos goûts, même s’ils paraissent bizarres. Il ne faut ni régularité ni répétition. L’auditeur doit nous prendre pour Pic de la Mirandole, alors que nous ne le sommes pas. Nous devons le surprendre par nos acrobaties, nos grands écarts, tout en gardant la fluidité de l’écureuil qui change sans heurt de branche et de hauteur. Le jeu doit être réel et perpétuel ; s’il n’y a pas de plaisir, il n’y a pas de radio.



1 / . Projet n° 149, novembre 1980, p. 1145 et ss.

2 / . Jean Lebrun, Journaliste en campagne, éd. Bleu autour, Saint-Pourcain-sur-Sioule, 2006.


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