La crise des dettes publiques en zone euro reste entière. Pourquoi ne pas annuler ces dettes ? La proposition est iconoclaste. Mais l’économiste Gérard Thoris y voit la condition pour permettre aux pays de l’Europe du Sud de construire un avenir. Et le préalable à un saut fédéral.


Jusque-là, l’euro était une évidence. Puis, à l’été 2012, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a dû s’engager à le secourir coûte que coûte[1]. Aujourd’hui, la monnaie unique reste en suspens. Le coût social de son maintien s’accroît de jour en...


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