Comment déployer les nécessaires controverses entre les réseaux qui se croisent à la Plaine-Saint-Denis ? Où et comment se résolvent les tensions localement ? Quel chantier politique ouvrir pour construire une vision partagée de la ville dense ?

Quelle est la réalité pour la Plaine-Saint-Denis ? Un territoire délimité par un périphérique bruyant, des voies ferrées qui le desservent à peine et un canal sur lequel les riverains ne peuvent ouvrir de fenêtre ? Peut-on vivre au-dessus de l’autoroute A1 et au-dessous de l’autoroute A 86 ? Peut-on construire sur des friches industrielles polluées pendant près de 100 ans ? Quelle place reste-t-il dans l’enchevêtrement de nombreux réseaux d’eau et d’assainissement, de gaz et d’électricité, de communication qui desservent Paris plus que sa banlieue ?

Le visiteur observe pourtant de multiples chantiers, des zones d’activité débordante, des immeubles neufs, quelques commerces encore épars… La vie urbaine s’organise autour des gares Sncf et des carrefours routiers… Un bâtiment en est le témoin dans sa structure même : le Stade de France. A chaque nouvelle épreuve sportive, il se remplit de spectateurs, éprouve la patience des riverains et des salariés, sature les réseaux de communication et remobilise les services techniques des villes. Il nous a invités à élaborer l’hypothèse de ce numéro de Projet : celle d’une ville qui se réinvente en connectant ses innombrables réseaux.

Notre démarche d’origine s’inspire du travail de Bruno Latour : « Paris ville invisible[1] ». Celui-ci explore comment se fabrique et se maintient la ville à partir d’une sociologie de l’acteur réseau : « Un acteur réseau est ce qui est amené à agir par un vaste réseau étoilé de médiateurs qui le traverse. Il doit son existence à de nombreux liens : les attaches sont premières, les acteurs viennent en second (...) Être attaché signifie à la fois tenir et être tenu[2] ». Ce numéro nous convie à suivre les acteurs dans leur « travail d’association » et, à chaque nœud, à repérer les attaches qu’ils font ou ne font pas. En cette période de mutation, nous voulons souligner les bifurcations, pour ouvrir le travail du politique, non seulement des élus, mais de tous les acteurs.

Dans le premier article, Daniel Béhar distinguait trois contradictions métropolitaines, particulièrement visibles à La Plaine-Saint-Denis : « la production de richesses est associée à celle de pauvreté ; la promotion sociale des populations a pour prix l’aggravation de la situation sociale des territoires ; alors qu’hier la Seine-Saint-Denis « faisait système » avec l’extérieur et au-dedans, son intégration métropolitaine se fait aujourd’hui au prix de sa cohésion interne. » Cette conclusion reviendra sur ces trois contradictions, en déclinant pour chacune d’elles trois questions : comment ces grandes contradictions lues de l’extérieur par le géographe sont-elles interprétées de l’intérieur par les acteurs ? Que nous apprennent ces derniers sur la ville qui se réinvente ? Comment le travail d’association sur le terrain est-il à la hauteur des enjeux globaux ?

Développement économique et paupérisation

Le lien paradoxal entre développement économique et paupérisation est pris très au sérieux par les politiques locaux. Lors de la construction du Stade de France, les entreprises locales se plaignaient de ne pas pouvoir avoir accès aux appels d’offre. « Un projet est mis en place autour des chantiers et dans la perspective du développement de l’économie et de l’insertion, multiforme, mixte, partenarial. Il favorise les synergies entre les différents dispositifs, les organismes municipaux et para-municipaux, les services publics[3] ». C’est dans ce contexte que fut fondée l’association d’entreprises Saint-Denis Promotion. Mais dès 2002, la revue des études locales de Saint-Denis, Au fur et à mesure, tirait la sonnette d’alarme : le chômage commençait à recroître alors même que beaucoup d’entreprises étaient en train de s’installer à La Plaine. La communauté d’agglomération dut reconnaître des liens insuffisants entre le développement économique et le développement local car les emplois créés ne correspondaient plus aux salariés du territoire[4].

