Quels liens entre la socialisation scolaire des élèves et de leurs familles et les évolutions de La Plaine ? Les collèges recherchent à la fois une articulation à un réseau local (social, associatif) et l’ouverture d’itinéraires pour s’extraire du quartier.

La construction du collège Iqbal Masih, achevée en 1998, semble relever de l’évidence : pour un quartier appelé à doubler sa population, un établissement secondaire est indispensable. De plus, la localisation choisie, non loin de l’ancien « centre historique » de La Plaine, dans une Zac[1] prophétisant par ses chantiers immobiliers une mixité sociale salvatrice, est venue comme confirmer la réhabilitation du quartier rendue possible par la couverture de l’autoroute du Nord.

Voici donc le présupposé qui nous habitait en démarrant notre enquête à Iqbal Masih, accueillie par Antonia Cortès, sa principale[2], cherchant à observer les liens entre la socialisation scolaire des élèves et de leur famille et les évolutions actuelles de La Plaine, cherchant à saisir comment ce collège contribue à « faire de la ville à La Plaine ». Il est apparu, après ce travail exploratoire[3], qu’il convient avant tout de déconstruire l’évidence de cette implantation. Non pour contester frontalement ce choix, mais pour en comprendre et en interroger les ressorts. Pourquoi un collège à la Montjoie ? On aurait pu concevoir un renforcement de l’offre scolaire au centre de Saint-Denis, accompagné d’une véritable politique de transports, permettant ainsi le désenclavement de La Plaine, selon une figure de ré-urbanisation appuyée sur le renforcement tant des flux que d’une centralité. On aurait pu créer, dans la perspective intercommunale, des collèges communs à Aubervilliers et à Saint-Denis, articulés sur les dynamiques de développement économique, voisins du Stade de France ou des Magasins généraux. Exercice imaginaire, bien sûr. Nous ne déroulerons pas ici la généalogie des décisions, des possibilités envisagées ou de celles qui ne l’ont pas été. Nous tenterons simplement de déchiffrer les diverses façons de penser le collège Iqbal Masih dans son territoire.

1998 : deux collèges tout neufs

Si Iqbal Masih est le seul établissement secondaire du territoire de La Plaine[4], il est intéressant de noter les nombreuses similitudes avec le collège Rosa Luxemburg d’Aubervilliers : l’un et l’autre scolarisent des enfants habitant La Plaine. Les deux collèges, construits dans le cadre d’un dispositif relevant de la politique de la ville[5], ont ouvert leurs portes en septembre 1998. Jusqu’alors, à la sortie de l’école primaire – sauf à être scolarisés dans un établissement privé[6] – les enfants rejoignaient d’autres collèges de leurs communes.

De taille moyenne (autour de 600 élèves à Rosa Luxemburg, 500 à Iqbal Masih), ils sont situés en Zep[7], ainsi qu’en zone « prévention violence »[8] (à Iqbal Masih, les incidents graves signalés sont deux fois plus fréquents que pour l’ensemble de la Seine-Saint-Denis[9]). Les deux collèges ont intégré, en réseau avec les écoles primaires de leur secteur, le dispositif « Ambition réussite »[10]. Retard scolaire, redoublements, échec au brevet des collèges, absentéisme… sont ici plus marqués : ainsi, en 2005-2006, presque 14 % des élèves d’Iqbal Masih avaient 2 ans ou plus de retard contre 8 % pour la Seine-Saint-Denis ; 1 élève sur 2 seulement y décrochait le brevet des collèges, contre 2 sur 3 dans le département. Des cursus spécifiques y sont organisés. Jusqu’en juin 2006, le collège Iqbal Masih a reçu dans des classes spécialisées une vingtaine d’enfants non francophones et/ou n’ayant jamais été scolarisés dans leur pays d’origine. Presque un tiers des élèves du collège Rosa Luxemburg sont en Segpa[11], une structure intégrée au collège, adaptée à des élèves en grande difficulté scolaire[12].

