Attention, vaches ! ©Frédérique Voisin-Demery
Attention, vaches ! ©Frédérique Voisin-Demery


Entretiens croisés – Les agriculteurs ne sont plus allergiques à l’écologie. Mais la vice-présidente du principal syndicat agricole français en appelle au réalisme économique : elle demande du temps, de la souplesse – en un mot, de la confiance – dans la mise en œuvre de pratiques plus respectueuses de la nature. Pas de quoi convaincre le porte-parole de l’association France nature environnement, qui s’inquiète de voir au rouge les clignotants environnementaux.

Tout le monde agricole parle aujourd’hui d’environnement. Dans la jungle sémantique, quel vocabulaire utilisez-vous ?

Jean-Claude Bévillard (France nature environnement, FNE) L’agriculture « durable » ne veut plus dire grand chose ! Mais la durabilité suppose que le monde agricole respecte ses outils de production : le sol, la biodiversité, l’eau… afin de pouvoir produire aujourd’hui et demain. Je préfère parler d’une transition écologique de l’agriculture visant à relever un double défi alimentaire et environnemental.

Christiane Lambert (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) La FNSEA a adopté l’objectif de la « croissance verte » : qui dit croissance dit production, mais avec une meilleure prise en compte de l’environnement et une diminution des impacts négatifs. Il s’agit de concilier performance économique et performance écologique. Le « verdissement » de la Politique agricole commune (Pac), défendu par le commissaire européen Dacian Ciolos, permettrait de pérenniser les soutiens à l’agriculture en les légitimant vis-à-vis de l’opinion. Mais attention aux nuances de vert !

L’agriculture se voit assigner trois objectifs : produire, rémunérer l’emploi, respecter l’environnement. Depuis l’après-guerre, le premier l’emporte. Pourquoi FNE et FNSEA ne font-ils pas alliance pour rééquilibrer l’équation ?

J.-C. Bévillard – Quel est le projet des pouvoirs publics ? Les agriculteurs ne peuvent pas se passer de leur soutien, or il leur a longtemps été demandé de produire plus et pas cher. Aujourd’hui, on veut protéger l’environnement. Ni les producteurs, ni les consommateurs ne s’y retrouvent, et les contribuables s’interrogent. Le discours de la profession agricole, qui attend une aide au revenu, est source de confusion : pourquoi la collectivité aiderait-elle une profession en particulier ? La rémunération agricole pourrait être fonction du service rendu dans l’intérêt général : produire en quantité et en qualité, contribuer à l’aménagement du territoire… Mais dès lors que le soutien public propose d’aider les agriculteurs à assumer des fonctions non rémunérées par le marché, toutes les pratiques n’ont pas vocation à être soutenues : il faut préciser lesquelles.

Pendant longtemps, on a estimé que le salut, pour un exploitant, passait par une augmentation de la production. Ce modèle est à bout : beaucoup qui brassent un chiffre d’affaires élevé ne dégagent qu’un faible bénéfice. Sur un cochon, un agriculteur breton gagne parfois 15 euros seulement… Il suffit d’une variation du marché pour que la marge disparaisse ! Cette faible rentabilité dissuade les jeunes, qui doivent investir énormément, de s’installer. D’où la difficile transmission des exploitations. Et ce sont de grandes sociétés qui rachètent… pour récolter les aides de la Pac !

Plus que le volume, c’est la valeur ajoutée qui importe aujourd’hui, ce qui appelle à s’orienter vers des productions de qualité, avec de bas niveaux d’intrants et des circuits de distribution plus courts. Aussi avons-nous proposé que la nouvelle Pac incite l’agriculture à rechercher un lien plus fort au sol, à utiliser au maximum les ressources de son territoire, et ainsi à diminuer les intrants (engrais, produits de traitement, énergie achetée à l’extérieur, nourriture pour l’élevage…). Nous promouvons une agriculture moins spécialisée.

