Protest against the Dakota Access Pipeline, Minneapolis, Minnesota ©Fibonacci Blue / FlickrProtest against the Dakota Access Pipeline, Minneapolis, Minnesota ©Fibonacci Blue / Flickr



 

Justice sociale et dégradations de l’environnement ont longtemps été perçues comme deux enjeux opposés. Les mouvements sociaux de la « justice environnementale » appellent pourtant à regarder leurs interactions.

En 1982, 500 manifestants sont arrêtés dans le comté de Warren, aux États-Unis : ils protestaient contre l’installation d’un dépôt de déchets chimiques dans leur ville, la plus pauvre de Caroline du Nord et peuplée à 82 % d’afro-américains. Cet événement est souvent identifié comme l’acte de naissance des mobilisations de justice environnementale, en posant leur base empirique : les communautés pauvres et de couleurs subissent de façon disproportionnée les conséquences de la dégradation de l’environnement. Certaines personnalités, comme le pasteur protestant Benjamin Chavis, iront jusqu’à dénoncer un « racisme environnemental », jugeant que « la race, plus que le revenu, est le critère retenu dans les décisions de localisation des sites d’enfouissements[1] ». Dans le prolongement des luttes pour les droits civiques, ce mouvement dénonce autant la mise à l’écart des minorités des processus de décision que leur inégale exposition aux pollutions et déchets toxiques. Par la suite, les mobilisations se multiplient et l’objet des conflits, d’abord centré sur les pollutions chimiques, se diversifie. Ils rassemblent aujourd’hui aussi bien des amérindiens qui luttent contre l’installation de sites et déchets nucléaires sur leurs terres sacrées que des communautés hispaniques exposées aux pesticides de l’agriculture[2]. En 1991, le premier sommet national des peuples de couleurs pour la justice environnementale aboutit à une charte de principes structurant l’action de ces mouvements.

En décrivant la corrélation entre les nuisances environnementales et les territoires les plus précaires, les populations concernées font émerger un discours sur de nouvelles formes d’inégalités – les « inégalités environnementales » – soulignant le processus cumulatif qu’elles entretiennent avec les inégalités sociales[3]. Leur affirmation d’un droit à un environnement sain pour tous et leur demande d’une répartition équitable des bénéfices (parcs, ressources, etc.) et des dommages environnementaux (pollutions, risques, etc.) font de la qualité du cadre de vie et des ressources environnementales un enjeu de justice. Une justice aussi bien procédurale que distributive : ces inégalités environnementales relèveraient autant d’un déficit démocratique que d’inégalités économiques préalables. C’est sous cet angle qu’un impératif d’équité environnementale est introduit au sein des politiques publiques aux États-Unis. En 1994, Bill Clinton promulgue l’Executive Order 12898[4] enjoignant aux différentes agences fédérales de développer des stratégies afin « d’identifier et de remédier aux conséquences des mesures qui auraient un effet disproportionné sur la santé et l’environnement des populations pauvres ou appartenant à des minorités raciales ».

