Soap to reduce water borne diseases ©Julien HarneisSoap to reduce water borne diseases ©Julien Harneis



 

Nées de la décolonisation, les organisations de solidarité internationale s’interrogent. Elles ont professionnalisé leur action, politisé leur discours, mais n’échappent pas à la concurrence, aux exigences de résultats immédiats, et la grille de lecture Nord-Sud ne suffit plus. Il leur faut pourtant assumer d’être pionnières dans l’invention d’une réponse politique – la solidarité – à l’échelle pertinente – le monde.

À l’heure du monde globalisé, la question de la légitimité de la solidarité internationale ne devrait même pas se poser. Quoi de plus logique que de chercher à transposer, à l’échelle du monde, les mécanismes de solidarité – de partage des rôles, de distribution des ressources, de coopération – qui fondent les sociétés humaines, puisqu’une société-monde se construit sous nos yeux ?

D’ailleurs, si l’on s’en tient à des données générales, on constate que la légitimité de la solidarité internationale n’est pas spécialement remise en cause. Ainsi en 2016[1], 70 % des Français soutiennent l’aide publique au développement, un chiffre en hausse. La définition qui en est donnée dans le sondage[2] ne permet certes pas d’étendre ce jugement à toutes les formes de solidarité internationale. Mais la réponse traduit un a priori en faveur de l’appui à la lutte contre la pauvreté et le développement durable au-delà des frontières.

Cette question de la légitimité se pose pourtant avec acuité, en particulier aux acteurs historiques de la solidarité internationale (ONG, réseaux militants, syndicats) qui sont interpellés sur leurs actions par leurs sympathisants, par les donateurs et les médias, par leurs bailleurs institutionnels. Et, surtout, ils se posent eux-mêmes la question de leur adaptation aux changements de contexte.

Variété d’acteurs, questions communes

Le secteur associatif de solidarité internationale pèse, en France, plus d’un milliard d’euros de budget annuel [3]. Mais dans le paysage actuel, on trouve à la fois :

– de nombreuses et petites structures bénévoles (pour ne pas dire familiales) qui gèrent un projet, une relation (avec un village, un groupe),

– des structures qui font vivre une relation entre pairs (comités d’entreprise, réseaux professionnels, communes),

– des structures opératrices de développement ou d’action humanitaire, extrêmement professionnelles – parfois sous-traitantes des politiques publiques de coopération – avec des logiques proches des standards entrepreneuriaux,

– des acteurs de l’économie sociale et solidaire,

– des organisations avec une forte base militante, qui portent des problématiques politiques devant l’opinion ou les décideurs et qui les partagent au sein de réseaux internationaux.

Ces organisations, très différentes en termes de structure juridique ou de projet politique, sont confrontées à des questionnements similaires comme l’évolution des notions qu’elles manipulent (développement, humanitaire, participation populaire), les sources de financement et les exigences des bailleurs.

Agir sur les causes

Les organisations de solidarité internationale, très variées, ont énormément évolué depuis la période de leur création (entre 1960 et 1980 pour les plus établies aujourd’hui). D’abord, la plupart ont admis – plus ou moins facilement et rapidement – la nécessité de sortir de la compassion et de l’assistanat, évoluant vers des relations plus égalitaires avec des partenaires des sociétés civiles en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Elles ont voulu contribuer à leur autonomie par rapport à l’État, au fur et à mesure que s’éloignait la période des indépendances et que s’imposait la nécessité de contre-pouvoirs civils[4].

Ensuite, en associant à leurs programmes « de terrain » des actions d’information et d’éducation populaire, de mobilisation citoyenne, de valorisation de l’expertise de leurs partenaires ou de plaidoyer, ces organisations ont validé l’impérieuse nécessité d’agir aussi sur les causes du mal développement dans leur pays d’origine : freins législatifs ou réglementaires, dépendances économiques, financières ou géopolitiques...

Ce volet « ici » de leur action porte désormais sur des enjeux comme le changement climatique, les migrations internationales, l’évasion fiscale, l’irresponsabilité juridique des multinationales, l’accaparement des ressources (foncières, agricoles, halieutiques) et les oblige, par cohérence, à se poser la question d’intervenir dans le débat public et le champ politique.