C. Lambert – Nous avons pour objectif de produire plus, ou au moins autant, et davantage en valeur, tout en respectant les ressources naturelles, qui constituent notre outil de travail. Certes on observe des dégradations de l’environnement, mais ce n’est pas Apocalypse Now ! Souvent des situations problématiques – comme celle de l’élevage porcin breton dans les décennies 1980-1990 – sont extrapolées à toute la France. Qui sait que la densité de l’élevage est insuffisante dans certaines régions ? En Lozère, les écologistes protestent contre la création d’une porcherie de 80 bêtes en disant : « On ne veut pas devenir la Bretagne ». Mais la densité n’est pas du tout la même ! S’il y a un endroit où épandre du lisier, c’est bien dans le Lot ou en Lozère.

J.-C. Bévillard – Certains problèmes concernent toutes les régions : celles qui produisent du lait de façon moins intensive se trouvent en déséquilibre quand les cours baissent à cause d’une surproduction globale. De même, en concentrant l’élevage porcin, la Bretagne renvoie non seulement une image négative des éleveurs, mais elle freine le développement d’un tel élevage ailleurs. Si les contextes sont différents, les régions ne sont pas isolées. Le fait que l’agriculture détruise son outil de travail pose finalement une question de société, qui exige une vraie politique agricole.

C. Lambert – Le prix du lait ne dépend pas tant de la production d’autres régions que de celle de la Nouvelle-Zélande ! Les facteurs déterminants pour les grands produits sont désormais internationaux : l’augmentation du prix de la viande fait suite au Printemps arabe… Le dialogue entre agriculteurs et écologistes souffre de positions quelque peu rigides, qui aboutissent à des oppositions frontales. Or, pour évoluer, les agriculteurs ont besoin – comme les élèves – que leurs progrès soient reconnus, mais certains jettent de l’huile sur le feu. La FNE – comme la FNSEA – est composite : il nous faut éviter de céder à ceux qui cherchent à pérenniser les affrontements et trouver des accords plus structurés.

J.-C. Bévillard – En effet, le climat s’est de nouveau tendu depuis deux ou trois ans. Mais où y a-t-il une véritable évolution ? La Bretagne cumule les problèmes, les systèmes d’irrigation aussi, la pollution atteint les nappes phréatiques des régions de grandes cultures, la population des oiseaux du terroir – comme celle des abeilles – décline fortement, tandis que les infrastructures agroécologiques (haies, bosquets…) perdent du terrain. Qui mène la danse, sinon les céréaliers et les irrigants ? Comment faire confiance quand aucun signal positif n’est donné ? Si la tendance se poursuit, on aura tout perdu : les ultras l’emporteront.

« Pollution des nappes phréatiques, déclin des abeilles… Comment faire confiance quand aucun signal positif n’est donné ? » J.-C. Bévillard, FNE


À écouter Olivier De Schutter (rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à l’alimentation), l’agroécologie combine toutes les vertus : sociale, environnementale, productive. Pourquoi la conversion n’est-elle pas plus franche ?

C. Lambert – Olivier De Schutter est un militant, non un praticien. Si l’agroécologie était si géniale, ça irait plus vite ! Dès lors qu’elle ne rencontre pas un intérêt économique, et si elle ne s’opère pas par étapes (avec du conseil, de l’accompagnement), elle ne passera pas. Pourquoi les prairies disparaissent-elles ? Parce que l’élevage est moins rémunérateur. Mais je suis optimiste : de plus en plus d’agriculteurs s’intéressent à l’agroforesterie et l’évolution des modes de consommation amène des changements. L’agroécologie prendra différentes formes, y compris en grandes cultures : les huit principales coopératives françaises ont ainsi adopté aujourd’hui l’agriculture écologiquement intensive[1].