L’environnement constitue une « nouvelle frontière » des inégalités sociales


Ce récit est à la fois l’illustration que l’environnement constitue une « nouvelle frontière » des inégalités sociales, et l’expression d’une réponse. Les outils mis en place aux États-Unis sont essentiellement des dispositifs de redistribution qui compensent le dommage, ou qui rendent possible l’accès aux ressources. En ce sens on peut parler d’une extension des principes de la justice distributive de John Rawls à l’environnement. Rawls souhaitait fonder une justice sociale qui accorde la primauté à ce qui est juste et non à ce qui est bien. Il s’opposait à l’idée défendue par l’utilitarisme de Bentham de la faire reposer sur la maximisation du bonheur, car cette orientation autoriserait le sacrifice des droits des minorités si le bien-être total s’en trouvait accru. Il détermine[5] deux principes de redistribution des biens pour une répartition juste : d’une part, chaque agent doit bénéficier du même éventail de libertés de base, cette liberté se mesurant en fonction de l’égale liberté des autres ; d’autre part, les inégalités socioéconomiques ne sont justes et acceptables que si elles se font au bénéfice des plus désavantagés. C’est le principe de différence, aussi appelé « maximin ». Appliqué à l’environnement, il s’agit d’assurer une distribution équitable des ressources et de la qualité de l’environnement pour lutter contre l’imposition d’externalités négatives et polluantes aux populations marginalisées[6]. Bien sûr, cette distribution ne saurait se cantonner à l’espace national. Étudiant les mobilisations sociales dans les pays du Sud, Joan Martínez Alier souligne un échange « écologiquement inégal » au niveau international lié aux « [exportations] des produits des régions et des pays pauvres à des prix qui ne tiennent pas compte des externalités locales causées par ces exportations ou par l’épuisement des ressources naturelles en échange de biens et de services en provenance des pays riches »[7]. D’où les demandes de reconnaissance d’une « dette écologique » des pays du Nord envers les pays du Sud, pour leur responsabilité historique dans les dérèglements environnementaux.

Les enjeux de justice sociale peuvent-ils relever d'une seule question de biens à redistribuer ?


Dans un contexte de crise écologique, les enjeux de justice sociale peuvent-ils relever d’une seule question de biens à redistribuer et de nuisances à compenser ? La notion de « développement durable », inscrite dans le rapport Brundtland en 1987, soulignait déjà les enjeux de justice sociale posés par les défis environnementaux globaux : des décisions prises aujourd’hui peuvent déterminer les conditions de développement des générations à venir. Ce questionnement sur le lien entre durabilité environnementale et justice sociale a trop souvent été évacué dans la pratique de la justice environnementale et par les mesures politiques qui en découlent. Or nous exerçons une pression toujours plus forte sur la nature. L’extraction des énergies fossiles, des minéraux et des métaux nécessaires à nos outils de production, nos moyens de transports et autres objets du quotidien induit des émissions de gaz à effet de serre, une pollution de l’air, de l’eau, du sol. Elle contribue à la perte de biodiversité et à une dérégulation des cycles naturels, notamment par la déforestation. Ces choix ont des conséquences sanitaires et sociales inquiétantes, amenant une frange de la population déjà vulnérable à arbitrer parmi des besoins fondamentaux. En s’immisçant dans les enjeux de justice sociale, le débat sur la durabilité environnementale vient en bousculer les contours. L’acceptation de la finitude de l’environnement peut bouleverser les réflexions sur le sujet.


Un monde fini : nouveau regard sur les inégalités sociales ?


Dans une perspective de durabilité « faible », il est incohérent de vouloir préserver l’environnement pour répondre aux exigences de justice sociale : les pertes environnementales peuvent être compensées par le travail ou la technique. La nature est ici remplaçable, substituable. C’est ce qu’induisent les mécanismes aujourd’hui privilégiés : la compensation ou la substitution est rendue possible par la traduction des pertes, ou dégradations, et de leurs conséquences sociales ou sanitaires en coûts économiques[8]. Il est alors toujours envisageable de corriger et réduire les inégalités liées à l’environnement sans remettre profondément en cause les habitudes de production et de consommation. La logique du dédommagement – financier ou autre – d’inégalités liées à une surexposition aux pollutions manifeste la reconnaissance de la responsabilité de l’industrie pour les conséquences de son activité sur la santé, mais non directement pour le fait de polluer[9]. Paradoxalement, un tel raisonnement peut conduire à des situations dans lesquelles le maintien de l’inégalité environnementale devient nécessaire. Un mémo de Lawrence Summers, de la Banque mondiale, relevait dans les années 1990 que le stockage ou le traitement des déchets pourraient représenter une nouvelle source de revenus pour les pays sous-pollués[10] !

