live together - Vivre ensemble, collage by Patrick Pinon. Street art à Montmartre, Paris ©Jeanne Menjoulet
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Pour Serge Paugam, quatre types de liens attachent les individus entre eux et à la société. Si ces liens sont aujourd’hui plus fragiles, c’est surtout leur entrecroisement inégal, selon les individus, qui affecte la société tout entière. Le vivre-ensemble serait-il toujours possible face à ces diversités ?

L’individu ne peut vivre sans attaches et il passe sa vie à s’attacher - ou à se rattacher après une rupture : à sa famille tout d’abord, mais aussi à ses proches, à sa communauté ethnique ou religieuse, à ses collègues de travail ou à ses pairs, aux personnes qui partagent les mêmes origines géographiques, sociales ou culturelles, et bien entendu aussi aux institutions de son pays de naissance ou de celui dans lequel il a choisi de vivre. Autrement dit, l’homme est anthropologiquement solidaire, il ne peut vivre sans ces attachements multiples lui assurant à la fois la protection face aux aléas du quotidien et la reconnaissance de son identité et de son existence en tant qu’être humain.

Mais que signifie vraiment l’attachement dans une société d’individus autonomes ? Durkheim consacra sa vie à essayer de répondre à cette question qu’il formulait dès 1893, dans sa thèse sur la Division du travail. Pour y répondre, il faut partir de la définition qu’il donne de la morale : « Est moral, peut-on dire, tout ce qui est source de solidarité, tout ce qui force l’homme à compter sur autrui, à régler ses mouvements sur autre chose que les impulsions de son égoïsme, et la moralité est d’autant plus solide que ces liens sont plus nombreux et plus forts ». Selon lui, la société est la condition nécessaire de la morale : « Elle n’est pas une simple juxtaposition d’individus qui apportent, en y entrant, une moralité intrinsèque ; mais l’homme n’est un être moral que parce qu’il vit en société, puisque la moralité consiste à être solidaire d’un groupe et varie comme cette solidarité[1] ».

C’est l’attachement aux groupes et à la société qui fonde la morale. Non la liberté, mais l’état de dépendance qui contribue à faire de l’individu une partie intégrante du tout social et partant, un être moral. « Faites évanouir toute vie sociale, et toute vie morale s’évanouit du même coup, n’ayant plus d’objet où se prendre. » L’homme solidaire de Durkheim est un individu à la fois autonome et lié aux autres et à la société, un individu conscient des règles morales qu’implique la participation à la vie sociale. S’il les accepte, c’est pour le plaisir que lui procurent la réciprocité de l’association et le sentiment d’être utile. La conscience de la solidarité reste toutefois fragile, elle risque même dans certaines circonstances de disparaître. N’est-ce pas ce constat du délitement du lien social que nous faisons souvent dans notre pays – comme dans d’autres – et qui laisse les citoyens désemparés face au sentiment de ne plus savoir vraiment ce que signifie « vivre ensemble »[2] ?

Cette thèse du délitement est toutefois ancienne et renvoie aux expressions variées et récurrentes du scepticisme face à l’individualisme contemporain. Elle nourrit aussi la nostalgie à l’égard des valeurs traditionnelles. Mais ce texte voudrait apporter une contribution sociologique à ce débat : si les liens sociaux sont aujourd’hui effectivement plus fragiles, c’est surtout leur entrecroisement inégal, selon les individus, qui affecte la société tout entière.

Fragilité et rupture des liens sociaux

Je propose de partir des différents types de liens sociaux. Chacun d’eux peut être défini à partir des deux dimensions de la protection et de la reconnaissance. Les liens sont multiples et de natures différentes, mais ils apportent tous aux individus à la fois la protection et la reconnaissance nécessaires à leur existence sociale[3]. La protection renvoie à l’ensemble des supports que l’individu peut mobiliser face aux aléas de la vie (ressources familiales, communautaires, professionnelles, sociales…) ; la reconnaissance renvoie à l’interaction sociale qui stimule l’individu en lui fournissant la preuve de son existence et de sa valorisation par le regard de l’autre ou des autres. L’expression « compter sur » résume assez bien ce que l’individu peut espérer de sa relation aux autres et aux institutions en termes de protection, tandis que l’expression « compter pour » exprime l’attente, tout aussi vitale, de reconnaissance.