« Si l’agroécologie ne rencontre pas un intérêt économique, elle ne passera pas. » C. Lambert, FNSEA


J.-C. Bévillard – Je suis moins optimiste sur le rôle des coopératives : ces acteurs clés des secteurs en amont et en aval de la production se cramponnent à l’existant. La culture dominante, marquée par l’obsession des volumes, doit aussi évoluer. Et les céréaliers – 10 % à 20 % des agriculteurs – ne sont guère incités à faire évoluer leurs pratiques tant ils dégagent de revenus, dopés par la hausse des prix (le revenu agricole moyen, lui, n’est pas très élevé). Mais leurs exploitations posent de gros problèmes : perte de matière organique des sols, pollution des nappes phréatiques, régression de la biodiversité… Ce système précaire ne pourra pas perdurer.

La production agricole nourrit aujourd’hui les animaux, les moteurs, les usines et les humains. Comment prioriser ?

J.-C. Bévillard – La production végétale est de plus en plus destinée à nourrir le bétail, ce qui est totalement irrationnel : il faut cinq à six calories végétales pour produire une calorie animale. Il en résulte une course aux rendements. Or l’obtention d’un quintal supplémentaire demande une forte hausse de la fertilisation et des traitements. D’où l’engagement de toute une catégorie d’agriculteurs dans une révolution agronomique, à leur niveau : tout en restant « conventionnels », ils s’inspirent des pratiques de l’agriculture biologique, s’appuient davantage sur les assolements, réajustent leurs objectifs, développent des systèmes performants aux plans agronomique et économique. Ce sont des agriculteurs que l’on retrouve dans les Réseaux d’agriculture durable, plus récemment dans l’agriculture à Haute valeur environnementale ou l’Agriculture écologiquement intensive.

C. Lambert – Ces dernières années ont vu une hausse de la production destinée à l’alimentation humaine, mais il est vrai que 50 % des céréales vont vers l’élevage. Est-ce toutefois un mal si une région veut maintenir ses volumes de production ? En appliquant les réglementations de façon tatillonne, la France a réduit de 20 % sa production de volailles, quand l’Allemagne l’augmentait de 67 %… Comme le dit en substance Stéphane Le Foll [ministre de l’Agriculture] : « Il ne faut pas penser qu’on va résoudre la question de l’environnement uniquement en réduisant la production animale. » Il ne faut pas non plus minimiser la production d’énergie : les biocarburants représentent 2 % de la surface agricole en France, contre 17 % en Allemagne, afin de produire du méthane.

La position de la FNSEA n’est-elle pas piégée par la posture de son président, dont l’entreprise, Sofiprotéol, est leader français des agrocarburants et de la nutrition animale ?

C. Lambert – La FNSEA n’a pas attendu la présidence de Xavier Beulin pour travailler sur les agrocarburants : elle le fait depuis trente ans ! Et le président ne décide pas seul : cette orientation a été adoptée à l’issue d’un vote à l’unanimité. Dans mon exploitation, je produis du colza car c’est là que se trouvent les débouchés : je les vends à une usine de diester [carburant élaboré à partir de colza et de tournesol] et je récupère les tourteaux pour nourrir mes porcs. Ainsi, ils mangent des produits non importés.

J.-C. Bévillard – Nous ne faisons pas d’allergie aux agrocarburants, mais ce n’est pas une énergie d’avenir. Ils posent des problèmes planétaires : le soja latino-américain contribue à la déforestation de l’Amazonie et l’huile de palme à celle de l’Asie du Sud-Est. Ce système est intenable, tout comme celui qui permet l’importation pour le bétail de soja OGM dont la production est interdite en Europe ! Le président de la République a affirmé haut et fort la nécessité d’une régulation… mais il en est resté aux mots.

