©Pascal Van
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Pour amener les entreprises à prendre en compte les enjeux climat, les uns misent sur des leviers réglementaires, les autres sur des leviers politiques, ou encore managériaux. Mais avons-nous besoin d’une éthique pour y parvenir ? Et si oui, laquelle ?

Les contributions de ce numéro font apparaître comment les stratégies actuelles des entreprises reflètent une vision gestionnaire qui s’ouvre à une interrogation éthique, mais de manière quasiment toujours conditionnelle. Dans cette approche utilitariste, l’éthique est légitime si elle permet de montrer qu’au bout du compte les entreprises y gagneront. En revanche, il semble difficile de faire entrer une vision éthique et politique qui ne soit pas qu’instrumentale dans leur champ de réflexion. Peut-on, dès lors, s’en tenir à une éthique de la responsabilité qui tenterait de jouer habilement avec les blocages actuels ?

Discuter une telle position nous conduit à revisiter nos sources morales et spirituelles, parmi lesquelles les orientations proposées par l’encyclique Laudato si’. Le pape pose, en effet, un diagnostic sans concession à propos des enjeux de la transition écologique. Il nous engage à identifier le mal structurel relatif à nos modèles économiques dominants, qui entrent en contradiction avec l’exigence de sobriété, condition même de la qualité de vie durable des êtres (humains) dans leurs milieux naturels. Et ce travail sur les racines des problèmes et résistances actuels va de pair avec la mobilisation d’une anthropologie et d’une éthique relationnelles susceptibles de transformer nos manières habituelles de raisonner, sans céder au cynisme ou au catastrophisme.

De là découle une réflexion sur le rôle de celles et ceux qui, dans l’entreprise et dans la société, constituent les minorités actives, aptes à mobiliser des leviers d’action collective susceptibles de faire bouger les lignes.

Concilier business et climat : un objectif gagnant-gagnant ?

Les entreprises sont de plus en plus mobilisées sur les sujets écologiques et climatiques : quelle que soit la taille, il existe des champions qui inventent des modèles destinés à favoriser la transition par la réduction de l’empreinte carbone, le souci de l’efficacité énergétique, la transformation des manières de fournir des biens et des services (économie de fonctionnalité) et de les produire (économie circulaire), etc.

Les acteurs impliqués dans la vie économique bougent : de plus en plus d’investisseurs, eux-mêmes, poussent pour la prise en compte du long terme et font davantage pression sur les entreprises, y compris des fonds classiques (non ISR, soit Investissement socialement responsable). Les syndicats se mettent à reconnaître le lien étroit entre les questions sociales et environnementales et la nécessité de se mobiliser au niveau international, au-delà de la seule échelle locale. Certains dirigeants prennent des positions fortes dans l’espace public, contestant les positions climato-sceptiques et appelant les hommes politiques et les citoyens, dont les entrepreneurs, à affronter ensemble les défis de la transition.

Tout ceci dessine une évolution encourageante… mais le risque décrit par Stefan Aykut et Amy Dahan[1] en termes de « schisme de réalité » est bien présent : le décalage reste énorme entre les intentions affichées et la réalité des tendances actuelles, qui nous mènent vers un monde certainement à plus de 3°C (voire beaucoup plus) si nous ne changeons pas de braquet. La mise en œuvre des objectifs de l’accord de Paris suppose de laisser au moins 70 % des réserves d’énergie fossile dans le sous-sol. Or les scénarios régulièrement révisés concernant l’évolution des mix énergétiques des pays[2] donnent à mesurer la forte probabilité de trajectoires très émissives en GES (gaz à effet de serre). Et ils ne semblent pas vouloir tabler sur la réduction choisie ou imposée des émissions des plus riches consommateurs, individus ou collectivités.

