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Alors que l’UE s’était dotée d’outils ambitieux pour guider sa transition, la pression des secteurs industriels rebat les cartes. La solution passe par une reconversion juste et le maintien des compétences technologiques en Europe.
Nous sommes en train d’assister à un véritable backlash (« retour de bâton ») écologique. Rappelons qu’en 2019, la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, s’était engagée sur l’idée d’un Pacte vert pour l’Europe destiné à transformer l’Union européenne (UE) en une économie moderne, efficace dans l’utilisation des ressources et compétitive. Elle avait notamment déclaré : « Notre défi le plus pressant est la protection de la planète ».
Adopté en 2021, ce Pacte visait originellement à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 50 % d’ici à 2030 – désormais d’au moins 55 % – tout en rendant juridiquement contraignant l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050.
Parmi les mesures du Pacte vert européen, deux concernaient particulièrement les entreprises. La directive Corporate Sustainibility Reporting Directive (CSRD) était destinée à renforcer les obligations de reporting extra-financier des entreprises, en exigeant une transparence accrue sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance.
La directive sur le devoir de vigilance Corporate Sustainability Due Diligence Directive (CS3D) imposait aux grandes entreprises de prévenir, d’identifier et de remédier aux impacts négatifs de leurs activités sur les droits humains et l’environnement, y compris dans leur chaîne de valeur. Piliers du Pacte vert, elles visaient donc à intégrer la durabilité dans les pratiques des entreprises et à assurer une transition juste et transparente : une petite révolution.
Depuis leur publication, ces deux directives ont fait l’objet d’intenses critiques de la part des organisations patronales de certains États-membres et des gouvernements eux-mêmes. Concernant la CSRD, les entreprises ont critiqué la lourdeur du processu
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