Ce milieu n’est donc pas rétif aux changements et a tenté constamment d’adapter son discours et son action au contexte. Mais de nouvelles questions et contradictions, souvent ardues, se posent.

L’irruption du système marchand

Accrue par la mondialisation, la domination de la sphère économique a relégué le social et l’environnement au rang de correctifs des écarts du système. La hiérarchie des normes, qui accompagne cette domination, est au cœur des préoccupations des acteurs du social et de l’environnement, gouvernementaux ou non. En témoignent la plupart de leurs apports et de leurs critiques dans les débats de droit international (OMC, accords de partenariat économique, Objectifs de développement durable, conventions onusiennes...). On serait tenté de croire que ce clivage dessine une répartition des rôles : au secteur associatif et à l’État providence le secteur non rentable, aux entreprises lucratives le secteur marchand. Il n’en est rien.

La domination de la sphère économique a relégué le social et l’environnement au rang de correctifs des écarts du système.


Depuis quelques années, le secteur de la solidarité internationale (comme beaucoup d’autres secteurs sociaux avant lui) subit de plus en plus de pressions pour intégrer le système économique, y compris marchand. Cela se traduit par trois phénomènes convergents : la baisse des subventions publiques – en particulier locales – et la hausse des contraintes normatives des bailleurs ; le glissement de la subvention vers les appels à projet, voire des appels d’offre, avec ouverture de l’accès de ces lignes budgétaires à tout type d’acteur (y compris lucratif) ; l’entrée en lice des entreprises dans le secteur d’activité par le biais du « social business[5] », incluant une forte tendance à la financiarisation du développement [6].

Contraintes de s’adapter aux exigences des bailleurs publics pour espérer conserver leur appui, les organisations de solidarité internationale doivent aussi composer avec de nouveaux collègues et concurrents : des entreprises avec des moyens conséquents, des objectifs sociaux ambigus et un contrôle citoyen inexistant[7]. C’est une des causes qui les a conduites à la professionnalisation.

Professionnalisme à double tranchant

D’abord basé sur la prise de conscience et l’engagement de militants, une grande partie du secteur de solidarité internationale s’est petit à petit professionnalisé. C’est une très bonne chose au regard des fiascos entraînés par des actions conduites par la seule bonne volonté, ou la seule indignation, dont l’affaire de l’Arche de Zoé a été l’avatar le plus pathétique [8].

Cette professionnalisation vise à centraliser le pilotage des activités, à les encadrer par des salariés, à normaliser les procédures à partir des savoir-faire et de l’expérience accumulés. Rapprochant l’ONG de l’entreprise pour la rationalisation et les méthodes de gestion, elle a été un levier d’efficacité pour accompagner le développement de nombreuses organisations depuis les années quatre-vingt. Les écoles spécialisées et les masters dédiés aux métiers de l’humanitaire sont dorénavant légion. L’une des deux principales missions de Coordination Sud, collectif des ONG françaises depuis les années quatre-vingt-dix, est l’appui à la professionnalisation de ces mêmes organisations[9].

Naturellement, la médaille a un revers. Outre qu’elle ne prémunit pas des fiascos[10], cette évolution tend à cantonner les associations à un rôle d’opérateurs dans un système de solidarité par délégation.

En caricaturant, on peut résumer ce système à un service rendu aux donateurs – ou pouvoirs publics ou fondations d’entreprise – qui confient à des ONG la mission d’agir au service de telle cause ou de telle communauté. Couplé à la concurrence entre les appels à la générosité, ce glissement risque de réduire le rôle du citoyen à celui de donateur et le message qu’on adresse au public à son expression la plus utilitariste : « donnez, nous ferons le reste ».

La professionnalisation valide la construction d’un marché de la solidarité internationale, de plus en plus concurrentiel.


