Resumé Les travailleurs des pays pauvres subissent des conditions de travail souvent indignes. Comment entrer dans un rapport salarial qui échappe à la dépendance ?


Depuis la révolution industrielle et les luttes ouvrières, le travail structure la vie sociale de l’Occident. Il en va tout autrement ailleurs. Au Mexique, les ouvriers des grandes entreprises du secteur électronique se battent pour faire reconnaître des droits que les employeurs et des pouvoirs publics complices rechignent à appliquer. Le plus souvent, ce sont des femmes qui sont passées de la plainte à la dénonciation de l’arbitraire qu’elles subissent. Et les entreprises se justifient en général par l’efficacité ! A Madagascar, le travail salarié reste marginal dans une société encore largement traditionnelle, où la maîtrise du temps et de l’argent demeurent problématiques. Malgré l’existence d’institutions officielles de protection sociale, les situations d’exploitation sont massives, en ville et dans les campagnes. Là, comme dans bien d’autres pays pauvres où la culture d’entreprise n’existe pas, il s’agit d’un problème de respect de la parole donnée et de confiance dans l’interlocuteur. Les deux exemples montrent combien la mondialisation libérale se fait au détriment des plus faibles.


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