C. Lambert – Oui à la régulation. Mais ce n’est pas l’orientation de l’Organisation mondiale du commerce : Pascal Lamy a été élevé dans l’idée que la libéralisation est en soi source de richesse et il n’en démord pas. Suite aux émeutes de la faim, le G20 de Cannes a certes conclu au besoin de régulation des produits agricoles. Neuf lignes, qui ont notamment abouti à la création d’un groupe de réaction rapide, présidé par le gouvernement français actuel. Ce système a permis, récemment, d’éviter que l’Ukraine (troisième exportateur mondial) ne décrète un embargo sur ses exportations de céréales. Mais les mécanismes de régulation – comme les minima garantis par l’Union européenne – ont été relâchés et ce sont finalement les professionnels qui en recréent.

Le monde des agriculteurs est atomisé face aux fournisseurs d’intrants comme face à la grande distribution. Dans un souci agroécologique, faut-il tourner le dos au marché mondial pour s’inscrire dans des filières courtes ?

J.-C. Bévillard – Un lien est à recréer entre l’agriculteur et le consommateur, qui doit réapprendre la saisonnalité. Mais ne rêvons pas : il ne s’agit pas de vendre toute la production au bout du champ ! Il faut surtout veiller à préserver un bénéfice réel pour l’agriculteur. Aujourd’hui, les grandes surfaces jouissent d’un pouvoir démesuré. Leur logique aboutit à la standardisation, d’où l’irrigation, la fertilisation, les traitements… Il faut diversifier !

« Un lien est à recréer entre l’agriculteur et le consommateur, qui doit réapprendre la saisonnalité. » J.-C. Bévillard, FNE


C. Lambert – Les grandes cultures supposent des circuits longs. Les fruits et légumes se prêtent davantage aux circuits courts. Même si les volumes sont limités, 20 % des agriculteurs font de la vente directe : celle-ci permet de recréer du lien et aide à la compréhension mutuelle. Le règlement issu du Grenelle prévoyant 20 % de bio dans les cantines scolaires a provoqué une bronca dans ma région : on importait en janvier des fraises d’Argentine ! La concertation a permis d’y substituer des productions locales. De là à tourner le dos au marché mondial ? Le gouvernement constate, à l’inverse, que les coopératives françaises n’ont pas la taille critique pour être performantes au plan international. Depuis que les frontières se sont ouvertes sur le Maghreb, les prix de la viande bovine sont en hausse. L’harmonisation des normes sanitaires par l’État, l’accompagnement par la Sopexa[2] et le regroupement des agriculteurs français[3] ont permis aux petits groupes de producteurs du Massif central, entre autres, de conquérir ces nouveaux marchés. Si ces derniers sont au Liban, le producteur y retrouvera son troupeau ! Et si la France n’y allait pas, l’Uruguay irait : avec quelle empreinte écologique ?

J.-C. Bévillard – Il faut être vigilant par rapport à tout ce qui tend à standardiser et à tirer les prix vers le bas. Pour combien de temps ces nouveaux marchés se sont-ils ouverts ? On y a gagné un peu sur le moment, mais après ? Le marché intérieur européen devrait être la priorité.

La FNSEA dénonce « l’écologie punitive ». Mais de là à lancer une pétition contre la directive nitrates ? Ne faut-il pas en venir aux sanctions quand la consommation de produits phytosanitaires continue d’augmenter, malgré l’engagement du Grenelle de l’environnement à la diviser par deux d’ici 2018 ?

C. Lambert – La France se distingue par le zèle de son administration dans l’application des directives européennes : on en vient ainsi à importer des poireaux belges traités avec des produits phytosanitaires interdits en France ; on prohibe pour l’élevage des antibiotiques autorisés ailleurs… En matière de réduction des nitrates, la France a décidé d’atteindre les objectifs plus vite que tout le monde, qui plus est en fixant des valeurs seuils sans fondement scientifique pour l’extension des zones vulnérables (où l’usage des produits fertilisants est restreint). Cette vision descendante est un mal français : un département comme le Lot est concerné, alors qu’il ne compte guère que prairies sèches, landes et élevage de moutons. Même si le taux de nitrates s’est par exemple amélioré dans 28 des 30 cours d’eau du Maine-et-Loire, la France se fait à présent rattraper par la patrouille… Nous demandons une adaptation régionale et locale des mesures : davantage de subsidiarité !

