Société |  Rodolphe Dodier,
Laurent Cailly,
Arnaud Gasnier,
François Madoré
 |  Pur, 2012, 219 p., 16 €
Par Jean Vettraino | 7 mars 2013
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« Emblématiques de la ville actuelle, les espaces périurbains concentrent toutes les critiques (…) : participation à la fragmentation socio-spatiale, non-durabilité, banalisation des paysages, repli sur soi, etc. » Ils abritent pourtant plus du quart des Français, qui y inventent de nouvelles manières de vivre, de faire la ville et de faire société. À partir d’analyses quantitatives et qualitatives prolongées (en premier lieu un programme de recherche dans la région Pays-de-la-Loire), ce livre de géographie sociale approfondit la question du mode d’habiter le périurbain en France. Un premier chapitre précise les enjeux (politiques notamment) de l’étude de ces espaces complexes, au centre de vives controverses (autour des problématiques environnementales comme du « vivre ensemble »). Les suivants détaillent le comportement des ménages – encore largement méconnu aujourd’hui – qui y vivent, s’intéressant aux trajectoires résidentielles comme aux mobilités quotidiennes (travail, études, consommation, loisirs), entre contraintes et adaptations. Un dernier chapitre s’interroge sur la figure du périurbain, sous l’angle de ses rapports à l’espace et aux autres, ainsi que de ses caractéristiques sociales et culturelles (mais aussi genrées et générationnelles), esquissant pour finir une typologie des modes d’habiter. Cartes, schémas, graphiques et tableaux complètent un propos clair et structuré. S’abstenant de tout jugement de valeur, ce travail contribue à construire « une figure enrichie de la périurbanité » permettant, au-delà, de prendre conscience d’évolutions sociétales majeures.

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