En mars 2005, Saint-Denis Promotion[5] et Plaine Commune lançaient une charte Entreprise-Territoire : « L’entreprise s’engage sur une ou plusieurs des actions types qui lui sont proposées sur les champs de l’emploi, des liens école/université/organisme de formation/entreprise, du soutien à la création d’entreprise, du développement des liens avec le tissu économique local, des travailleurs handicapés et du logement des salariés[6] ».

Les résultats sont très controversés : 87 entreprises se sont engagées sur 3 ans, mais ce chiffre reste faible par rapport aux 13 000 présentes sur Plaine Commune, même si elles représentent 26 500 emplois sur les 110 000[7]. Les liens entre entreprises et universités se multiplient, mais les actions concrètes sont principalement des offres de stages… Un Club de Drh rassemble une trentaine de personnes tous les deux mois, et les comptes rendus publics laissent espérer une évolution dans les politiques de ressources humaines[8].

L’observation de Daniel Béhar pouvait révéler une impasse : l’énorme écart entre l’offre et la demande d’emploi. La façon dont les acteurs locaux s’y sont affrontés rencontre des défis encore plus considérables. Ils partageaient la croyance que le développement économique local produisait de l’emploi local. Ils pensaient que l’argent créé se déverserait localement. Mais dans une société en réseau, l’argent est diffusé dans les branches. Rien ne pourra changer si tous ne s’associent pour inventer de nouvelles règles du jeu. Le chantier ouvert par la charte localement a une portée globale. Encore faut-il pour cela que la controverse qu’elle tente de résoudre soit portée à d’autres échelles !

Une urbanité à construire

« En dépit des idées reçues, continue Daniel Béhar, en Seine-Saint-Denis les parcours de promotion sociale et résidentielle perdurent, mais s’effectuent vers l’extérieur. Par contrecoup, cette mobilité ascendante induit un renforcement de la spécialisation sociale du département et particulièrement de ses quartiers d’habitat social ». D’où cette deuxième contradiction : la promotion sociale des populations aurait pour prix l’aggravation de la situation sociale des territoires[9]. Comment se joue cette contradiction à La Plaine ?

Christine Bellavoine conteste cette constatation générale pour Saint-Denis. La réalité lui paraît ici plus diversifiée : si l’écart des revenus augmente, on n’observe pas de spirale de l’ensemble de la ville vers la précarité. Les catégories socio-professionnelles de l’Insee ne suffisent pas à rendre compte de la question des niveaux de vie : il faudrait introduire les revenus du patrimoine et des variables familiales. Mais l’essentiel de la controverse porte sur l’impératif de « mixité sociale » (pour tenter de répondre à cette tendance d’une mobilité naturelle) qui a imposé l’accroissement massif du parc de logement de La Plaine au nom d’une convention d’équilibre[10].D’où les questions de Christine Bellavoine : comment intégrer cette diversité ? L’arrivée de nouveaux ménages en difficultés économiques et sociales ne va-t-elle pas contrecarrer cet objectif ?

L’étude du Gers, dont elle fait état, porte sur une seule copropriété et n’est pas exhaustive. Mais le débat ouvert en conclusion indique une bifurcation et donc prépare le travail du politique : comment faire pour que les salariés des entreprises nouvellement implantées à La Plaine y inscrivent leurs parcours résidentiels ? Dans la copropriété étudiée, ils sont plutôt locataires et ne cherchent pas nécessairement à s’inscrire dans un rapport au quartier de la ville. Comment favoriser l’émergence de nouveaux acteurs collectifs, tels des associations de locataires ? Que les propriétaires occupants développent des liens économiques dans les conseils syndicaux, utilisent des équipements du quartier et développent une sociabilité de proximité ne dit rien de leur adhésion ou non à l’objectif de mixité sociale. Comment et où rencontreront-ils d’autres habitants ? Quant aux nouvelles populations en difficulté économique, pourquoi seraient-elles a priori soupçonnées de venir contrecarrer l’objectif attendu de mixité ? N’y a-t-il pas au contraire à favoriser leur intégration et lutter contre leur isolement ?