Ce gouffre qu’on ne veut pas voir

Le décalage entre les intentions et la réalité est entretenu parce qu’il répond à des intérêts bien compris. Quand la rentabilité à court terme et la compétitivité demeurent les critères numéro un, la communication sur les réductions d’émissions peut être tout à fait sélective – donc biaisée. En témoigne la tendance des entreprises à publier les émissions sur les sites de production et non pas tout au long des chaînes de valeur – à l’exclusion donc des émissions importées. Une société du secteur de l’habillement peut ainsi communiquer sur les émissions liées à ses éventuels ateliers d’assemblage, aux entrepôts et magasins où sont stockés et vendus ses produits en France, sans intégrer celles générées par les ateliers de confection dans les pays du Sud et par le transport.

Le flou entretenu sur la réalité des émissions et sur notre capacité à les diviser par quatre, tout en poursuivant notre croissance économique, est le meilleur moyen d’éviter les questions qui fâchent.


Mais le flou entretenu sur la réalité des émissions et sur notre capacité à les diviser par quatre, tout en poursuivant notre croissance économique, est aussi le meilleur moyen d’éviter à nos sociétés les questions qui fâchent. Aujourd’hui, ce sont les pays et les consommateurs les plus riches qui développent des modes de vie les plus émetteurs de GES, alors que les pays et les populations les plus pauvres font davantage les frais du réchauffement climatique et sont moins armés pour s’y adapter. Des études récentes[3] montrent que la mise en œuvre des Objectifs du développement durable (ODD) – et notamment la sortie de milliards d’êtres humains de la misère –, elle-même, est contradictoire avec l’objectif d’un monde à 2°C, dès lors qu’elle s’appuie sur une croissance soutenue du Pib. Bien évidemment, ce n’est pas un argument pour y renoncer ! Mais cela invite à reconnaître que les efforts devraient incomber aux plus riches, partout, pour réduire drastiquement leurs consommations de ressources et d’énergie, transformer leurs modes de vie et permettre, ainsi, une amélioration des conditions de vie des plus pauvres. « Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre ».

Le déni de réalité provient, enfin, d’une impasse intellectuelle. Les cursus en économie et gestion enseignés dans les grandes écoles et universités, sous-tendus par la théorie néoclassique, privilégient une approche gestionnaire, centrée sur l’objectif de croissance. Au mieux, y seront juxtaposées, de façon parfaitement incohérente, des réflexions inspirées de l’économie écologique. L’habitude de tout convertir en termes monétaires conduit à considérer le climat comme un risque à assurer, un coût à prendre en charge, en ignorant tout des dimensions concrètes du phénomène, des désastres sociaux et environnementaux afférents. La position de Jean Tirole, prix Nobel d’économie, n’est-elle pas emblématique ? Sa définition du bien commun ne garantit en rien le souci préférentiel des plus vulnérables, aujourd’hui et demain. L’interrogation éthique est minimisée – « ce que nous tenons pour moral fluctue dans le temps »[4] –, l’essentiel étant de corriger les imperfections du marché. Les défis écologiques sont réduits à une proposition concernant la fixation d’un prix du carbone et les deux chapitres concernant l’économie numérique balaient les enjeux relatifs, aussi bien, à la destruction des emplois qu’à l’épuisement des minerais. En fait de pluridisciplinarité, l’économiste néoclassique cite, surtout, des études de psychologie comportementale, mais ne fait aucune mention des économistes « hétérodoxes », ni des philosophes, anthropologues, politologues, historiens ou géographes, et de leurs apports quant au fonctionnement de nos sociétés et aux modalités désirables du vivre ensemble.

Choisir l'efficacité ou l'immersion chez « l'ennemi »

Les positions, on le voit, sur les moyens de réaliser la transition écologique et sur la répartition des efforts à consentir sont multiples, et émanent de toutes les tendances éthiques et philosophiques. Elles sont traversées, en particulier, par deux débats.