La professionnalisation valide ainsi la construction d’un marché de la solidarité internationale, de plus en plus concurrentiel, dans lequel les logiques d’efficacité entrepreneuriale et de rentabilité pour l’actionnaire sont prêtes à intervenir, faisant disparaître toute considération morale, citoyenne ou politique autre que l’éthique des affaires. Même si elles restent minoritaires, certaines organisations assument d’ailleurs parfaitement l’inscription de leur activité dans le marché, en optant pour le statut de SARL[11].

Chaque association est dorénavant contrainte de trouver le bon équilibre entre son efficacité d’opérateur – de développement, d’humanitaire, de solidarité – « professionnel » et son rôle d’incitation et de réceptacle à l’engagement « amateur », au risque de voir disparaître sa légitimité citoyenne.

Réceptacle des envies de changement

Car le secteur a, par sa nature associative, la responsabilité de faire vivre une solidarité par implication, en donnant aux sympathisants la possibilité d’intervenir sur l’orientation politique de la structure, de participer à sa gouvernance, de s’impliquer dans les actions concrètes comme bénévoles et militants. Mais il s’agit bien d’un défi, à plusieurs titres.

Il faut d’abord faire face aux questionnements sur la politique et sur la capacité du citoyen à influencer le cours des choses. La progression du taux d’abstention d’une élection à l’autre est le signe d’un désenchantement important : à quoi bon s’impliquer dans la politique en tant que simple citoyen, puisque les lieux de pouvoir sont confisqués par la sphère politique, et qu’elle-même semble n’en rien faire, soit par renoncement, soit par impuissance ? Contrairement aux apparences, les associations ont des atouts dans ce contexte général morose : le besoin de politique et d’engagement existe et les associations bénéficient d’une meilleure cote que les partis politiques ou les syndicats pour accueillir les velléités de transformation sociale par les citoyens[12]. D’ailleurs, le bénévolat se porte plutôt bien en France[13].

Les modalités d’implication changent aussi, susceptibles d’être plus dispersées et volatiles que le standard associatif (adhésions, réunions, instances élues...), les investissements bénévoles et militants sont plus individuels et tournés vers le concret[14]. De ce point de vue, les associations doivent adapter « leur offre » à l’action directe, rapidement concrétisée, et à une disponibilité plus fractionnée des bénévoles potentiels. Elles doivent mieux intégrer que, si l’action bénévole a des objectifs altruistes, elle doit aussi être source de satisfaction personnelle pour la militante ou le militant.

Si l’action bénévole a des objectifs altruistes, elle doit aussi être source de satisfaction personnelle pour la militante ou le militant.


Pour autant, un recentrage total sur l’individu comporte le risque de passer à côté de l’efficacité globale. « Face au dérèglement climatique et aux bouleversements écologiques et sociaux qu’il est en train d’engendrer, en appeler à l’insurrection des consciences est-il suffisant ? [15] » Pour ne pas risquer d’apparaître partisanes, certaines associations revendiquent de ne pas intervenir politiquement. Or pour être un vrai incubateur de citoyenneté, le secteur associatif doit fournir à l’engagement individuel un impact collectif et des débouchés politiques. C’est ce qui fait le succès des « nouveaux mouvements » comme Indignados en Espagne, Occupy aux États-Unis, Nuit debout en France… des luttes pour la protection d’espaces naturels menacés par des grands projets comme les Zones à défendre à Testet, Notre-Dame-des-Landes, Roybon, ou des promoteurs d’actions directes non violentes[16]… car ils tentent de rapprocher la volonté d’action individuelle, avec des objectifs concrets et réalisables, la dénonciation des abus du système et des carences de la démocratie représentative pour les corriger, l’expérimentation de formes d’organisation collective hors système et la réflexion sur des alternatives globales.

Dans leurs narratifs et leurs modes opératoires, les associations doivent s’en inspirer pour trouver un équilibre entre l’approche individuelle – inciter à des comportements personnels plus vertueux pour l’humanité et la planète – et l’approche collective, politique, seule capable d’instaurer des changements à la bonne échelle et au bon tempo. Sur ce dernier point elles sont également confrontées à un changement de contexte qui exige de renouveler les arguments avec lesquels elles décrivent la nécessité de la solidarité internationale.