Mais, la principale controverse porte sur les populations plus modestes[11] : vont-elles disparaître, par une dissémination à l’intérieur de la diversité des nouvelles habitations, ou en quittant le territoire ? Dans la table ronde qui clôt la deuxième partie de ce numéro, le maire d’Aubervilliers rapporte le propos d’un habitant qu’il juge significatif : « Autrefois, nous n’avions plus les moyens de partir, aujourd’hui nous n’avons plus les moyens de rester ». Il relève cependant que les logements anciens étaient fortement dégradés et qu’il ne pourrait assurer un relogement qu’à l’échelle de sa ville. Se dessinent ici les enjeux très concrets du processus de rénovation urbaine des quartiers comme celui de Cristino Garcia. L’offre d’un nombre suffisant de logements très sociaux pour être relogé sur place, a rarement été à la hauteur dans les dernières opérations urbaines de l’Anru[12] et même dans la rénovation du centre de Saint-Denis[13]. La proportion de 40 % de logements sociaux nouveaux prévue dans le Plh sera-t-elle « accessible »[14] et respectée ?

L’action des pouvoirs publics a un rôle décisif dans la construction des processus d’enracinement en mettant ses compétences d’urbanisme, de logement et d’action culturelle ou sociale au service de tous. Pour autant tout ne dépend pas d’elle, l’urbanité va se construire dans les nouveaux « articulateurs » que sont les conseils syndicaux des copropriétés, les associations, les écoles, les entreprises comme le développe la troisième partie de ce numéro.

Intégration métropolitaine

Daniel Béhar termine en agrégeant tous les paradoxes précédents en une contradiction générique qui lie entre elles les échelles de la métropole : « plus la Seine-Saint-Denis fait système à l’extérieur, moins elle fait système au dedans ». Qu’en est-il sur le terrain ? Lors d’interviews menées au sein de Plaine Commune, en particulier à la direction du développement économique, j’ai rencontré des acteurs à la fois fiers de leur succès et préoccupés de l’ancrage des entreprises. Depuis sa création en 2001, la communauté d’agglomération a doublé la capacité d’investissement des huit villes qui en font partie. Mieux, le succès de La Plaine permet d’élargir l’appel aux investisseurs vers d’autres parties de l’agglomération[15]. Il reste à mesurer comment ce travail d’association se négocie localement. Quels liens se tissent entre les « grappes technologiques » que décrivait Marcel Rousset-Deschamps[16] ? Nous nous limiterons ici au secteur audiovisuel, sans doute le plus intégré.

Arrivé sur les magasins généraux dès 1986 à l’initiative de La Cinq, à la recherche de studios proches de Paris, le secteur ne sera pris en compte par les pouvoirs publics que progressivement. La filière était considérée comme éphémère, voire superficielle, bien loin des fabricants de biens traditionnels que les élus communistes cherchaient à attirer. Pourtant, en 2006 elle regroupe plus de 310 entreprises, soit 10 000 emplois à temps plein, et plus de 1 milliard de chiffre d’affaires[17]. Complémentairement à son image high-tech, elle occupe aussi beaucoup de main-d’œuvre moins qualifiée pour fabriquer les décors, organiser les plans, câbler les prises de sons…

C’est pourquoi elle est repérée par l’association « Objectif Emploi ! », créée en 1992 par la ville de Saint-Denis. En juin 2001, elle organise un système productif local (Spl) avec à sa tête une association professionnelle, « Les Toiles du Nord[18] ». En mars 2002, peu avant l’annulation de l’exposition Images 2004, Plaine Commune fonde un pôle audiovisuel, pour développer les offres de services : veille technologique, ateliers thématiques, formation continue…

En 2005, le pôle mobilise son réseau d’entreprises[19] et les acteurs institutionnels pour contribuer à fonder « Cap digital » et obtenir que ce pôle de compétitivité soit axé sur l’audiovisuel. La plate-forme universitaire fondée parallèlement par les universités et la Maison des sciences de l’homme, a rapproché des labos de recherche[20]. Cette coopération entraîne des financements publics, via la direction générale des entreprises, la région, le conseil général du 93, Plaine Commune. Pour autant, les pouvoirs accompagnent, plus qu’ils n’influencent.