Le premier concerne le problème de savoir quelle éthique est efficace pour réaliser la transition écologique. Certains mettent en avant des arguments pragmatiques, inspirés de la pensée « coûts-bénéfices », dominante dans le monde anglo-saxon[5]. Il s’agit de montrer comment le changement climatique induit une activité économique qui peut devenir rentable ou, au moins, que le coût de l’inaction est exorbitant par rapport aux dépenses à engager pour limiter l’élévation de la température globale. Des philosophes et économistes, comme John Broome[6], ont écrit en ce sens pour dire qu’à défaut de se mettre d’accord au nom de l’équité, il est nécessaire de raisonner selon le paradigme de l’efficacité et que c’est le recours à ce registre qui fera changer les choses. Mais un tel raisonnement est très problématique. L’efficacité peut, en effet, aller de pair avec le sacrifice des moins bien lotis au nom de l’amélioration du sort de certains dans la société[7] et de l’amélioration de la situation moyenne. Par ailleurs, cette conception repose sur une vision atomiste de l’action individuelle, en laissant de côté le rôle des institutions que sont les entreprises et leur responsabilité collective. Enfin, ce discours fait fi de l’inversion possible des moyens et des fins, et du risque de seulement user de la rhétorique des valeurs au service de la logique financière. Cas extrême, la transition climatique donne, ainsi, lieu à un immense business finançant les techniques de géo-ingéniérie – dont on sait qu’elles favorisent des individus richissimes et des organisations mercenaires et qu’elles sont incapables de traiter les enjeux climatiques au niveau requis et présentent des risques non maîtrisés.

L’efficacité peut  aller de pair avec le sacrifice des moins bien lotis au nom de l’amélioration du sort de certains.


Le deuxième débat est plus subtil. Il consiste à reconnaître l’importance des arguments éthiques en faveur de la transition, mais à défendre la thèse qu’en l’absence de représentations partagées sur les attitudes et conduites à adopter, il faut consentir à la réalité des pratiques de passagers clandestins, des comportements égoïstes et court-termistes, et au nom d’un calcul stratégique, utiliser les codes de « l’ennemi » pour faire passer des transformations. L’éthique de responsabilité exigerait une mise sous le boisseau de l’éthique de conviction ! Bien des acteurs en entreprise sont tentés – ou se sentent contraints – d’adopter cette posture. Mais cette perspective invite à un discernement qui, à mes yeux, engage à une extrême réserve. Car l’adaptation du discours pour « faire passer la pilule » auprès d’acteurs sensibles aux seuls arguments économiques et financiers risque de s’accompagner d’un renoncement à des engagements ou des convictions non explicitées. C’est ce point qui fait problème, au niveau des personnes comme à celui des institutions : on s’en tient à une logique libérale de marché, on tente d’y introduire des inflexions vis-à-vis de la perspective consumériste et productiviste, mais sans la remettre fondamentalement en question. Or le seul recours aux incitations (de marché et individuelles) ne suffira pas à faire bouger les choses à la vitesse et avec la profondeur requises. L’utilisation de l’argument de l’intérêt bien compris des acteurs, allié à la responsabilité vis-à-vis de ceux qui ne jouent pas le jeu mais peuvent se laisser convaincre de l’intérieur même de leur paradigme, se heurte à des limites importantes.

Sobriété et décroissance : penser hors du cadre

C’est bien le propre du discernement éthique que de pouvoir proposer des chemins nouveaux. Le diagnostic de l’insuffisance des solutions actuelles souligne le mal structurel dont sont victimes – et coupables – nos institutions, tant économiques que politiques. Si le cadre qu’elles représentent nous conduit à la catastrophe, alors il faut réfléchir hors du cadre ! Cette réflexion a été menée par les experts et les citoyens ordinaires qui ont participé à la discussion des scénarios dans le cadre du débat national sur la transition écologique et énergétique en France en 2012 et 2013. Tous mettent en avant trois piliers, dont l’un est, justement, un appel à agir hors du cadre néolibéral : il s’agit, à côté de l’efficacité énergétique et du recours aux énergies renouvelables, de la sobriété. Le terme est habituellement utilisé pour désigner un mode de vie personnel, lié à des choix de simplicité et de frugalité. Il est significatif qu’il soit repris pour parler de la transformation de nos choix collectifs et de nos structures, pour promouvoir une réduction suffisante des émissions de GES et du gaspillage des matières premières. Il suppose la mise en œuvre d’une politique de décroissance, comme y invite le pape (Laudato si’, 193). Non pas une décroissance tous azimuts, mais une décroissance sélective, résolue, chiffrée et mesurée, destinée à lutter tant contre le réchauffement climatique que contre l’épuisement des ressources non renouvelables et l’empoisonnement de nos écosystèmes… Or les prospectivistes qui cherchent à anticiper les évolutions du mix énergétique des États dans les années à venir jugent, malheureusement, une telle perspective hautement improbable[8].