Nord riche, Sud pauvre ?

Pour proposer d’adhérer ou de soutenir leurs actions, les associations de solidarité internationale utilisent comme point de départ l’idée d’inégalité (Nord-Sud, riche-pauvre) à corriger par les riches, opulents et gaspilleurs. Longtemps efficace, cette logique compensatrice (le donateur partage des richesses qu’il a en trop avec ceux qui n’ont pas) pourrait s’avérer contre-productive aujourd’hui. Elle se heurte violemment au contexte de crise en Europe : la raréfaction des ressources, l’augmentation du chômage, la peur du déclassement, le risque d’exclusion sociale et les besoins de solidarité concernent dorénavant, pour eux-mêmes ou leurs proches, la majorité des habitants des pays riches. Il n’est assurément ni juste ni efficace de dire à un ouvrier du Sud de l’Europe qu’il fait partie des nantis et non des victimes dans le système.

La vision binaire bourreau-victime, qui serait corrigée par une autre posture binaire donateur-bénéficiaire, est devenue une impasse.


De plus, le message de compensation oblige à surenchérir dans le misérabilisme, afin de maintenir un différentiel riche-pauvre symbolique suffisant pour justifier l’action de donner. Ce message prend le risque de nier la capacité d’action et parfois la dignité de ceux qu’on souhaite aider, en les réduisant à des victimes impuissantes[17]. La vision binaire bourreau-victime, qui serait corrigée par une autre posture binaire donateur-bénéficiaire, est devenue une impasse. À l’inverse, faire réfléchir à l’idée que, dans un contexte mondialisé, les logiques compétitives et délétères sont moins efficaces que les logiques coopératives pour lutter contre les inégalités, serait un registre plus juste et plus audible. Reste à convaincre que ces logiques doivent s’appliquer indépendamment des frontières.

La dimension internationale de la citoyenneté

Le premier pas vers la solidarité entre humains est la prise de conscience de l’existence des liens et de leurs conséquences. Suivant la conscience que l’on a de la façon dont sont fabriqués les textiles à bas coût en Asie, on peut faire évoluer son comportement de consommateur ou d’investisseur de diverses façons. La solidarité appelle à ce que ces liens entre humains soient féconds, positifs, utiles à chacun, plutôt que d’en faire une source de compétition (via les accords de dérégulation commerciale) ou de tenter de les briser (via les politiques migratoires). La dimension internationale de la solidarité est d’autant plus nécessaire qu’avec la multiplication des possibilités de liens entre humains, un certain nombre de passages à l’échelle mondiale sont irréversibles. Pollutions et risques environnementaux (océans, air, forêts, accidents nucléaires), dérèglement climatique, raréfaction de certaines ressources naturelles, circulation des informations, volatilité des capitaux, inégalités économiques et sociales, mobilité et migrations... doivent s’accompagner de mécanismes politiques à la bonne échelle. Dès lors, plusieurs options sont possibles : des tentatives de s’extraire du monde et d’ériger des barrières jusqu’au laisser-faire le plus cynique ou le plus inconscient, en passant par tout le panel des régulations, réglementations et accords internationaux. La solidarité internationale intervient alors, non pas comme exigence morale, mais comme une option politique, qui vise un idéal de progrès planétaire incluant l’accès aux droits fondamentaux pour toutes et tous.

La solidarité intervient comme une option politique qui vise un idéal incluant l’accès aux droits fondamentaux pour toutes et tous.


Quoi qu’en pensent les partisans du repli, la conscience de l’existence d’une citoyenneté mondiale est en passe de devenir majoritaire. Un sondage (effectué régulièrement depuis 2001) auprès de 20 000 personnes dans 18 pays par la BBC, révèle que, pour la première fois en 2016, une majorité de gens s’identifiaient plus comme citoyens du monde que comme citoyens de leur pays[18].

