Face à la crise de l’emploi et aux mutations du travail, attendre un hypothétique retour de la croissance est un leurre, nous dit la sociologue Dominique Méda. Mieux vaut réaliser un partage contrôlé du travail, lui redonner du sens et se projeter au-delà de la croissance.

Nous traversons actuellement une double crise : une crise de l’emploi et une crise du travail. La crise de l’emploi semble la mieux connue. Le taux de chômage est devenu l’un des indicateurs dont les évolutions sont les plus scrutées, même si les chiffres officiels (2,9 millions de personnes en France métropolitaine au quatrième trimestre 2012) sont très différents du total des inscrits à Pôle emploi (5,3 millions à la même époque) et relativement éloignés de la perception qu’en a la population. Estimé à 10,4 % de la population métropolitaine active en 2013, le taux officiel flirte ainsi avec son record de 1997 (10,8 % aux deux premiers trimestres). Le phénomène dit « halo du chômage[1] » n’a fait que s’amplifier : aux personnes recherchant un emploi et sans aucune activité, on doit ajouter celles cherchant du travail tout en exerçant des activités réduites. Il faut aussi prendre en compte celles dont les trajectoires mêlent contrats très courts ou périodes d’intérim et celles en sous-emploi[2] (5,3 % des personnes en emploi). Enfin, pour prendre la mesure de cette crise, on doit prendre en considération la « déstabilisation des stables[3] » : outre les personnes en emploi « précaire » (12,3 % de la population en emploi), une partie de celles en CDI ne sont plus véritablement protégées, en raison des licenciements (dont seule une toute petite partie fait l’objet d’un plan de sauvegarde de l’emploi), des fermetures et liquidations d’entreprises et, désormais, du grand nombre de ruptures conventionnelles (320 000 en 2012, soit 16 % des fins de CDI). En 2007 déjà, la France était l’un des pays où s’exprimait le plus fortement la crainte de perdre son emploi et ne pas en retrouver un à compétence égale.

Le travail déboussolé

Suite aux nouvelles formes d’organisation du travail[4] et à un nouveau type de management (notamment dans le secteur public), la crise de l’emploi se double d’un véritable malaise et d’une perte de sens du travail. Les Français présentent des niveaux de stress, de fatigue et d’insatisfaction au travail parmi les plus élevés sur le Vieux Continent. La dernière enquête sur les conditions de travail en Europe, menée par la Fondation de Dublin, a confirmé les travaux que nous avions présentés en 2008 avec Lucie Davoine[5]. Déjà les Français étaient les plus nombreux à déclarer qu’ils étaient souvent stressés au travail, que leur travail les empêchait de consacrer le temps nécessaire à leur famille et à leur couple, que leurs chances de promotions étaient faibles et leur salaire peu élevé. Une enquête consacrée par Radio France au sens du travail a mis en évidence, plus spécifiquement, que les cadres et professions intermédiaires du service public (sans nécessairement être fonctionnaires) – population diplômée extrêmement attachée au travail et à ses valeurs – désespéraient de celui-ci et déclaraient des états de fatigue et des souhaits de retrait très élevés. Cette enquête impute cette perte de sens à l’obsession actuelle pour la rentabilité et la productivité, qui empêche d’effectuer un travail de qualité. Partout l’on se plaint du caractère déshumanisant et inefficace des indicateurs mobilisés par le management et de leur inaptitude à mesurer les capacités des salariés. Dans le même temps, les Français restent, de loin, ceux dont les attentes à l’égard du travail sont les plus fortes : le considérant comme très important, ils sont également les plus nombreux à en plébisciter l’intérêt, les jeunes plus encore que les autres.

La perte de sens du travail est imputée à l’obsession actuelle pour la rentabilité et la productivité, qui empêche d’effectuer un travail de qualité.


