La mixité serait-elle donc un idéal politique autant que social ? Si oui, il faut des outils pour y parvenir. Certains ont été essayés, que l’on dénomme discriminations positives ou  mieux actions positives, mais qui ne font pas disparaître les inégalités sociales cumulées… La modification en 1999, de la Constitution française, pour instaurer la parité en politique n’a pas été suivie non plus de grands progrès dans la représentation des femmes, du moins pas encore.

Et le chemin de l’Eglise catholique vers « l’unidiversité » est bien sinueux. Dans les domaines politique et religieux, le poids de la tradition demeure toujours plus fort que la volonté de changement manifestée de manière parfois un peu théorique.

Cependant, dans les villes, dans les écoles, des expériences ont lieu – avec ou sans dénomination critiquable : conseils de quartier, ouverture de conseils municipaux aux étrangers, recrutement particulier d’étudiants venant de quartiers « sensibles » à l’Institut d’études politiques de Paris, expérience relatée ici de parcours formateur par l’Essec, Parlement des enfants…

Autant de grains semés dans ce champ idéal, qui germeront en fonction du terrain. Ainsi pourrait advenir la société fraternelle que propose Pierre Martinot-Lagarde à la place des idéologies discréditées, ou de projets politiques enfermés dans le virtuel. L’horizon est encore lointain et l’actualité politique lourde nous en éloigne ! Nous avons besoin d’une bonne dose d’humilité et d’imagination pour que la force de l’utopie prenne le dessus.



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