Quatre grands types de liens sociaux peuvent dès lors être distingués : le lien de filiation (entre parents et enfants), le lien de participation élective (entre conjoints, amis, proches choisis...), le lien de participation organique (entre acteurs du monde professionnel) et le lien de citoyenneté (entre membres d’une même communauté politique).

Le lien de filiation recouvre deux formes distinctes : la filiation dite « naturelle » qui est fondée sur une parenté biologique entre l’enfant et ses géniteurs, et la filiation « adoptive » reconnue par le Code civil (à distinguer du placement familial). Ce lien contribue à l’équilibre de l’individu dès sa naissance, puisqu’il lui assure à la fois protection, soins physiques et reconnaissance – sécurité affective. Encadré par des normes précises, il participe de l’intégration des individus au système social. Mais ce type de lien est d’intensité très inégale selon les individus. Il peut se rompre, de façon précoce ou à l’âge adulte. La rupture peut résulter d’un événement malheureux qui provoque une incompréhension réciproque ou une discorde. La filiation n’est pas pour autant rompue, mais le lien n’est plus entretenu. Les parents et les enfants se replient alors sur eux-mêmes et n’attendent plus ni protection, ni reconnaissance de la relation. Dans une enquête récente[4], menée dans l’agglomération parisienne, nous avons pu établir que la proportion de personnes n’ayant plus ou pratiquement plus de relations avec leur père ou leur mère, alors que ces derniers sont encore en vie, est supérieure à 20 % parmi les ouvriers (27,9 % pour le père, 21,3 % pour la mère) et décroît régulièrement selon que l’on s’élève dans la hiérarchie sociale jusqu’à un niveau inférieur à 5 % parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures (4,3 % pour le père et 3,6 % pour la mère). Ce délitement du lien de filiation ne touche donc pas les individus de façon égale. Il s’agit pourtant d’une inégalité souvent ignorée.

Le lien de participation élective relève de la socialisation extra-familiale, au cours de laquelle l’individu entre en contact avec d’autres individus qu’il apprend à connaître, dans le cadre de groupes divers et d’institutions. Les lieux de cette socialisation sont multiples : le voisinage, les bandes, les groupes d’amis, les communautés locales, les institutions religieuses, sportives, culturelles, etc. Au cours de ses apprentissages sociaux, l’individu est à la fois contraint par la nécessité de s’intégrer, mais en même temps autonome dans la mesure où il peut construire lui-même son réseau d’appartenances à partir duquel il affirmera sa personnalité sous le regard des autres. La rupture du lien de participation élective peut prendre plusieurs formes, ce lien recouvrant diverses relations. Mais le lien de participation élective, tout comme celui de filiation, est à l’origine de fortes inégalités. La probabilité d’avoir une vie conjugale et équilibrée, des relations amicales nombreuses et diversifiées, une vie associative intense, une participation régulière à des groupes affinitaires dans son quartier ou dans sa ville varie de façon considérable selon les milieux sociaux. Tout se passe comme si les inégalités économiques et culturelles étaient amplifiées par ces inégalités électives. À titre d’exemple, en reprenant la typologie des quartiers urbains élaborée par Edmond Préteceille[5], on constate que le taux de participation à la vie associative dans l’agglomération parisienne passe de 38,6 % dans les espaces de l’élite dirigeante à 15 % dans les espaces ouvriers et employés, précaires et chômeurs.

Le lien de participation élective, tout comme celui de filiation, est à l’origine de fortes inégalités.