En dépit de cette double crise, nombre d’économistes et d’institutions réclament, plus que jamais, un allégement de la protection de l’emploi, c’est-à-dire un assouplissement des règles qui encadrent l’embauche et le licenciement des salariés, considérées comme autant de rigidités empêchant les ajustements nécessaires de s’opérer sur le marché du travail. Malgré les destructions d’emplois, l’idée continue à progresser que l’augmentation du taux et de la durée du chômage proviendrait des réticences des employeurs à embaucher et de leur crainte de ne pouvoir se séparer de leurs salariés. Faciliter la séparation serait ainsi le meilleur remède pour lutter contre les destructions d’emplois… C’est sur ce fondement que se sont déployés des dispositifs comme la rupture conventionnelle en 2008 et, plus récemment, les mesures inscrites dans l’Accord national interprofessionnel et dans la loi de sécurisation de l’emploi de 2013. C’est dans la même perspective que s’inscrivent les discours récurrents prônant la modération salariale, la diminution permanente du coût du travail, du niveau d’indemnisation du chômage ou des minima sociaux, comme un des moyens de sortir de la crise. Au cœur de cette rhétorique se trouve une croyance : le chômage serait non pas un défi collectif mais un défaut individuel, de l’ordre de la paresse. Pour le combattre, il faudrait inciter, voire obliger les individus à revenir sur le marché du travail. De cette conviction découlent les propositions visant à récompenser ceux qui reprennent des quotités plus importantes d’emploi (RSA-activité) et à rendre à nouveau dégressives les indemnités chômage. Dans une telle configuration, renouvelée dans les années 1990 et portée par des institutions internationales comme l’OCDE, le travail est une « désutilité », les individus ont naturellement tendance à lui préférer le « loisir » : il faut donc mettre en place des incitations ou des sanctions pour qu’ils acceptent de reprendre un emploi. Le recul par rapport au statut du travail promu par la Déclaration de Philadelphie, affirmant que « le travail n’est pas une marchandise », est complet ! De même que le décalage entre les attentes posées sur le travail (principalement des attentes de réalisation et d’expression de soi) et la représentation du travail proposée par l’économie.

Outre la politique de contrats aidés – indispensable – et les espoirs placés dans la facilitation des ruptures de contrat, le principal levier pour lutter contre le chômage reste aujourd’hui, aux yeux du gouvernement comme d’une partie des partenaires sociaux[6], le retour de la croissance.

Partageons le travail !

Peut-on s’accorder le luxe d’attendre ce retour, quand nous ignorons s’il aura lieu ? L’examen des courbes de la croissance en France et en Europe sur une longue période laisse à penser que la forte croissance des Trente Glorieuses a constitué une exception, une sorte de parenthèse, et que la saturation de l’équipement de base des ménages connue alors ne se reproduira pas. La croissance connaît une baisse tendancielle depuis… 1968 (voir graphique).

Source : Michel Husson, « Soixante ans d’emploi », in La France du travail, L’Atelier/Ires, 2009 et Insee.

L’accélération que sont en train de connaître les pays émergents[7] constituera sans doute aussi un moment déterminé, non reproductible à l’infini. Par ailleurs, l’augmentation des niveaux d’éducation, à l’origine d’une partie de la croissance des pays développés, ne pourra pas considérablement évoluer. Enfin, la tertiarisation des économies s’est accompagnée d’un ralentissement des gains de productivité que l’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication ne devrait pas radicalement remettre en cause. Quelles que soient les prévisions, plus ou moins optimistes, des instituts de conjoncture quant au retour de la croissance, nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre : l’augmentation des taux de chômage, notamment du chômage de longue durée et du chômage des jeunes, entraîne sur les populations touchées des effets indélébiles, infléchissant définitivement les trajectoires et les histoires de vie. Quoi qu’en disent les économistes (seul un taux de croissance de 1,5 % de croissance serait susceptible de faire reculer le chômage), il existe un moyen immédiat de lutter contre l’extension du chômage : partager le volume d’heures travaillées existant, comme cela avait été entrepris en 1998, au moment même où le taux de chômage avait atteint son plus haut niveau ! Cette décision avait ouvert une période inédite de croissance, de création d’emplois et de retour de l’enthousiasme, marquée par un surprenant baby-boom…

Il existe un moyen immédiat de lutter contre l’extension du chômage : partager le volume d’heures travaillées existant.


