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Le désengagement des États-Unis sonne-t-il le glas des règles et engagements internationaux en matière de climat ? Contre l’évidence, le contexte nourrit des opportunités nouvelles.
Une des avancées clefs de l’accord de Paris sur le climat en 2015 a été d’entériner les efforts nécessaires de tous les pays dans la lutte contre le changement climatique, tout en respectant les principes de « responsabilités communes mais différenciées et leurs capacités respectives ». Les États-Unis s’engageraient, car la Chine intégrerait la même dynamique de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Les pays les plus pauvres avaient accepté cette dynamique d’universalité des responsabilités d’agir et mis de côté leur demande d’aide additionnelle. L’inaction des grands pays émetteurs et la matérialisation des catastrophes climatiques constituaient, pour eux, le pire scénario.
À présent, cette universalité craque, en particulier parce que l’une des deux économies les plus riches et les plus émettrices du monde, les États-Unis, donne des signaux multiples de sortie d’un régime international fondé sur les règles, pour privilégier des stratégies unilatérales de domination économique. Les pays les plus pauvres ne sont pas loin de dire que le deal de 2015 est caduc.
Deux problèmes d’action collective différents se posent : la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la prochaine décennie et l’accès aux financements pour investir dans le développement durable des pays les plus pauvres. La responsabilité de ces enjeux incombe aux grandes économies de la planète réunies au sein du G20.
Les lignes de négociation sont mouvantes et ne suivent pas la délimitation Sud-Nord. Déployer les énergies renouvelables semble une évidence économique, mais suppose d’éviter les conflits sur l’appropriation des ressources et des technologies critiques dans un monde où chaque puissance veut assurer sa sécurité d’approvisionnement en énergie.
La transit
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