Le lien de participation organique se distingue du précédent en ce qu’il se caractérise par l’apprentissage et l’exercice d’une fonction déterminée dans l’organisation du travail. Pour l’analyser, il faut prendre en considération non seulement le rapport au travail, mais aussi le rapport à l’emploi qui relève de la logique protectrice de l’État social. Autrement dit, l’intégration professionnelle ne signifie pas uniquement l’épanouissement au travail, mais aussi le rattachement, au-delà du monde du travail, au socle de protection élémentaire constitué à partir des luttes sociales dans le cadre du welfare. L’expression « avoir un travail » signifie, pour les salariés, la possibilité de l’épanouissement dans une activité productive et, en même temps, l’assurance de garanties face à l’avenir. On peut donc définir le type idéal de l’intégration professionnelle comme la double assurance de la reconnaissance matérielle et symbolique du travail et de la protection sociale qui découle de l’emploi. La fragilité de ce type de lien est évidente depuis la crise de la société salariale. Pour le précaire, l’emploi est incertain et il ne peut prévoir son avenir professionnel. C’est le cas des salariés dont le contrat de travail est de courte durée, mais aussi de ceux dont le risque d’être licencié est permanent. Cette situation se caractérise par une forte vulnérabilité économique, mais aussi par une restriction, au moins potentielle, des droits sociaux, puisque ces derniers sont fondés, en grande partie, sur la stabilité de l’emploi. Mais le salarié précaire, c’est aussi celui dont le travail semble sans intérêt, mal rétribué et faiblement reconnu dans l’entreprise. Sa contribution à l’activité productive n’est pas valorisée et il éprouve le sentiment d’être plus ou moins inutile. L’évolution des formes de l’intégration professionnelle, loin de réduire les différenciations, consacre la complexité de la hiérarchie socioprofessionnelle et fragilise en même temps une frange croissante de salariés. Les inégalités sont bien sûr renforcées si l’on prend en compte les expériences vécues du chômage.

Enfin, le lien de citoyenneté repose sur le principe de l’appartenance à une nation. Dans son principe, la nation reconnaît à ses membres des droits et des devoirs et en fait des citoyens à part entière. Dans les sociétés démocratiques, les citoyens sont égaux en droit, ce qui implique, non pas que les inégalités économiques et sociales disparaissent, mais que des efforts soient accomplis dans la nation pour que tous les citoyens soient traités de façon équivalente et forment ensemble un corps ayant une identité et des valeurs communes. Il est usuel de distinguer les droits civils qui protègent l’individu dans l’exercice de ses libertés fondamentales, notamment face aux empiètements jugés illégitimes de l’État, les droits politiques qui lui assurent une participation à la vie publique, et les droits sociaux qui lui garantissent une certaine protection face aux aléas de la vie. Ce processus d’extension des droits fondamentaux individuels correspond à la consécration du principe universel d’égalité et du rôle dévolu à l’individu citoyen qui est censé appartenir « de plein droit », au-delà de la spécificité de son statut social, à la communauté politique. Le lien de citoyenneté est fondé aussi sur la reconnaissance de la souveraineté du citoyen. On y trouve donc à nouveau les deux fondements de protection et de reconnaissance.

Dans notre système d’aide sociale, il existe toujours des exclus du droit : des personnes qui ne correspondent à aucune des catégories prévues.