« Le partage du travail est une mauvaise solution !, nous objectera-t-on. Mieux vaut augmenter la taille du gâteau que de risquer de le réduire ! Des facilités ont été données aux entreprises pour adapter le volume de travail aux soubresauts de la conjoncture, notamment par la loi de sécurisation de l’emploi. La démonstration a été faite, avec les lois de réduction du temps de travail, que cette voie constitue une impasse ! Aujourd’hui, il faut augmenter le temps de travail, non le réduire ! » Avant de répondre à ces objections, revenons sur celle, plus fondamentale, développée en 1993 par le juriste Alain Supiot dans son article « Le travail : liberté partagée »[8] : le travail étant une liberté et non une chose, il ne peut faire l’objet d’un « partage ». S’il ne doit pas, en effet, être ramené à une chose, une marchandise ou un nombre d’heures, le travail exercé par un individu prend bien la forme, dans la vie concrète, d’un certain volume horaire. Les fluctuations de ce volume n’ont empêché ni que le travail apporte à certains d’immenses satisfactions, ni qu’il soit, pour d’autres, complètement aliéné. La réduction du temps de travail n’a, d’une certaine manière, strictement rien à voir avec son contenu et ses modalités d’exercice, pas plus qu’avec le sens que les individus lui accordent. Rappelons aussi qu’un certain type de partage du travail est bien en cours actuellement[9]. Un partage qui s’opère de manière sauvage, au détriment des moins qualifiés et de ceux qui ont la malchance d’appartenir aux secteurs les plus en difficultés : jeunes, femmes, immigrés, seniors, ouvriers de l’automobile et de la métallurgie…

Quant à la diminution du temps de travail, elle est une caractéristique de tous les pays développés, comme l’a rappelé une passionnante étude de l’Insee intitulée « Soixante ans de réduction du temps de travail ». Non seulement tous les pays occidentaux (mis à part les États-Unis) ont réduit leur temps de travail depuis soixante ans, mais – à rebours des clichés éculés – la France est loin d’être le pays où l’on travaille le moins ! Les Pays-Bas, le Danemark et l’Allemagne présentent des durées hebdomadaires moyennes effectives de travail moins élevées, si l’on prend en considération (ce que ne font généralement pas les commentateurs) les personnes travaillant à temps complet et celles à temps partiel… L’on découvre alors que les modalités de partage du travail – toujours à l’œuvre – peuvent recouvrir des formes radicalement différentes, allant d’une norme de travail à temps complet relativement courte, pour le plus grand nombre (cas français après les lois Aubry), à la juxtaposition d’emplois à temps complet d’une durée élevée (surtout pour les hommes) et d’un grand nombre d’emplois à temps partiel court (principalement réservés aux femmes). Derrière la question des modalités de partage du travail et de l’emploi se font jour des choix de société déterminants.

La diminution du temps de travail est une caractéristique de tous les pays développés.


Un tel raisonnement exige de reprendre à nouveaux frais la question de la réduction du temps de travail et, en particulier, de tirer un bilan objectif des 35 heures en France, au-delà des discours idéologiques qui ont fini par interdire d’en dresser un inventaire serein[10]. Contrairement à tout ce qui a été dit, l’épisode s’est accompagné de créations d’emplois (elles n’avaient pas été aussi nombreuses depuis des décennies), d’un retour de l’espoir et d’un réel sentiment de sortie de crise. D’une forte relance, aussi, de la négociation, sans que jamais la fameuse « valeur-travail » ait été le moins du monde dégradée. La vague 2008 de l’European Values Survey est à cet égard sans équivoque : les Français, avant comme après les lois Aubry, restent parmi les plus attachés au travail.