Plusieurs contributions, dans ce numéro, insistent sur la nécessité de changer notre langage. On est ici aux antipodes de la stratégie consistant à adopter la doxa pour subvertir les modèles de l’intérieur. Cette stratégie du « cheval de Troie » n’a de sens que si elle vise un consentement collectif à un changement bien plus radical. Il est nécessaire de travailler sur nos représentations collectives, sur les symboles, les rites et les récits invitant à faire route ensemble d’une manière aussi disruptive qu’attractive, aujourd’hui et demain. De ce point de vue, un encouragement vient de la manière dont certaines entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire arrivent à entraîner des dynamiques territoriales différentes. Car l’objectif est bien de promouvoir un changement systémique. Et non des « bonnes pratiques » marginales, comme le conçoivent souvent les grandes entreprises dans leur soutien à des innovations sociales et écologiques.

Le levier des minorités actives

Pour nourrir la réflexion collective sur les transformations possibles et désirables, puiser aux ressources spirituelles de l’humanité fournit des repères critiques, symboliques et pratiques[9]. Dans son encyclique Laudato si’, adressée à tous, bien au-delà des frontières de l’Église, le pape François s’appuie sur les ressources des traditions juive et chrétienne, qui favorisent une compréhension de l’être par la relation. Mettre au cœur du développement humain la notion de relation et la qualité relationnelle conduit à une inversion du rapport entre moyens et fins. Le capital social a été souvent perçu comme un moyen pour la réalisation du profit économique. Mais nous devons, au contraire, chercher à inventer des modèles économiques qui soient au service de la qualité du lien social et écologique[10]. Le pape ne se contente pas de montrer comment cette éthique relationnelle trouve son origine dans le mouvement même d’un Dieu qui s’efface pour inviter l’être humain à « se considérer comme instrument de Dieu pour aider à faire apparaître les potentialités qu’il a lui-même mises dans les êtres », à trouver sa juste place en relation à Dieu, au cosmos et à autrui. Il donne des éléments d’analyse très concrets sur les transformations nécessaires que cela implique au niveau des politiques publiques et du secteur privé. On peut mentionner, entre autres, la dénonciation du partage inique de la valeur au long des chaînes de valeur mondiales, la culture du déchet (au sens propre et au sens figuré) qui conduit à exporter les déchets toxiques vers des zones fragiles et à considérer les humains comme des variables d’ajustement au service de la croissance, les violations des droits fondamentaux des populations mal informées des décisions prises sur leur territoire, l’hypocrisie du discours sur la RSE et de la logique « gagnant-gagnant » qui « ne font que retarder un peu l’effondrement » et qui doivent être remplacés par une attention aux personnes et à leur milieu de vie[11]. Bref, sont déclinées différentes voies qui pourraient conduire à réordonner l’économie au service de la qualité du vivre-ensemble, de la démocratie et de la reconnaissance de chaque personne humaine.

Des personnes, dans l’entreprise, prennent des risques pour échanger, décloisonner leur organisation et proposer de nouvelles voies.