Le pôle porte le souci du territoire. Le cinéma est implanté à Épinay-sur-Seine depuis plus de 100 ans, et la télévision à La Plaine depuis plus de 15 ans, mais ni le public, ni les figurants, ni les intermittents ne sont vraiment du département. Les professionnels travaillent encore en vase clos et sécurisé. La filière promeut le territoire, mais il y a peu d’effet de proximité. Si le pôle est un vrai succès, d’ailleurs dupliqué en France, peut-il s’occuper à la fois de faire valoir les intérêts de la France dans sa compétition avec Londres et de fédérer des multiples Pme de l’ancien Spl, d’autant que beaucoup ont disparu dans la restructuration en cours de la filière ? Il risque, par exemple, de se concentrer sur l’audiovisuel, au détriment d’une technique aussi importante, en soi et pour le territoire, que les réseaux numériques.

Cette expérience est-elle représentative des autres réseaux en voie de création à La Plaine ? Ceux-ci peuvent naître « d’un environnement économique turbulent. Les uns pour rendre plus stables les liaisons éphémères, gagnant ainsi sur les coûts de transaction, d’information et de contrôle, mais les autres pour créer des avantages indus au profit des membres[21] ». Car tout réseau indique une bifurcation entre l’ouverture sur un territoire ou la fermeture sur lui-même. Nouvelle question qui renvoie au travail du politique.

Peut-on vivre ensemble ?

L’hypothèse centrale de ce numéro était que La Plaine est un noeud de réseaux. Ceux-ci fragmentent le territoire de manière indélébile. Les friches industrielles et les délaissés d’autoroutes sont les signes de coupures plus profondes : le développement économique peut créer des poches de pauvreté, la promotion sociale des populations peut aussi aggraver la situation des territoires, plus La Plaine fait système à l’extérieur, plus elle risque de perdre sa cohérence interne. Réapparaît ainsi l’étendue de ce qui n’est pas encore mesuré, pas encore socialisé, pas encore engagé dans le travail politique… Au terme de ce numéro, il semble que plus La Plaine se construit, plus elle apparaît en chantier et plus les mots pour l’organiser semblent insuffisants.

Patrick Braouezec admet « qu’il faut inventer un mode de gouvernance cohérent avec tous les nœuds du maillage dont on attend qu’il se tisse entre les habitants, les entreprises, les associations, les collectivités et les pouvoirs publics[22]. » Nécessitée par la géographie (à cheval sur deux communes), favorisée par le travail de véritables « passeurs[23] », formalisée par un projet urbain, la coopération entre tous a trouvé son expression institutionnelle dans une communauté de communes, puis une communauté d’agglomération[24]. Alors que la frontière de la « ville dense[25] » pouvait se refermer aux limites de La Plaine, un projet urbain, un développement économique et demain peut-être, une nouvelle figure d’une ville peuvent irriguer tout un bassin à travers ses réseaux. Mais l’enjeu, dès lors, sera de se connecter à Paris Métropole sans perdre son identité de banlieue populaire[26].

Les discours politiques paraissent encore inaboutis pour fonder un monde commun. On peut se réjouir de la fin de la croyance à un progrès économique apportant de lui-même le progrès social et de la réouverture de la question écologico-politique : « Peut-on cohabiter avec tous les acteurs dans un même monde commun[27] ? » On peut constater comment la « mixité fonctionnelle et culturelle » devient une expérience grandeur nature. Mais en mettant au jour tous les entrelacs dans les nœuds où les interactions se nouent et se dénouent, nous percevons combien ce nouveau monde commun ne pourra être seulement porté par les pouvoirs publics. En cette « ère de l’information[28] » où les acteurs se réorganisent, ou régressent, en d’immenses réseaux, le travail de connexion qui étayera la ville dense est l’affaire de tous.

Télécharger ci-dessous une carte vue du ciel de la Plaine-Saint-Denis(en format Pdf). Source : Plaine Commune.

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[1] Bruno Latour & Emilie Hermant, Paris ville invisible, Les empêcheurs de penser en rond/La Découverte, 1998.

[2] Bruno Latour, Refaire de la sociologie, Changer la société, La Découverte, 2006, p. 317.

[3] Alain Bertho, Projet n° 303, mars 2008, p. 26. « Des héritages intéressants de cette période, comme la Maison de l’initiative économique locale structure d’appui aux très petites entreprises, restent marginaux ». p. 27.