Examinons aussi les défauts de ce processus. L’acceptation d’une réduction du temps de travail sans mode de décompte constant a permis aux entreprises d’intensifier le travail ou de renforcer la flexibilité, ce qui s’est traduit dans certains endroits par une aggravation des conditions de travail et une trop forte modération salariale. On sait aussi désormais qu’il est indispensable de lier l’octroi d’aides à l’exigence de création d’emplois – les réductions, dégageant d’importants « blocs de temps », permettent aux individus de véritables changements de vie et aux entreprises des innovations – et que sans formations ni requalifications adéquates, le processus se heurte à des blocages. La fonction publique, notamment hospitalière, aurait dû faire l’objet d’un soin plus grand. On comprend enfin que la réduction du temps de travail ne doit pas seulement s’opérer sur la semaine ou l’année, mais sur l’ensemble de la vie, comme le suggérait le rapport Boissonnat en 1995, et que les modalités de partage peuvent être plurielles… La semaine de quatre jours, la réduction par paliers à 30 heures sont autant de moyens de réintégrer rapidement dans l’emploi une partie de la population qui en est exclue et d’améliorer les conditions de vie des autres. Sa réussite suppose aussi une fongibilité des fonds et « budgets » gérés par différents partenaires (minima sociaux, fonds d’indemnisation du chômage, politiques d’emploi). Celle-ci, faute d’avoir été obtenue au moment des 35 heures, n’a pas permis d’organiser les transferts financiers nécessaires.

La semaine de quatre jours, la réduction par paliers à 30 heures sont autant de moyens de réintégrer rapidement dans l’emploi une partie de la population qui en est exclue et d’améliorer les conditions de vie des autres.


La croissance n’est pas une fin en soi

Si le retour de la croissance ne constitue pas une solution à court terme, il ne l’est sans doute pas davantage à moyen ou long terme. Dès lors, il faudrait profiter de l’éclipse de la croissance pour réorganiser en profondeur nos processus de production, redistribuer l’emploi sur l’ensemble de la population active et redonner du sens au travail.

Sans nous attarder ici sur cette idée, de forts taux de croissance à moyen et long termes ne sont ni généralisables à l’ensemble de la planète ni soutenables. Dans l’état actuel du progrès technique, rien ne permet de penser que nous parviendrons à obtenir un découplage entre le volume de biens et services produits et les émissions de gaz à effet de serre, dont l’augmentation menace désormais la stabilité climatique et dont les effets sur les conditions de vie sur Terre pourraient être catastrophiques. En l’absence de tels sauts technologiques et face au risque d’une marchandisation effrénée de la nature (les pressions diverses pour développer les biotechnologies ou l’extraction du gaz de schiste), la raison consiste à tirer les conséquences de l’obsolescence du Pib, indicateur qui nous sert à la fois à mesurer la performance de la société et la croissance[11]. Si la croissance n’est pas une fin en soi, alors nous ferions mieux de prendre comme objectif central la satisfaction des besoins de tous, d’adopter au terme de délibérations démocratiques de nouveaux indicateurs (l’accès à l’emploi, la répartition des revenus et la qualité du travail tiendraient à n’en pas douter une place de choix) et de raisonner non pas contre la croissance mais au-delà de la croissance, celle-ci devenant un objectif secondaire.

Comment des économies « fondées sur la croissance » peuvent-elles faire face au véritable choc que constitue un fort ralentissement de celle-ci ? Notons d’abord que la satisfaction des besoins essentiels – ou considérés comme tels – doublée du respect des contraintes environnementales et sociales suppose non pas nécessairement une diminution du Pib, mais la décroissance de certaines productions et la croissance d’autres. Selon les uns, un tel choc pourrait être surmonté par une forte réduction du temps de travail qui pourrait s’accompagner d’une diminution des revenus. Ou du moins d’une forte redistribution de ceux-ci, comme le suggère, sans s’y attarder suffisamment, l’auteur de Prospérité sans croissance, Tim Jackson. D’autres, tel que Jean Gadrey, proposent plutôt de renoncer à l’obsession moderne pour les gains de productivité ainsi qu’aux conventions qui en définissent la mesure et qui sont inadaptées, notamment aux services relationnels – une partie importante de notre économie. In fine, c’est sans doute dans un mixte, diversifié selon les secteurs (réduction du temps de travail et accélération des gains de productivité pour les uns, poursuite de gains de qualité et de durabilité pour les autres) que réside la sortie de crise. Plusieurs études montrent qu’investir dans la reconversion écologique de notre économie (rénovation thermique des bâtiments, verdissement des procédés de production, développement des énergies renouvelables et des transports en commun) pourrait créer des emplois : Philippe Quirion les chiffre à environ 600 000 emplois pour la France à l’horizon 2020[12]. Et on peut s’attendre à ce qu’un ralentissement des gains de productivité redonne au travail le sens qu’il avait perdu dans un grand nombre de secteurs et de métiers. Car, comme le dénonçait Bertrand de Jouvenel dès 1958[13], l’obsession des gains de productivité représente un « progrès dans l’organisation du travail mais un regrès dans l’aménagement de l’existence » : l’homme, s’il gagne des satisfactions comme consommateur, en perd comme producteur.