La perspective d’un monde fini oblige à penser la protection de l’environnement comme un souci collectif en faveur de la justice sociale.


A l’inverse, pour les partisans de la durabilité « forte », certaines ressources comme l’air ou l’eau, ou des processus naturels comme la pollinisation, ne sont pas substituables – sinon de manière partielle. Leur perte est considérée comme irréversible. Ce constat souligne le rôle limité des technologies, dans la mesure où elles peinent à freiner l’augmentation des flux de matières. Ce que l’on appelle « l’effet rebond » en est un bon indicateur : « un ordinateur consomme aujourd’hui moins d’énergie qu’il y a 15 ans, mais la puissance requise, les usages et le nombre d’utilisateurs n’ont cessé d’augmenter, si bien que la consommation globale d’énergie due à l’informatique s’accroît [11] ». Selon l’Onu, le découplage entre le niveau de Pib et la consommation des ressources naturelles, attendu grâce à l’innovation, n’est aujourd’hui pas avéré[12]. La perspective d’un monde fini oblige à circonscrire ce qui peut être matériellement compensé et distribué, à penser la protection de l’environnement comme un souci collectif en faveur de la justice sociale. Surtout, si l’on tient compte des indicateurs alarmants sur l’état de notre planète, elle déplace le regard : les écosystèmes ne se réduisent pas à un « butin à se partager »[13] mais constituent un socle fragile, conditionnant le maintien de la coopération sociale.


Comprendre ce qui nous lie et nous oblige

Reconnaître que l’on ne peut brûler tout ce qu’il reste de combustibles fossiles ni continuer la course aux terres arables, sauf au prix de graves conséquences environnementales et sociales, c’est admettre qu’il existe des frontières qui donnent un horizon, qui nous permettent de juger ce que nous pouvons faire. Tenir compte de limites écologiques, c’est reconnaître qu’il existe une relation, une interaction spécifique entre les hommes et le milieu naturel. Saisir ce qui « nous lie et nous oblige vis-à-vis de nos contemporains et des générations futures, du monde naturel »[14] devient alors essentiel pour comprendre les enjeux de justice. C’est là un vaste défi : nos théories de la justice sociale ont été pensées comme une coopération exclusivement entre hommes, hors du monde, détachée du contexte.

Pourtant si l’on est privé d’accès à l’eau, à la terre, ou confronté à la montée des eaux, peut-on réellement exercer sa liberté et choisir son projet de vie ? Dans la pratique, la justice est intimement liée à des contextes de vie et à la qualité de l’environnement des individus. Tel est bien l’apport d’Amartya Sen quand il propose de s’intéresser aux « capabilités » des individus, c’est-à-dire à la liberté réelle qu’ils ont de choisir entre différentes trajectoires de vie, aux conditions dans lesquelles le bien-être peut être atteint. Cette approche invite à ne plus penser les inégalités sociales sur la seule base des biens et revenus que l’on possède car ils ne nous renseignent pas sur la capacité réelle de vivre ou de subvenir à nos besoins les plus fondamentaux.

Si l'on est privé d'accès à l'eau, à la terre, peut-on réellement exercer sa liberté ?



Énoncer une justice sociale à partir de ces « capabilités » amène à reconnaitre que les inégalités d’accès aux ressources naturelles ou les bouleversements environnementaux risquent de déposséder les individus d’un projet de vie, et de leur liberté physique, sociale et politique[15], de leur identité. Si l’on estime que le fait de pouvoir se nourrir est une capacité déterminante pour le respect de la dignité humaine, alors les capacités d’être, d’agir et de penser dépendent aussi de la qualité de notre environnement. Autrement dit, elles dépendent de la relation entre les hommes et le monde naturel : porter atteinte à la nature compromet les chances d’épanouissement de chacun. À partir de l’observation des mouvements de justice climatique qui dénoncent leur situation d’injustice sociale reliée au réchauffement climatique, David Schlosberg repère ces liens intimes entre la vulnérabilité sociale et la vulnérabilité des écosystèmes, qui s’expriment dans la vie quotidienne[16]. Manquer d’un accès aux ressources naturelles nécessaires pour se chauffer en raison de leur surenchérissement, ou migrer en raison de la montée du niveau de la mer expriment selon lui la convergence entre une inégale capacité d’existence des individus et l’accentuation des bouleversements environnementaux. La diminution des ressources naturelles, le dérèglement climatique et l’extinction de la biodiversité suspendent tout autant la capacité d’existence des systèmes écologiques que la permanence de la justice sociale.

