Politique |  Heinz Weinmann |  Liber, 2018, 402 p., 38 € Par Guy Aurenche | 23 août 2018
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Le titre est alléchant pour celles et ceux qui s’interrogent, s’effraient parfois des dérives des institutions étatiques du « monde occidental ». Proposer un travail « d’archéologie de l’ordre politique », tout spécialement à travers les pensées allemandes et françaises, rejoint nos attentes. « A commencé l’ère du ‘cracking’, de la déconstruction des grands ensembles, des totalités cohérentes, derrière lesquelles on subodorait le totalitarisme ». Et l’auteur d’ajouter : « Le à chacun sa vérité postmoderne s’est radicalisé en culte du selfie moi-vérité ». Le contenu du livre est sans doute trop savant (pour moi certainement) et trop plein de controverses sur des concepts philosophico-politiques supposés connus pour que nous puissions en tirer tout l’enseignement éclairant les alternatives, les choix et les projets actuels. Heinz Weinmann, dont on saluera la science et la méticulosité, remercie Edgar Morin de lui « avoir montré la voie de la complexité ». J’aurais aimé pouvoir remercier l’auteur de ce livre de m’aider à y accéder ! Des spécialistes y parviendront sans doute.