Concernant les produits phytosanitaires, la réglementation prévoit le retrait de 53 molécules, mais les agriculteurs se heurtent à des impasses techniques. L’augmentation de leur utilisation est à resituer par rapport à l’année de référence : en 2011, une conjonction d’événements climatiques a amené les agriculteurs à traiter davantage leurs cultures. Par ailleurs, les financements professionnels ont permis à 170 000 agriculteurs (sur 390 000) de se former à un usage des pesticides plus approprié et plus protecteur de leur santé, et d’en réduire l’usage de 10 à 20 %.

J.-C. Bévillard – La diminution de pesticides ne peut pas être linéaire, mais cela fait trois ans que la consommation augmente ! Et si la France a un contentieux avec l’Union européenne autour des nitrates, c’est bien parce que les objectifs ne sont pas atteints dans de nombreuses zones, quand ils n’ont pas régressé !

La France peut-elle jouer un rôle pionnier, au plan international, dans la transformation du modèle agricole ?

J.-C. Bévillard – La France doit être exemplaire et tirer sa compétitivité d’une qualité accrue, source de plus-value. Elle doit miser sur un tissu agricole resserré, avec davantage d’exploitations. Mais la tendance actuelle, rompant avec notre tradition, tire vers le modèle allemand, avec une plus faible densité agricole. Ce n’est pas le système agroindustriel qui nous sortira de l’ornière.

C. Lambert – Je n’aime pas cette expression : je vends mes porcs à l’industrie et la viande porcine est prisée des consommateurs car elle est peu chère. La France pionnière ? Elle n’est pas à la traîne : l’Italie elle aussi est rattrapée par la directive nitrates… Mais la société passe aux agriculteurs une commande qualitative qui n’est pas honorée. Jean-Claude Bévillard est dans son rôle quand il aiguillonne. Je vois pour ma part les esprits évoluer : il n’y a plus chez les agriculteurs d’opposition à l’écologie. J’en veux pour signes la certification écologique de produits cosmétiques ou détergents (démarche « Planète bleue ») ou les chartes de l’Irtac[4] pour des grandes cultures (blé, maïs, orge…) respectueuses de l’environnement. De plus en plus d’agriculteurs témoignent d’un changement de système de production, en utilisant le compost, la diversité des assolements…

« La société passe aux agriculteurs une commande qualitative qui n’est pas honorée. » C. Lambert, FNSEA


Évidemment tous les agriculteurs ne s’approprient pas l’enjeu au même rythme. Il y a les locomotives, les défricheurs, et puis les wagons, qui ont besoin d’être accompagnés. Il y a aussi des poches de résistance. Le défi actuel est celui du nombre. Les changements n’auront d’incidence sur l’environnement que s’ils sont pratiqués par une majorité : 8 à 10 % d’agriculteurs ne suffiront pas. L’idéal serait d’avoir des signaux du marché, mais les pratiques plus vertueuses ne trouvent pas encore de reconnaissance en matière de prix. Et l’agriculture est un paquebot : on ne réoriente pas du jour au lendemain des exploitations endettées sur des décennies… Dès lors, encourageons les pratiques qui vont dans le bon sens !

Propos recueillis par Jean Merckaert le 12 décembre 2012



[1] Voir l’article de Michel Griffon, Vers une septième révolution agricole, dans ce dossier.

[2] Agence marketing qui accompagne les acteurs du secteur agroalimentaire dans leur développement.

[3] Au sein du Groupement pour l’export français de viande, bétail et génétique (GEF) lancé le 9 novembre 2011.

[4] L’Institut de recherches technologiques agroalimentaires des céréales (Irtac) promeut des chartes de production qui définissent des règles visant à concilier qualité sanitaire, qualité technologique, protection de l’environnement, compétitivité des productions et transparence des pratiques.

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