Il est des écarts de richesse indécents, chacun s’y accorde. Il est aussi des richesses autres que monétaires. Mais rien de tout cela ne semble émouvoir les possédants, qui ne connaissent pas la crise. Bien au contraire.

Avant de produire des diagnostics chiffrés sur « les riches », il faut admettre que le concept de richesse est conventionnel, étroitement associé à des normes sociales et culturelles. La crise actuelle conduit d’ailleurs à questionner les conventions qui ont dominé en Occident depuis plusieurs siècles et qui assimilent la richesse des personnes à leurs revenus et avoirs monétaires. À questionner aussi la domination du Produit intérieur brut (Pib) comme indicateur central de la richesse des nations. Des débats inédits fleurissent sur le thème : « De quoi sommes-nous vraiment riches? » Des philosophes y contribuent, comme Dominique Méda, dès 1999, avec son livre Qu’est-ce que la richesse ?[1], puis Patrick Viveret, appelant à « reconsidérer la richesse »[2]. De « nouveaux indicateurs de richesse »[3] sont mis en avant. Des collectifs associatifs[4] se constituent pour les populariser. Le mensuel Alternatives économiques publie en février 2011 un hors-série intitulé « La richesse autrement ». Nicolas Sarkozy lui-même, pris dans ce mouvement en dépit de ses liens organiques avec la sphère des possédants, confie en janvier 2008 à Joseph Stiglitz la présidence d’une commission internationale chargée de proposer de nouvelles mesures des richesses d’un pays, « au-delà du Pib ».

Ce mouvement n’est pas parvenu, pour l’instant, à remettre vraiment en cause la domination politique et médiatique de la vision économiste et monétaire de la richesse, au sein de la société comme chez les individus. Il n’est d’ailleurs pas question de se passer des mesures usuelles de la richesse et de la pauvreté monétaires (ni du Pib), qui disent des choses importantes sur « les riches » et les inégalités, mais d’en relativiser la portée.

Trop riches pour qui?

Il n’existe pas plus de définition objective de la richesse monétaire des personnes ou des ménages qu’il n’en existe pour la pauvreté. On publie pourtant tous les ans des statistiques de la pauvreté et même un tableau de bord officiel. Rien de tel n’existe pour les riches. Même en se limitant aux critères économiques classiques que sont le revenu (flux de richesse monétaire annuelle) et le patrimoine (le stock possédé), tout repose sur des conventions. Pour définir les pauvres en revenu, on utilise le plus souvent en Europe le seuil de 60 % du niveau de vie médian (il y a alors près de 8 millions de pauvres en France), en le complétant par des seuils à 50 % et à 40 % afin de cerner l’ampleur de la grande et de la très grande pauvreté.

Rien n’interdirait la définition de pareils seuils conventionnels pour suivre dans le temps le nombre de riches, de très riches et d’hyper-riches en termes de revenu. Mais la statistique nationale et européenne n’en a pas été chargée par les pouvoirs publics. On s’appuie sur des recherches isolées, heureusement de grande qualité, dont celles de Thomas Piketty[5] et ses collègues. Les conventions de richesse ou de pauvreté monétaires, qui permettent de fournir des chiffres, reposent toutes sur des conceptions de la justice s’exprimant en termes moraux : écarts acceptables à la norme, inégalités tolérables, richesse excessive, pauvreté indécente, etc.