Il peut sembler paradoxal de souligner que ce lien de citoyenneté puisse lui aussi se traduire par des inégalités, sa fonction étant précisément de les transcender. Pourtant, il n’est pas, lui non plus, à l’abri d’une rupture. C’est le cas notamment lorsque les individus sont trop éloignés – ou tenus à l’écart – des institutions pour accéder à des papiers d’identité et pouvoir exercer leurs droits. Les étrangers éprouvent parfois des difficultés à régulariser leurs titres de séjour et sont, dès lors, en situation illégale. Les sans domicile sont souvent coupés des circuits administratifs ou renvoyés d’un bureau à l’autre tant qu’ils ne parviennent pas à réunir les papiers nécessaires à une aide. Dans notre système d’aide sociale, il existe toujours des exclus du droit : des personnes qui ne correspondent à aucune des catégories prévues par le droit. Le lien de citoyenneté est pour ainsi dire rompu lorsque les personnes en détresse sont maintenues de façon durable, souvent contre leur gré, dans des structures provisoires. Que signifie en effet ce droit s’il se résume à l’urgence et ne permet pas d’améliorer le sort de ceux qui sont pris en charge ni leur sortie vers des formes d’insertion plus acceptables ? Quand les solutions d’urgence deviennent pérennes, elles correspondent à une exclusion des autres formes d’aide et à une relégation dans le statut de l’infra assistance. Le lien de citoyenneté est rompu, enfin, chaque fois que l’on constate une entorse au principe d’égalité des citoyens au regard du droit. Or nombreux sont les cas de discrimination dans l’accès aux droits. Selon l’enquête SIRS[6], la proportion d’individus qui considèrent que leurs propres droits ne sont pas respectés varie dans l’agglomération parisienne de 21 % dans les quartiers de type supérieur à 28 % dans les quartiers de type moyen pour atteindre près de 44 % dans les quartiers de type populaire ouvrier.

Un entrecroisement inégal

Ces quatre types de liens sont complémentaires et entrecroisés. Ils constituent le tissu social qui enveloppe l’individu. Lorsque ce dernier décline son identité, il fera référence aussi bien à sa nationalité (lien de citoyenneté), à sa profession (lien de participation organique), à ses groupes d’appartenance (lien de participation élective), à ses origines familiales (lien de filiation). Dans chaque société, ces quatre types de liens forment la trame qui préexiste aux individus et, à partir de laquelle, ils sont appelés à tisser leurs appartenances au corps social. Si l’intensité de ces liens sociaux varie d’un individu à l’autre en fonction des conditions particulières de sa socialisation, elle dépend aussi de l’importance relative que les sociétés leur accordent. Le rôle que jouent, par exemple, les solidarités familiales et les attentes collectives à leur égard est variable d’une société à l’autre. Les formes de sociabilité qui découlent du lien de participation élective ou du lien de participation organique dépendent en grande partie du genre de vie et sont multiples. L’importance accordée au principe de citoyenneté comme fondement de la protection et de la reconnaissance n’est pas la même dans tous les pays.

L’observation montre combien les citoyens sont liés les uns aux autres de façon inégale. Ils sont en réalité hiérarchisés entre deux pôles extrêmes : celui de la force cumulative des quatre types de liens sociaux qui prédispose à une intégration sociale stabilisée et celui de la faiblesse cumulative de ces liens, voire de la rupture de certains d’entre eux, qui se traduit par un déficit de protection et un déni de reconnaissance. Mais entre ces deux pôles extrêmes, on trouve bien des sitations intermédiaires. On peut distinguer quatre types d’intégration selon l’état des liens sociaux et l’expérience vécue qui s’y rapporte.

L’intégration assurée est fondée sur des liens sociaux forts, stabilisés et entrecroisés, source de protection et de reconnaissance maximales, permettant de réaliser l’optimum de l’intégration et de faire l’expérience de la distinction. Les citoyens qui s’en rapprochent sont parfaitement liés les uns aux autres, mais ils constatent, parfois avec incompréhension, que la vie morale qu’ils mènent - sans cesse renouvelée par l’entrecroisement réussi de leurs liens sociaux - n’est pas partagée par les autres citoyens, desquels ils se distinguent et se méfient de plus en plus jusqu’à adopter parfois une attitude de repli sur leur entre-soi privilégié.

L’intégration fragilisée repose sur des liens sociaux non rompus mais affaiblis et incertains à l’origine de difficultés à atteindre des objectifs jugés légitimes et suscitant par conséquent un sentiment de frustration. Les citoyens qui en font l’expérience restent encore liés les aux autres, mais ils commencent à douter de ce qui les attache encore à la société et en viennent à espérer une transformation radicale de celle-ci. Ils ont joué le jeu avec loyauté et continuent un peu malgré eux à le jouer, mais ils se voient désormais perdants, sans réel espoir d’une amélioration de leur condition sociale. Cette expérience peut se traduire à terme par une réaction de découragement et d’apathie, mais aussi par des manifestations collectives de colère.

