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États-Unis Contestation à bas bruit

Selon une enquête, plus de six citoyens états-uniens sur dix qualifient la politique de Donald Trump de « chaotique » et « effrayante ». © vivalapenler/CC/iStock
Selon une enquête, plus de six citoyens états-uniens sur dix qualifient la politique de Donald Trump de « chaotique » et « effrayante ». © vivalapenler/CC/iStock

L’exercice du pouvoir trumpien n’a pas éteint les foyers de contestation que ménagent les institutions états-uniennes. La contestation s’amplifie et pourrait lui coûter cher lors des élections de mi-mandat en 2026. Explications.


L’actuelle présidence de Donald Trump se veut omnipotente. Le locataire de la Maison-Blanche a, de toute évidence, une conception du pouvoir descendante et autocentrée. En repoussant les limites du pouvoir présidentiel et en neutralisant les facteurs de contre-pouvoir, son approche consiste à confondre présidence et État. Le déploiement de certaines tactiques à l’œuvre depuis son investiture, en particulier le recours quasi exclusif aux décrets ou « Executive Orders », répond à cet objectif.

Organiser le désordre via une action frénétique qui produit une inertie généralisée, tant dans l’opposition que parmi les électeurs, tel est le mouvement permanent déclenché depuis l’investiture présidentielle du 20 janvier 2025. Ce désordre, désormais vécu par une majorité d’États-uniens comme un « chaos », se décline de plusieurs manières : création de controverses quotidiennes, absence de cap clair sur les sujets prioritaires et manque d’indicateurs de progrès.

Donald Trump promeut la vision populiste d’un pays irrémédiablement déchiré et conflictuel.

En l’occurrence, seule la parole présidentielle fait office d’évaluation. En attisant les fractures, ressentiments et tensions au sein de la société américaine, Donald Trump promeut la vision populiste d’un pays irrémédiablement déchiré et conflictuel, où l’union est à la fois impossible et indésirable. Cette vision s’incarne particulièrement dans son acrimonie profonde pour l’expertise, c’est-à-dire les « élites » dont les universités parasiteraient « la vraie Amérique ».

Ce contexte pourrait faire oublier la capacité d’action, voire l’existence, des autres composantes du système politique américain. Car en dépit de sa stratégie du chaos permanent, Donald Trump va devoir affronter des contraintes internes posées à la fois par d’autres

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