Les instances démocratiques n’existant pas encore à la bonne échelle, c’est à des groupes de citoyens pouvant tisser des liens et expérimenter des solidarités planétaires qu’il revient d’apporter les premières réponses et de construire les réseaux d’entraide efficaces. À ce niveau, les acteurs de solidarité internationale sont très en avance. Plutôt que de se questionner sur leur légitimité, ils auraient tout à gagner à penser et promouvoir la solidarité internationale, non pas comme un palliatif aux effets néfastes de la mondialisation, mais comme un levier pour cette citoyenneté mondiale à venir.


[1]Baromètre annuel 2016 Ifop pour l’Agence française de développement (AFD), Les Français et la politique d’aide au développement de la France, décembre 2016.

[2] « La France fournit des financements et de l’expertise technique à certains pays en développement afin de soutenir leur action contre la pauvreté, favoriser leur développement et leur permettre d’avoir une croissance plus durable. », définition donnée par le Baromètre annuel de l’Ifop, op.cit.

[3] Voir l’étude sur les ressources et dépenses des associations de solidarité internationale entre 2006 et 2011, Argent et associations de solidarité internationale, pilotée par Ritimo et suivie par un comité de pilotage composé de représentants du ministère des Affaires étrangères, de l’AFD et de Coordination Sud.

[4] Y compris pour renforcer la lutte contre les nouvelles formes de dépendances aux pays du Nord ou aux multinationales. Cf. par exemple la dynamique Tournons la page. <http://tournonslapage.com/>

[5] Théorisé par Muhammad Yunus, le social business est une forme d’activité économique rentable dans laquelle les excédents ne sont pas distribués aux actionnaires, mais investis dans des activités à finalité sociale au sein d’une communauté. Il est tout autant revendiqué par des entreprises de l’économie sociale et solidaire que par des multinationales.

[6] Changement préconisé par le rapport remis en 2014 par Emmanuel Faber et Jay Naidoo au ministère des Affaires étrangères : Innover par la mobilisation des acteurs : 10 propositions pour une nouvelle approche de l’aide au développement.

[7] Sur tous ces sujets, lire les analyses du Collectif des associations citoyennes comme Les contrats à impact social : des SIB à la française !, publié en 2016 ou Boris Martin, L’Adieu à l’humanitaire ? Les ONG au défi de l’offensive néolibérale, Éditions Charles Léopold Mayer, 2015.

[8] Pascale Robert-Diard, « Procès de l’Arche de Zoé : juste peine, juste place », , 15 février 2014.

[9] Pour plus d’informations sur les missions de Coordination Sud <www.coordinationsud.org/coordination-sud-2/missions-et-objectifs/>

[10] Dans le cas de crises très médiatisées faisant l’objet d’immenses mobilisations, la responsabilité du manque de résultats et d’effets pervers de l’aide sur les populations affectées n’épargne aucun type d’acteur. Voir par exemple le cas du séisme de 2010 en Haïti.

[11]Les cas les plus courants se trouvent dans le secteur du tourisme humanitaire. Cf. Noémie Rousseau, « Tourisme humanitaire : la vraie fausse pitié », Libération, 15 août 2016.

[12] Cf. Jean-Marie Fardeau, « Le rôle de la société civile », Revue Projet n° 354, octobre 2016 [NDLR].

[13] Cf. par exemple l’enquête L’évolution de l’engagement bénévole associatif en France, de 2010 à 2016, publiée par France Bénévolat en 2016.

[14] Voir par exemple les Représentations de l’engagement citoyen et de l’appartenance républicaine, enquête publiée par l’Assemblée nationale, Fondapol et la fondation Jean Jaurès, 2015.

[15] Jade Lindgaard, « Pierre Rabhi, chantre d’une écologie inoffensive ? », Mediapart, 20 octobre 2016.

[16] Par exemple les « faucheurs de chaises » ou le ReACT – le Réseau pour l’action collective transnationale <www.projet-react.org>.

[17] Cf. « Quels pouvoirs ont les victimes ? », Revue Projet n° 340 [NDLR].

[18] Global Citizenship A Growing Sentiment Among Citizens Of Emerging Economies : Global Poll, 2016.

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