Mais ces voies sont antagoniques avec la logique qui prévaut dans la plupart des entreprises. L’enjeu est, dès lors, de considérer les moyens d’action collective de celles et ceux que l’on nommera, à la suite de Serge Moscovici[12], les « minorités actives ». Des personnes, dans l’entreprise, prennent des risques pour échanger, décloisonner leur organisation et proposer de nouvelles voies (comme le corporate hacking). Certains deviennent des lanceurs d’alerte. Des délégués syndicaux adoptent aussi des décisions qui risquent de leur être reprochées pour défendre des sujets d’intérêt général, non exclusivement liés à l’emploi. Des consommateurs boycottent des produits. Des citoyens participent à des associations où ils décortiquent leurs pratiques professionnelles et réfléchissent à des transformations structurelles possibles[13]. Des membres d’ONG militent pour transformer les règles du jeu et faire adopter un droit national et international enfin sensible aux conditions des plus vulnérables. Des citoyens votent et font pression sur leurs représentants pour sortir de la logique d’un agenda court-termiste, etc. Quand les rapports de force entre États et entreprises sont favorables aux intérêts financiers, « la société, à travers des organismes non gouvernementaux et des associations intermédiaires, doit obliger les gouvernements à développer des normes, des procédures et des contrôles plus rigoureux.

L’appel à la non-violence active et à la recherche inlassable et joyeuse de nouvelles formes de résistance et d’innovation est plus que jamais d’actualité !


Si les citoyens ne contrôlent pas le pouvoir politique – national, régional et municipal – un contrôle des dommages sur l’environnement n’est pas possible non plus. » (Laudato si’, 179). Rappelons qu’un monde à plus 3, 4, voire 6°C est un monde qui sera forcément en proie à des violences inouïes. Une partie de l’humanité luttera pour sa survie, alors même que des régions et même des États auront été balayés de la carte du monde, submergés par les eaux. L’impératif éthique fondamental « ne pas nuire », doublé de la règle d’or « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse », correspond aussi à un impératif politique, pour le décideur comme pour le citoyen soucieux du bien commun. L’appel à la non-violence active et à la recherche inlassable et joyeuse de nouvelles formes de résistance et d’innovation est plus que jamais d’actualité !



[1] Stefan Aykut at Amy Dahan, Gouverner le climat ? Vingt ans de négociations internationales, Presses de Sciences Po, coll. « Développement durable », 2015.

[2] Par exemple, les scénarios proposés par Enerdata, à l’horizon 2040.

[3] Cf. Laurel Hanscom et al, Are the Sustainable Development Goals (SDGs) consistent with sustainability ?, document de travail du Global Footprint Network, 2016 ; D. Durand-Delacre, et al, SDG Index and Dashboards - Global Report, Bertelsmann Stiftung and Sustainable Development Solutions Network (SDSN), 2016. http://www.sdgindex.org/

[4] Jean Tirole, Économie du bien commun, PUF, 2016, p. 58.

[5] Cf. l'article d’Amélie de Montchalin « J'ai mesuré à quel point les entreprises dépendent des personnes », Revue Projet n°360, octobre 2017.

[6] John Broome, Climate matters. Ethics in a warming world, Norton, 2012.

[7] Dans la perspective de Pareto, il s’agit seulement de ne pas aggraver leur situation.

[8] International Energy Agency, World Energy Outlook 2016, OCDE / Agence internationale de l’énergie, 2016.

[9] C. Renouard, « Vie spirituelle et transition écologique », Études, juillet-août 2016, p. 31-42.

[10] C. Renouard, Éthique et entreprise, Éditions de l’Atelier, 2013.

[11] On se réfèrera notamment aux paragraphes 21, 22, 51, 187 et 194 de Laudato si’.

[12] Serge Moscovici, Psychologie des minorités actives, PUF, 1991 (1979).

[13] L’ouvrage co-écrit avec deux cadres dirigeants, Frédéric Baule et Xavier Becquey, L’entreprise au défi du climat (L’Atelier, 2015), est précisément le fruit d’une réflexion partagée avec une quinzaine de cadres et dirigeants d’entreprises, au sein de l’association l’Entreprise une Bonne Nouvelle.

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