Écarts de richesses acceptables

Qu’en pensent nos concitoyens ? Existe-t-il en France une « fracture morale » sur le degré acceptable des écarts de revenus, de salaires, de patrimoine ? Les Français ont-ils tendance à fixer des bornes à la richesse admise ? Si oui, ces bornes sont-elles très différentes selon que l’on est pauvre ou riche ? Au Ve siècle avant notre ère, Platon estimait dans Les lois que « le législateur doit établir quelles sont les limites acceptables à la richesse et à la pauvreté ». Il proposait un rapport de 1 à 4 entre les plus pauvres et les plus riches. On le voit, ces interrogations sont anciennes…

Les résultats les plus fiables permettant d’aborder ces questions datent malheureusement de la fin des années 1990 ou de la première moitié des années 2000. Mais ils aident à réfléchir. De fait, les jugements des Français sur les salaires justes ne sont pas très loin de la norme de Platon. Dans une enquête menée en 1998 par Thomas Piketty, on demandait aux personnes interrogées quels « devraient être » les revenus mensuels respectifs d’un cadre supérieur d’une grande entreprise et d’une caissière de supermarché. Les réponses moyennes étaient respectivement de 27 300 francs et 7 477 francs, soit un rapport de 1 à 3,6 (l’écart réel était au moins de 1 à 9). Contre toute attente, cet écart variait assez peu selon le revenu du répondant. Il n’existait pas alors de fracture morale en France sur cette question, et rien ne permet de penser qu’elle soit apparue depuis.

Dans une autre enquête menée en 2004 par l’équipe du sociologue François Dubet, le montant au-dessus duquel les salaires mensuels étaient jugés « indécents » (terme plus fort que dans l’enquête précédente) était de 6 000 euros selon les ouvriers interrogés, et de 10 000 euros selon les cadres et chefs d’entreprises. Ce qui revenait alors à 6,6 fois le Smic selon les ouvriers, et 11 fois le Smic selon les chefs d’entreprises. C’est plus que l’écart recommandé par Platon, et beaucoup moins que ce que l’on observe. Mais comme les interviewés estimaient majoritairement que les bas salaires étaient très insuffisants, l’écart entre les niveaux souhaités des bas salaires et ceux des revenus jugés indécents restait assez platonicien.

Aux États-Unis, les rémunérations des PDG des grands groupes sont passées de 20 fois le salaire ouvrier moyen en 1980 à 85 fois en 1990 et 531 fois en 2000. Les 10 % les plus riches, qui détenaient 45 % de l’ensemble des revenus dans les années 1930, ont vu leur part réduite à 32 % dans les années 1950-1970, puis remonter en flèche à partir des années 1980, pour atteindre 50 % en 2006. Une échelle de l’ordre de 1 à 20 (par rapport au salaire ouvrier moyen) a bien existé, il y a trente ans, dans ce pays. Une longue tradition avait conduit à cette (très relative) modération; des grands patrons y avaient même contribué par leurs exhortations autant morales qu’économiques. Ainsi, le banquier John P. Morgan (1837-1913) estimait qu’un PDG ne devait pas percevoir plus de vingt fois la rémunération moyenne de ses salariés.

La France a suivi avec retard l’explosion des inégalités américaines après la prise du pouvoir économique par les actionnaires et leurs « fonds » de toute sorte. La publication en 1989 par Le Canard enchaîné des émoluments de Jacques Calvet, alors PDG de Peugeot, avait provoqué un tollé : ce patron, avocat de la modération salariale dans son entreprise, s’était octroyé une augmentation de salaire de 45 % en deux ans. Or quel était, en 1988, le montant de son salaire annuel après cette augmentation? 2,2 millions de francs, soit « seulement » 35 fois le Smic. Aujourd’hui, si l’on additionne salaires, bonus, plus values encaissées, stock options vendues, dividendes et autres avantages, les revenus annuels des patrons français les mieux payés ne valent plus des dizaines, mais bien des centaines de fois le Smic annuel. Le capitalisme actionnarial est passé par là.

