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La France a longtemps réalisé des essais nucléaires dans le Sahara algérien, laissant d’importants stigmates sanitaires et environnementaux, tout en niant sa responsabilité.
Le Sahara algérien a longtemps servi de laboratoire grandeur nature pour l’expérimentation des nouvelles armes françaises. Le 3 novembre 1959, lors d’un discours à l’École militaire de Paris, le général de Gaulle affirme sa volonté d’une dissuasion nucléaire indépendante.
Le premier essai nucléaire français, d’une puissance de 70 kilotonnes – près de cinq fois celle de la bombe d’Hiroshima –, baptisé Gerboise bleue, est réalisé à Reggane le 13 février 1960. Suivent Gerboise blanche (1er avril 1960), Gerboise rouge (27 décembre 1960), puis Gerboise verte (25 avril 1961).
Le 5 septembre 1961, lors d’une conférence de presse, de Gaulle reconnaît officiellement l’appartenance du Sahara à l’Algérie. Toutefois, les accords qui s’ensuivent permettent à la France de poursuivre ses essais nucléaires jusqu’en 1967.
Dès les premières explosions, des résidus radioactifs ont contaminé les sols et l’atmosphère. Des chercheurs, tels que Jean-Marie Collin et Patrice Bouveret, ont documenté la présence de sable vitrifié noir dans la zone de Hamoudia, témoin d’une intense chaleur radioactive1. En 2001, le rapport parlementaire Bataille-Revol a souligné l’ampleur de la contamination lors de l’essai Béryl réalisé le 1er mai 1962 à In Ecker.
Une brèche dans la galerie d’expérimentation a laissé échapper entre 5 % et 10 % de la radioactivité contenue, ce qui a eu pour effet de former un nuage radioactif qui a culminé à 2 600 mètres d’altitude et s’est dispersé sur plusieurs centaines de kilomètres.
Des tempêtes de sable ont transporté jusqu’en Europe des particules radioactives issues du Sahara.
Preuve supplémentaire de l’ampleur de la contamination, une étude publiée en 2025 dans la revue
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