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La défense de l’environnement en Colombie s’inscrit dans des luttes sociales et territoriales. Or, la diversité des idées, pratiques et propriétés sociales des personnes militantes complique l’édification d’un mouvement unifié.
La Colombie est l’un des pays les plus meurtriers pour les défenseuses et défenseurs de l’environnement. Pourtant, on y constate un nombre important de collectifs ou d’organisations qui continuent de revendiquer un attachement à la biodiversité, unique de ce pays mégadivers1. Comme d’autres pays latino-américains, l’économie colombienne est tournée vers l’exportation de ressources naturelles2 dont l’exploitation engendre des consé-quences sociales et environnementales importantes.
L’extraction des matières premières a augmenté depuis les années 2000, à la faveur de la demande chinoise, ce qui a entraîné une intensification de la dépendance des économies latino-américaines vis-à-vis du commerce international. Les conflits socio-environnementaux se sont également multipliés.
En Amérique latine, la diversité des demandes et des organisations qui caractérise le militantisme écologique.
L’existence d’un mouvement social environnemental unifié, avec une série d’acteurs organisationnels identifiés, fait débat tant pour les chercheuses et chercheurs que pour les militantes et militants3. Le socle d’idées et de revendications communes de la « cause environnementale » n’est ni stable ni homogène. C’est plutôt la diversité des demandes et des organisations qui caractérise le militantisme écologique.
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