La loi de la valeur pour l’actionnaire

Les très hauts revenus concernent aussi une petite minorité de stars du sport, des arts, du spectacle, des lettres, etc. Leurs revenus explosent de façon concomitante sous l’effet d’un même facteur : la loi de la valeur pour l’actionnaire. Les personnes qui peuvent « rapporter gros » (ou supposées telles) sont en concurrence devant les actionnaires les plus puissants. Ces derniers acceptent de les rétribuer non pas en fonction de leurs compétences réelles, mais selon ce que leur présence, comme patron ou comme emblème publicitaire, peut rapporter. On quitte le registre de la performance réelle, économique ou sportive, pour celui de la performance financière. La même loi s’applique aux bonus des traders, aux rémunérations énormes des chefs de salles de marchés et à quelques autres fonctions clés du capitalisme financier et boursier.

Selon les enquêtes, nos concitoyens semblent, en moyenne, moins choqués par les millions d’euros annuels que gagne une vedette du ballon rond que par ces mêmes millions perçus par un grand patron. Peut-être voient-ils dans le premier cas une rémunération au mérite, mérite qui semble moins évident pour un dirigeant peu visible et dont la capacité à faire progresser le cours de l’action (dont ses revenus dépendent) est fonction, parfois, du nombre d’emplois supprimés ou de la plus-value extorquée…

Or les salaires exorbitants de certaines stars ne s’expliquent pas non plus par leur talent. Les principes de l’amateurisme sportif ont été progressivement « dérégulés » au cours des années 1980. Les salaires des sportifs les plus en vue ont commencé à grimper de façon fulgurante, avec de très fortes disparités, non seulement au sein d’une même discipline, mais aussi selon qu’il s’agit de disciplines faisant ou non l’objet de retransmissions télévisées. Les meilleurs athlètes du monde dans un sport jugé non rentable par les annonceurs n’ont pas vu leur talent particulièrement récompensé en espèces sonnantes et trébuchantes.

Même lorsqu’un sportif gagne des sommes colossales, elles sont sans commune mesure avec l’argent qu’il génère. Le salaire annuel du basketteur Michael Jordan était estimé à 33 millions de dollars en 1998; les revenus de ses contrats publicitaires à 45 millions de dollars. Ces sommes énormes représentaient une goutte d’eau dans l’ensemble de ce que le mensuel Fortune[6] a appelé « l’effet Jordan », évalué à 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’économie américaine (sponsors, association nationale de basket, clubs, etc.) sur la période 1984-1998.

Redistribution à l’envers

Une deuxième raison du creusement des inégalités par le haut tient à la fiscalité. En quelque sorte, les pouvoirs publics ont accompagné et amplifié les effets de la « loi de la valeur pour l’actionnaire », sous la pression de ces actionnaires, en introduisant par vagues successives des réductions d’impôts et des niches fiscales dont les plus riches ont été les grands bénéficiaires. Les travaux historiques de Thomas Piketty sur la période du XXe siècle sont ici précieux, de même que les analyses du récent ouvrage coécrit avec Camille Landais et Emmanuel Saez[7].

Les auteurs y présentent un graphique[8] stupéfiant pour qui n’a pas suivi l’affaire des cadeaux fiscaux. Le taux d’imposition global des ménages, impôts directs et indirects confondus, y apparaît comme régressif à partir des revenus des 5 % les plus riches : plus les revenus progressent, plus l’impôt diminue. Le rôle des politiques fiscales au long du XXe siècle est avéré : de la Seconde Guerre mondiale jusqu’aux années 1970, elles ont contribué à réduire nettement les inégalités, puis cette fonction correctrice a connu un renversement par étapes, au point de faire advenir une « redistribution à l’envers » en faveur des très riches.

Selon la dernière étude disponible de l’Insee[9], « entre 2004 et 2007, les revenus moyens des très hauts revenus (les 1 % les plus riches) ont augmenté plus rapidement que ceux de l’ensemble de la population ». La même publication parle « d’explosion du nombre de personnes riches » entre 2004 et 2007, avec une progression de 28 % du nombre de personnes dépassant les 100 000 euros constants de revenu par unité de consommation[10], et de 70 % pour celles qui dépassent le seuil de 500 000 euros. En haut de l’échelle, la croissance des revenus la plus vive (+ 40 % en trois ans) se situe dans la petite tranche des 0,01 % les plus riches.