L’intégration compensée correspond à une rupture partielle des liens sociaux, mais où les liens non rompus sont appelés à compenser ceux qui le sont, entretenant en cela, y compris sur le plan identitaire, un processus de résistance. Face à l’épuisement du lien de participation organique et du lien de citoyenneté, la compensation est recherchée dans les ressources potentielles du lien de participation élective : celui que l’on peut encore mobiliser dans les réseaux communautaires souvent organisés sur la base du quartier de résidence. Lorsque la protection à caractère universel est au moins partiellement remise en question, les citoyens recherchent des formes de protection complémentaires dans leur sphère privée, ce qui a pour effet d’accroître les inégalités. Face au risque de perdre à la fois le respect et l’estime de soi dans une société ouverte et libérée, la tentation est grande pour certains de se replier sur des formes identitaires traditionnelles.

Enfin, l’intégration marginalisée signifie une rupture cumulative des liens sociaux. Dans ce cas, l’attachement aux groupes et à la société est si réduit qu’il appelle non pas des stratégies de résistance, mais plutôt des stratégies de survie. Il s’agit d’une quasi-mort sociale, un peu comme si les citoyens qui en font l’expérience flottaient dans un courant les précipitant vers un gouffre, à la recherche désespérée d’une improbable bouée de sauvetage. Survivre au quotidien implique une forme minimale de sociabilité, des ressources disponibles dans l’infra-assistance qui ont pour effet de retarder l’échéance fatale qui reste cependant très proche. Les personnes qui vivent en permanence dans la rue savent que l’on y meurt précocement.

Les citoyens situés sur ces quatre paliers se croisent parfois, appartiennent à la même société, mais ils ne communiquent guère entre eux et se comprennent de moins en moins, tant leurs attentes à l’égard de la vie sont différentes. Il ne serait pas faux de dire qu’ils ne mènent pas la même vie morale, car non seulement les liens sociaux qui les attachent à la société sont de force inégale, mais surtout parce que leur entrecroisement l’est aussi de façon extrême. Pourtant, les recherches en sciences sociales montrent que l’attachement à la société implique de chaque individu un engagement solidaire au service des autres individus dont il dépend lui-même de façon vitale. Ce que nous qualifions ici par attachement renvoie à cette double dimension anthropologique de la protection et de la reconnaissance que nous avons identifiée dans chaque type de liens sociaux et que l’on peut considérer, sous des formes variées selon les sociétés, comme un socle commun. Pour tout individu citoyen, cet engagement solidaire est encadré par le droit et fondé sur un sens aigu de lui-même et des autres. C’est sans doute de cette base qu’il faut repartir si nous voulons continuer à vivre ensemble dans une société démocratique, apaisée et ouverte.



[1] E. Durkheim, De la division du travail social, [1893], PUF, 2007, p. 294.

[2] S. Paugam, Vivre ensemble dans un monde incertain, Éditions de l’Aube, 2017.

[3] S. Paugam, Le lien social, Paris, PUF, 2008. S. Paugam, (dir.) L’intégration inégale. Force, fragilité et rupture des liens sociaux, Paris, PUF, 2014.

[4] L’enquête SIRS – Santé, Inégalités et Ruptures Sociales a été menée sur Paris et sa première couronne de départements (92, 93 et 94) suivant une cohorte représentative de la population adulte et francophone de l’agglomération, constituée de 3000 personnes interrogées en 2005 (en face-à-face à domicile), 2007 par (téléphone) et 2010 (en face-à-face). Pour découvrir les résultats <www.programme-sirs.org>

[5] Cf. entre autres Edmond Préteceille, La division sociale de l‘espace francilien. Typologie socioprofessionnelle 1999 et transformations de l’espace résidentiel 1990-1999, Observatoire sociologique du changement - Sciences Po & CNRS, 2003.

[6] Enquête SIRS, op. cit.

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