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Écologie intégrale

Michel Godron L’Harmattan, 2017, 126 p., 14,50 €

Ce petit livre écrit par un agronome, devenu écologue au CNRS et professeur à l’université de Montpellier, essaie de rassembler dans un style simple et clair les données essentielles concernant les problématiques écologiques. Il parcourt ainsi les questions des ressources alimentaires, de l’avenir des forêts (chap. I), de la biodiversité (chap. II), de l’accès à l’eau (chap. III), des énergies fossiles ou renouvelables (chap. IV), du réchauffement climatique et de la transition énergétique (chap. V), de la crise économique et financière (chap. VI). Le livre a les inconvénients de ses qualités : des données multiples qui déstabilisent le lecteur, comme le note Patrice Obert dans sa préface. Et en effet, le lecteur est pris d’un sentiment de vertige à la lecture des tableaux, pour la plupart sombres et inquiétants. Heureusement, l’auteur a pris soin de ponctuer son livre d’encadrés qui résument les enjeux ou explicitent sa position. Tous les chapitres ne se valent pas. Les meilleures parties sont celles abordant les ressources agricoles et fossiles, ainsi que la biodiversité. D’autres devraient être développées, telles que l’introduction sur la démographie, traitée en deux pages. Si les données donnent une image des défis à la manière des impressionnistes, les corrélations entre les différentes facettes de la situation ne sont pas simples à comprendre, par exemple le lien entre dette publique et écologie. Le livre se termine par un appel à la « révolution culturelle » proposée par le pape François dans son encyclique Laudato si’. Quand on entend les débats sur l’expression « écologie intégrale », il aurait été intéressant de connaître la position de l’auteur sur le caractère politique/idéologique ou non de ceux qui en France s’en réclament.

Marcel Rémon
8 juin 2018
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