La crise, quelle crise ?

La crise a exercé un effet provisoire de baisse de ces très hauts revenus, dans des proportions pour l’instant inconnues, mais selon d’autres indicateurs incomplets (dividendes des grandes sociétés, indices boursiers), on aurait plus ou moins retrouvé les sommets d’avant la crise en 2010, voire dès fin 2009. Le groupe des très riches semble être celui qui a le mieux recouvré sa santé financière. D’où l’impression qu’en matière de dérives financières, tout est reparti comme avant, une situation lourde de menaces.

Dans le monde aussi, les très riches ont vite surmonté la crise… avec l’aide des États. Le World Wealth Report de juin 2010 en témoigne. Il s’agit ici de la richesse en termes de patrimoine. L’étude porte sur les HNWI (High Net Worth Individuals), les individus dont la fortune en actifs pouvant être investis, hors résidence principale, dépasse un million de dollars. Leur nombre en 2009 a retrouvé le chiffre record de 2007 : 10 millions de personnes dans le monde (soit 0,15 % de la population mondiale), dont 53,5 % se trouvent aux États-Unis, au Japon et en Allemagne. Leur fortune totale a pratiquement récupéré son niveau d’avant la crise : 39 000 milliards de dollars en 2009, contre 32 800 milliards en 2008. Une partie du rebond vient sans nul doute de l’injection de fonds publics en direction des institutions financières dont ils sont les copropriétaires.

Dans un billet de juillet 2008, j’écrivais : « Supposons que l’on instaure un ISF [impôt de solidarité sur la fortune] mondial, qui pourrait être progressif comme en France, à un taux moyen modeste de 1,5 % des patrimoines, ne s’appliquant qu’aux 0,15 % les plus riches du monde. Cela ferait une recette de 600 milliards de dollars par an, permettant de faire face à la fois aux objectifs du Millénaire des Nations unies et à ceux de la lutte contre le réchauffement climatique. On ne pourrait pas dire alors que cet ISF fait fuir les capitaux nationaux, vu qu’il s’agirait d’un impôt mondial. »

La Cnuced[11] avait proposé l’idée dès 1995, sans succès. Il a fallu dix ans pour que la proposition de taxation des transactions financières commence à être envisagée au plus haut niveau – sans pour autant être encore décidée. Il faudra peut-être dix ans pour freiner cette autre forme de démesure qu’est la concentration extrême des patrimoines entre les mains de 0,15 % des individus. Et l’urgence pourrait accélérer l’histoire.

Le « bien vivre », richesse non monnayable

Ces considérations restent terriblement ancrées dans la vision occidentale de la richesse, essentiellement monétaire, ou perçue comme accumulation de biens. Il n’est pas aisé de se déprendre de cette approche, pourtant contradictoire avec l’affirmation initiale selon laquelle la richesse est une construction sociale et historique insérée dans chaque culture. On peut s’y essayer en prenant au sérieux certaines communautés de pays « pauvres » (au sens occidental), surtout lorsqu’elles ne se reconnaissent pas dans notre façon de caractériser leur richesse ou leur pauvreté.

Pour des peuples autochtones d’Amérique du Sud, la richesse se définit d’abord par le « bien vivre en harmonie avec la nature »[12]. La pauvreté correspond alors au fait de ne plus pouvoir accéder aux ressources et espaces naturels exigés par le bien vivre, pour sa souveraineté alimentaire notamment, ou d’en être provisoirement privé par des catastrophes naturelles. La place de la monnaie est réduite. C’est un environnement « appauvri » qui est à redouter. C’est d’être coupé de ses racines. C’est une réciprocité insuffisante. La richesse est celle de la communauté, son patrimoine naturel et culturel, son degré de coopération, et non une somme de richesses individuelles.