Il s’agit d’un vrai bouleversement, qui modifie la conception « moderne » de l’individu perçu comme indépendant de son environnement. L’enjeu en termes de justice n’est plus seulement définir ce que l’on partage mais aussi repenser la communauté au sein de laquelle s’effectue ou peut s’effectuer la distribution[17]. La relation existentielle entre notre organisation sociale et les systèmes écologiques dans lesquelles elle s’insère permet de passer d’une vision de l’environnement comme simple décor de nos sociétés à celle d’une « communauté de destin ». Justice sociale et Justice écologique sont en partie liées : l’enjeu est de garantir les capacités d’existence commune entre les hommes et envers les êtres vivants, de trouver les moyens d’un respect mutuel des hommes et des écosystèmes. En ce sens, les êtres vivants ne sont plus simplement les objets de nos politiques mais entrent dans le processus politique pour accompagner la décision.

Comment faire concrètement pour prendre ces voix en compte ? Comment envisager la représentation, la participation de l’ensemble du vivant ? « J’entends déjà les rires » disait Philippe Descola à ce propos. Bien sûr il ne s’agit pas de faire siéger les générations futures, les écosystèmes ou les animaux au Parlement, mais de permettre leur représentation au sein des institutions démocratiques. On pourrait ainsi « les écouter » davantage, comme le propose John Dryzek, à travers les signaux que la nature nous envoie, signes des atteintes qui lui sont faites, comme l’extinction des espèces, les sécheresses à répétition, les ouragans, la migration des espèces, etc[18]. D’autres plaident pour leur représentation dans les systèmes électoraux[19], au sein du parlement, avec la création d’un collège du Futur par exemple[20], ou encore pour l’introduction de mesures opposables à toute tentative de mise en danger des hommes et des êtres vivants. La constitutionnalité d’un tel principe serait, selon Robyn Eckersley, une manière de considérer la protection de la nature comme un droit fondamental. Elle témoignerait d’un élargissement de la communauté politique, comme ce fut le cas avec les droits de l’homme, de la femme et plus récemment des animaux, considérés encore timidement comme des êtres sensibles. On peut aussi chercher, comme le suggère David Schlosberg, à assurer une participation importante des personnes victimes d’inégalités environnementales dans les délibérations politiques, afin de rendre visible, à travers leur expérience, la relation inséparable entre les écosystèmes et les besoins élémentaires. Il faudrait alors veiller à ce que l’organisation de la participation ne prenne pas le pas sur les enjeux discutés ; car jusqu’ici, les systèmes institutionnels de participation sur les questions environnementales ont eu tendance à reléguer les sujets liés à la durabilité forte pour reproduire les logiques de redistribution sociale basée sur la technique et la répartition inégale des fruits de la croissance[21].

Justice sociale et Justice écologique sont en partie liées pour trouver les moyens d’un respect mutuel des hommes et des écosystèmes.