Plusieurs études montrent qu’investir dans la reconversion écologique de notre économie pourrait créer des emplois.


Si elle indique sans doute la seule voie de sortie positive d’une crise dont le chômage et la perte de sens du travail constituent deux volets essentiels, l’ambition d’un « au-delà de la croissance », qui seul permettra de conjurer la grave menace écologique à laquelle nous sommes confrontés, se heurtera de plein fouet aux intérêts constitués, aux lobbies et plus précisément à tous ceux qui ne voient dans la production qu’un moyen de faire du profit. Peut-être sommes-nous parvenus à ce moment historique où la défense des sociétés contre les excès qu’elles génèrent passe par la remise en cause du caractère illimité du capitalisme et appelle simultanément la mise en œuvre d’un autre régime du travail. C’est ce que suggérait en 1910 Adéodat Boissard, l’un des fondateurs des Semaines sociales de France, dans un ouvrage passionnant[14]. Il rappelait en effet qu’il existe trois systèmes de répartition du produit entre ceux qui ont contribué à le créer : le communisme familial, le régime de partage conventionnel inégal (ou encore régime salarial ou régime capitaliste), le régime de partage proportionnel ou associationiste, « appliqué plus ou moins intégralement dans les coopératives de production ». Et, proposant un parallèle entre ces trois régimes économiques et les trois régimes politiques (patriarcat, monarchie, démocratie), l’auteur suggérait : « Il n’est pas impossible que, de même que la démocratie est désormais le régime le plus courant dans nos sociétés, le sens de l’histoire aille vers le régime associationiste. » Un programme de travail très adapté aux défis auxquels nous sommes confrontés…


[1] Michel Cézard, « Le chômage et son halo », Économie et statistique, vol. 193, n°193-194, 1986, pp. 77-82.

[2] Selon les normes du BIT, le sous-emploi comprend les personnes ayant un emploi à temps partiel, qui souhaiteraient et pourraient travailler davantage et celles ayant travaillé moins que d’habitude en raison d’un chômage technique ou partiel [NDLR].

[3] Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Fayard, 1995.

[4] Philippe Askenazy, Les désordres du travail. Enquête sur le nouveau productivisme, Seuil/La république des idées, 2004.

[5] Lucie Davoine et Dominique Méda, « Place et sens du travail en Europe : une singularité française ? », document de travail du Centre d’études de l’emploi, n°96-2, février 2008. Voir aussi Dominique Méda et Patricia Vendramin, Réinventer le travail, Puf, 2013.

[6] Cf. le rapport « Réinventer la croissance » de mai 2013 signé par trois organisations de salariés (CFDT, CFTC, CFE-CGC) et les trois organisations d’employeurs (Medef, CGPME, UPA).

[7] Cf. « World of Work Report 2013 : Repairing the economic and social fabric », rapport de l’Organisation internationale du travail, juin 2013.

[8] Alain Supiot, « Le travail : liberté partagée », Droit social, sept. 1993, pp. 715-724.

[9] Lire l’article d’Anousheh Karvar dans ce dossier.

[10] On ne dispose en tout et pour tout que d’un numéro d’Économie et statistique (« La réduction du temps de travail », n°376-377) sorti en toute discrétion en juin 2005 [disponible sur www.insee.fr].

[11] Voir les articles de la question en débat de la Revue Projet « Qui décide de ce qui compte ? », n°331, décembre 2012 ou sur Revue-Projet.com.

[12] Lire l’article d’Alain Lipietz dans ce dossier.

[13] « Organisation du travail et aménagement de l’existence » (1958) repris dans Arcadie. Essais sur le mieux-vivre, Futuribles, 1968.

[14] Adéodat Boissard, Contrat de travail et salariat. Introduction philosophique, économique et juridique à l’étude des conventions relatives au travail dans le régime du salariat, Bloud & Cie éditeurs, 1910.

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