En Afrique, en Inde et dans bien d’autres régions du monde, des conceptions alternatives méritent examen. La tradition issue de la pensée de Gandhi reste vivace, s’inspirant par exemple de cette citation : « La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement. C’est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres [...]. Il faut un minimum de bien-être et de confort; mais, passé cette limite, ce qui devait nous aider devient une source de gêne. Vouloir créer un nombre illimité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n’est que poursuivre du vent. Ce faux idéal n’est qu’un traquenard »[13].

Visions passéistes, étrangères aux citoyens de la modernité occidentale ? Elles les intéressent pourtant de plus en plus. Des réseaux militants du Nord prennent conscience des limites du modèle occidental de l’homme « maître et possesseur de la nature » et de la monétarisation de tout, y compris des patrimoines communs. Qu’il s’agisse du climat, de la biodiversité, du pétrole et d’autres ressources du sous-sol, des terres arables, des forêts ou de l’eau, des pollutions multiples, des seuils d’exploitation insoutenable de la nature se font jour, amenant un réexamen de ce qui fait la richesse d’un territoire, et donc de ses habitants. Un réexamen aussi de la marchandisation des biens communs, qui gonfle certes le Pib, mais exclut et appauvrit dans le même temps.

On observe ainsi, au Nord, des acteurs associatifs qui revendiquent « moins de biens, plus de liens », comme expression alternative de ce qui fait la richesse. Ou qui voient dans la sobriété volontaire non pas un appauvrissement mais un enrichissement de leur vie. Il ne s’agit plus seulement de marginaux mais de groupes – certes minoritaires – revendiquant des valeurs communes, avec des porte-parole, des publications, des sites internet.

Faut-il en déduire qu’il faut laisser les riches, au sens usuel, là où ils sont, car pas nécessairement si riches, après tout, en liens sociaux et dans leur rapport avec la nature ? Ce serait oublier qu’ils sont aussi les plus puissants, les plus influents, ceux dont la pression écologique est de loin la plus forte. Ceux qui, par le biais des firmes multinationales qu’ils détiennent, exploitent au-delà du raisonnable toutes les richesses et les biens communs afin d’accroître leurs patrimoines privés. Ceux donc qui constituent la principale menace d’appauvrissement des communautés locales, de leur environnement et de leurs cultures. Défendre le « bien vivre » exige de réduire le pouvoir lié aux richesses financières. La Bourse ou le bien vivre…

S’il faut fixer des limites à la richesse économique des personnes, ce n’est pas seulement pour des raisons morales, ni écologiques, mais peut-être d’abord parce que, dans le capitalisme global et financier, ce sont elles qui détiennent l’essentiel du pouvoir, dans un mélange de démocratie sous influence et de ploutocratie qui avance masquée.


[1] Aubier, rééd. en 2008 sous le titre Au-delà du Pib, Champs Actuels, Flammarion.
[2] Reconsidérer la richesse, éd. de l’Aube, 2003, rééd. 2008, 2010.
[3] Titre du livre de Jean Gadrey et Florence Jany-Catrice, La Découverte, 2005.
[4] En France, il s’agit du collectif FAIR, Forum pour d’autres indicateurs de richesse.
[5] Dès son livre monumental de 2001, Les hauts revenus en France au xxe siècle, Grasset.
[6] 22 juin 1998.
[7] Pour une révolution fiscale, Seuil, 2011.
[8] Disponible ici .
[9] Les revenus et le patrimoine des ménages, 2010.
[10] Pour comparer les niveaux de vie de ménages de composition différente, on utilise le plus souvent une échelle d’équivalence en unités de compte (UC) : 1 UC pour le premier adulte ; 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ; 0,3 UC pour les moins de 14 ans.
[11] Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.
[12] Voir le hors-série « La richesse autrement », Alternatives économiques, février 2011, pp. 76-80.
[13] Lettres à l’Ashram, rédigées en prison en 1930, Albin Michel, 1990.


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