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Le low cost

Emmanuel Combe La Découverte, 2019 [2011], 128 p., 10 €

Le train low cost Ouigo représentera selon la SNCF un quart du trafic total des trains à grande vitesse en 2020. Les chemins de fer suivent la voie empruntée par certaines compagnies aériennes comme British Airways et son offre low cost Vueling. Analysant les ressorts économiques et sociétaux du low cost, cet ouvrage s’appuie tant sur des études empiriques que sur la théorie économique. La stratégie marketing est claire : miser sur « l’effet d’induction ». En pratiquant des tarifs bas, l’offre crée la demande. Mais l’offre à prix réduit n’a pas seulement gagné le secteur des transports. Assurance, téléphonie mobile, hôtellerie connaissent également l’arrivée massive du low cost. Quelles sont les raisons favorisant son entrée ? Pour la coiffure – chez le coiffeur Tchip, par exemple – la standardisation des coupes. Dans la banque – prenons l’exemple d’Enjoy, l’offre low cost de la Caisse d’épargne –, l’absence de guichet et l’usage intensif d’Internet. Et côté clientèle ? Netto, Lidl, Aldi, Leader Price… En 2018, 66 % de la population française a acheté des produits alimentaires en hard discount, de manière ponctuelle et en complément d’autres formes de distribution. En majorité, des produits secs plutôt que des produits frais. Par ailleurs, la consommation de hard discount ne se limite pas aux personnes à faibles revenus. La contrainte du pouvoir d’achat n’explique pas, à elle seule, la croissance de la demande de produits et services low cost. Un ouvrage essentiel pour comprendre les nouveaux comportements des consommateurs, autant que les impacts de l’économie low cost pour la qualité de l’emploi.

Lucile Leclair
2 septembre 2019
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