[4] « Si le chômage avait diminué de 19,8 % (1999) à 16 % (2005), Plaine Commune comptait en 2005 10 000 entreprises (+800) et 110 000 emplois (+18 000). Site internet de Plaine Commune Promotion.

[5] Devenue Plaine Commune Promotion.

[6] Site internet de Plaine Commune Promotion.

[7] « On constate une progression de l’emploi local de 3 % par an dans les entreprises signataires », Philippe Pion, fiches pratiques économiques du développement, n° 90, janvier 2008.

[8] Une version de la chartre plus concrète est maintenant proposée aux entreprises qui renouvellent ou rejoignent le dispositif. L’accent est mis sur la lutte contre les discriminations.

[9] Cette contradiction, explique-t-il dans Projet n° 301, est d’autant plus grave que les emplois n’ayant pas la même mobilité, la distance habitat-travail augmente en Ile-de-France, faisant diminuer la qualité de vie et faisant fuir à terme les classes moyennes vers des villes de France dans lesquelles les salaires sont au même niveau.

[10] L’application de la loi Rocard a été demandée par Jean-Pierre Duport, alors préfet de Région, (entretien du 20 décembre 2006).

[11] Voir par exemple, Grégoire Allix et Emmanuel Chevallereau, « Saint-Denis rongé par les taudis », in Le Monde, 24/01/2008.

[12] Christophe Robert, « Les obstacles à la production de l’offre », Projet n° 294, septembre 2006.

[13] Marie-Hélène Bacqué, Sylvie Fol, Le devenir des banlieues rouges, L’Harmattan, 1997.

[14] Pour reprendre les termes de la Fondation Abbé-Pierre, op. cit. p. 60.

[15] « Alors qu’avant la création du Stade de France, il fallait chercher les promoteurs un par un, ce sont maintenant eux qui se pressent par exemple au stand de Plaine Commune dans un salon professionnel comme le Mipim ». Entretien avec Ph. Pion, 13 décembre 2007.

[16] Marcel Rousset-Deschamps, « Développement des services et mutations du système socio-productif de La Plaine-Saint-Denis », in Seine-Saint-Denis : les mutations, Solange Montagné Villette (dir.), L’Harmattan, 2004.

[17] Le Monde, 03/11/2007. Le nombre d’intermittents et l’imprécision des cadres Naf ne permettent pas de croiser avec les chiffres de l’Assedic.

[18] Patrice Vuidel, « Naissance d’une projection collective, les Toiles du Nord » in Heugon & Landrieu, Des ‘nous’ et des ‘je’ qui inventent la cité, colloque de Cerisy, Aube, 2003, pp. 149-158.

[19] Des Pme concurrentes ont compris qu’il fallait coopérer pour répondre aux grands appels d’offres internationaux.

[20] Les universités fournissent une expertise dans chacune des six commissions de Cap digital. La plate-forme a joué le rôle de courtier pour 15 projets labellisés.

[21] Etienne Perrot, « Dans les rets économiques », in ThéoPhiloLyon, Tome XII, n° 249, 2007, p. 261.

[22] Supra, pp. 78.

[23] « Le rôle-clé des passeurs : l’ouverture d’esprit, dans des affrontements idéologiques virulents, a tenu à quelques personnalités fortes qui ont su et pu orienter la réflexion et installer une négociation avec tous les acteurs, y compris l’Etat ». Martine Liotard, 1990-2005, trajectoires de cinq sites stratégiques du Sdrif, Iaurif, juillet 2006, p. 67.

[24] On peut voir dans l’Epa « plaine de France » l’élargissement de cette expérience. J.-P. Merlot, décembre 2006.

[25] Paul Chemetov et Frédéric Gilly, Une région de projets : l’avenir de Paris, un espace central recomposé, enjeu d’un pari métropolitain, Diact, juillet 2006.

[26] On peut remarquer dans le temps le glissement du discours de Patrick Braouezec de la « poly-centralité » qui cherchait à affirmer une centralité alternative par rapport à la radio-centralité parisienne vers les termes de « multipolarité », et de « densité » qui cherchent à promouvoir une économie d’espace et de temps par rapport à l’étalement urbain.

[27] Bruno Latour, op. cit., p. 378.

[28] Manuel Castells, L’ère de l’information, Fayard, 1999.

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