Certains mouvements cheminent vers la prise en compte de ces interdépendances et délibèrent localement sur les conditions de nouvelles formes de coopération, sur le sens de l’égalité dans un monde fini. Les mouvements de justice environnementale défendent surtout une plus grande justice sociale, mais l’émergence des mouvements de justice climatique témoigne de l’élaboration progressive d’une demande de justice élargie, à partir de ce lien existentiel. Reste aux pouvoirs publics à traduire ces revendications pour faire advenir un projet politique qui permette à l’ensemble de la communauté biotique, dont nous faisons partie, de s’épanouir. « Jusqu’au XIXe siècle, les scientifiques étaient des aventuriers, (…) l’exploration de la planète n’était pas terminée. Maintenant, il faut plutôt chercher à savoir comment le monde qui nous entoure fonctionne et surtout comment l’homme va se conduire à l’égard de cette petite boule si fragile tournant dans l’univers. » (Théodore Monod).



[1]Benjamin F. Chavis, Toxic Wastes and Race in the United States: A National Report on the Racial and Socio-Economic Characteristics of Communities with Hazardous Waste Sites, Commission for Racial Justice, United Church of Christ, 1987.

[2] David E. Newton, Environmental Justice : a Reference Handbook, ABC-CLIO, 1996.

[3] Dorceta E. Taylor, The Rise of Environmental Justice Paradigm. Injustice Framing and the Social Construction of Environmental Discours, American Behavioral Scientist, vol. 43, n° 4, 2000, pp. 508-580.

[4] < https://www.epa.gov/laws-regulations/summary-executive-order-12898-federal-actions-address-environmental-justice> [NDLR]

[5] Il suppose pour cela que les individus sont rationnels et placés derrière un « voile d’ignorance » pour garantir l’impartialité des choix.

[6]Bernard Gagnon, Nathalie Lewis, Sylvie Ferrari, « Environnement et pauvreté : regards croisés entre l’éthique et la justice environnementales », Écologie & politique, vol n° 35, 2008, pp. 79-90.

[7]Joan Martínez Alier, The Environmentalism of the Poor, Edward Elgar, 2002.

[8]Bernard Gagnon, Nathalie Lewis, Sylvie Ferrari, op.cit. .

[9]Alexandre Berthe et Sylvie Ferrari, « Ecological inequalities : how to link unequal access to the environment with theories of justice ? », Cahiers du GRETha, n° 2012-17, 2012.

[10]Sophie Moreau, Yvette Veyret, « Comprendre et construire la justice environnementale », Annales de géographie, Armand Colin, 2009.

[11] Dominique Bourg et Gerald Hess, « La géo-ingénierie : réduction, adaptation et scénario du désespoir », Natures Sciences Sociétés 18, 2010.

[12] Heinz Schandl et al, Global Materials Flow and Resource Productivity, Assessment Report for the UNEP International Resource Panel, UNEP, Juillet 2016

[13] Cf. l’article de Frédéric-Paul Piguet, « Biosphère : poser un interdit » dans la Revue Projet, n° 350, février 2016.

[14]Virginie Maris, Philosophie de la biodiversité. Petite éthique pour une nature en péril, Buchet Chastel, 2010.

[15] Émilie Hache, « Justice environnementales ici et là-bas », Contretemps, 2013

[16] David Schlosberg, « Climate justice and capabilities : a framework for adaptation Policy », Ethics & International Affairs, 26, n° 4, 2012.

[17] Catherine Larrère, Raphaël Larrère, Penser et agir avec la nature, La Découverte, 2015.

[18] John S. Dryzek, Deliberative Democracy and Beyond : Liberals, Critics, Contestations, Oxford University Press, 2000.

[19] Kristian Skagen Ekeli, « Giving a Voice to Posterity : Deliberative Democracy and Representation of Future People », Journal of Agricultural and Environmental Ethics, vol. 18, 2005.

[20] Proposition de Dominique Bourg et Kerry Whiteside, cf. l’article de Clémence Guimont dans ce numéro [NDLR].

[21] Caroline Lejeune et Bruno Villalba, « Délibérer à partir de l’environnement. Une perspective théorique écocentrée de durabilité forte », in Laurent Mermet et Denis Salles (dir.), Environnement : la concertation apprivoisée, contestée, dépassée ?, De Boeck, 2015

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