Depuis plusieurs années, Projet attire l’attention sur les enjeux scientifiques, mais aussi économiques et sociaux du réchauffement climatique, depuis le rapport Brundtland et la conférence de Rio, jusqu’au rapport Stern et au sommet de Copenhague.

Pressentant l’échec de cette dernière réunion, nous avions sollicité Jean-Charles Hourcade et Laurence Tubiana pour expliciter quelles voies étaient possibles pour sortir de l’impasse. Mais, depuis décembre 2009, la controverse autour du Giec fait rage. Dans le dossier de novembre dernier, un article avait déjà montré les rapports difficiles entre science et politique (n 313). Depuis la parution du dernier livre de Claude Allègre, la polémique s’étale en public. Notre revue continue de croire à la nécessité d’agir contre le réchauffement et d’entendre les diagnostics des chercheurs. La question en débat qui suit est un plaidoyer des scientifiques pour le respect de leur travail, à trois voix consonantes.

Hervé Le Treut est un des pionniers de la modélisation du climat (depuis 1978) ; il dirige l’institut Pierre-Simon-Laplace à Paris. Jean-Charles Hourcade travaille sur l’économie du changement climatique depuis 1988 ; il a participé à la négociation climat de 1995 à 2001 ; membre du comité scientifique du département des sciences humaines et sociales au Cnrs, il dirige le Centre international de recherche sur l’environnement et le développement. Laurence Tubiana a joué un rôle direct dans la préparation de Copenhague. Fondatrice de l’institut du développement durable et des relations internationales, elle est actuellement responsable de la direction des biens publics globaux au ministère des Affaires étrangères.

Nous espérons ainsi contribuer à un débat plus éclairé, qui ne se réduit pas à un écologisme culpabilisateur et qui ne sépare pas la question du climat des autres enjeux (celui de la pauvreté, des problèmes énergétiques et alimentaires…).


Article également accessible sur Cairn.info 

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