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La Commission européenne compte alléger des règles jugées trop complexes pour les banques. Mais faut-il simplifier pour mieux réguler, ou céder à une déréglementation qui fragilise à nouveau le système financier ?
Les réformes entamées après la crise financière de 2007-2008 pour rendre le secteur bancaire plus sain et plus sûr survivront-elles au mouvement de balancier qui s’amorce ? Aux États-Unis de manière assumée, en Europe sous couvert de « simplification » et de compétitivité, la pression en faveur d’un allègement des règles s’intensifie.
Aux États-Unis, un plan d’allégement des règles de fonds propres a déjà été annoncé par les superviseurs en mars 2026. La Commission européenne prépare pour 2026 un chantier en ce sens, encouragée par plusieurs États membres, notamment la France et l’Allemagne, et par un secteur bancaire très mobilisé. Un rapport dédié à la compétitivité du secteur bancaire européen est en préparation. Il sera publié au terme d’une consultation ouverte à l’ensemble des parties prenantes.
Le débat se structure autour d’une idée simple en apparence : la réglementation, par sa complexité, serait devenue un handicap pour la compétitivité du secteur bancaire et donc affaiblissante pour l’économie européenne. Mais qu’est-ce que la compétitivité d’une banque et d’où vient cette complexité réglementaire que l’on fustige ?
L’Europe a un besoin massif d’investissements pour relever les défis du changement climatique et des mutations technologiques.
Il faut espérer que la Commission européenne n’éludera pas ces questions. Sans quoi la simplification risque fort de servir de paravent à une déréglementation, qui, loin d’améliorer le financement des investissements dont l’Europe a indéniablement besoin, élèvera le risque d’une nouvelle crise financière.
Comme le précise la Commission européenne, le rapport qu’elle prépare actuellement sur le sujet s’inscrit dans sa feuille de route – appelée « boussole de compétitivité » – visant,
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