Faire face à la pauvreté

Stigmatisants, ces éléments de description institutionnelle ? Ils peuvent rapidement le devenir, nourrissant un phénomène désormais bien connu d’évitement scolaire. Même en pondérant le constat par l’effet grossissant des cursus spécialisés qui concernent aussi des enfants venus d’autres communes, ils donnent pourtant la mesure de la situation extrêmement difficile dans laquelle vit une partie des habitants de La Plaine. Les deux collèges en effet comptaient en 2006/2007, parmi les quatre catégories socioprofessionnelles utilisées par l’Education nationale, sept élèves sur dix dans la Csp dite « défavorisée » pour Rosa Luxemburg, six élèves sur dix pour Iqbal Masih, pour un peu plus de cinq sur dix dans l’ensemble du département[13] Ces populations pauvres sont majoritairement d’origine étrangère (Afrique subsaharienne, puis sous-continent indien et Afrique du Nord) : d’une part, les élèves de nationalité française sont plus souvent qu’ailleurs issus de l’immigration ; d’autre part, la proportion d’élèves étrangers est particulièrement importante (un élève sur trois à Iqbal Masih en 2005-2006, plus du double de la moyenne départementale). Il est fréquent que des élèves primo-arrivants se présentent en cours d’année. Une variété de situations, mais qui ont pour point commun la précarité. Face à cela, les responsables d’établissement que nous avons rencontrés témoignent d’une posture pragmatique, se battant pour répondre à l’urgence scolaire – souvent mêlée à l’urgence sociale – faisant feu de tout bois pour faire vivre leurs établissements dans les meilleures conditions possibles.

La force des frontières municipales

Pourtant, derrière la similitude de ces deux silhouettes, les collèges dévoilent des situations très contrastées, en particulier du point de vue qui nous intéresse ici, celui du rapport au territoire. On observera d’abord le décalage entre d’une part l’utopie d’une Plaine berceau et cœur, à travers le tandem Saint-Denis-Aubervilliers, d’une intercommunalité aboutie dans la création de Plaine Commune, et d’autre part la force de la coupure entre Aubervilliers et Saint-Denis. Les jeunes du petit quartier d’Aubervilliers entourant « la barre Albinet », à l’ouest du canal et au nord de la rue du Landy[14], scolarisés à Rosa Luxemburg, ne se disent pas « de La Plaine » : ils sont « du Landy ». Mais dès lors que la rue Gaétan Lamy (Aubervilliers) devient rue Cristino Garcia (Saint-Denis), nous voici bel et bien à La Plaine. C’est en tout cas ce que déclarent les collégiens de Saint-Denis, qui parfois ignorent jusqu’à l’existence d’un autre collège, pourtant tout proche. Cette frontière est inscrite dans l’organisation même de l’Académie de Créteil : les deux collèges ne relèvent pas du même « bassin » parmi les quatre qui composent le département. On aurait pourtant pu imaginer que la renaissance de La Plaine – la construction du stade de France tout proche en particulier – eut offert comme une échappée à ces Albertivillariens coupés de leur centre ville par le canal. Paradoxalement, ce quartier de la barre Albinet parmi les plus pauvres d’Aubervilliers en demeure une sorte de « cul de sac », illustrant le fait que pauvreté va de pair avec faible mobilité. La frontière entre les communes n’en est que plus efficiente : l’identité territoriale (être du Landy ou de La Plaine) se retourne en enfermement. Sur cette frontière est projetée la construction d’une école primaire intercommunale : il faudra la suivre avec attention.

Un collège pour ré-urbaniser le territoire

« Le » collège de La Plaine est donc Iqbal Masih. C’est d’ailleurs sous ce nom de « Collège de La Plaine » qu’il figure aujourd’hui sur certaines cartes. Un collège conçu comme « équipement » de La Plaine, ou même équipement du cœur de La Plaine, de « la plaine de La Plaine »[15]. Un collège pensé – par les élus ? Par les aménageurs ? – à la fois comme une réponse aux habitants en attente de réalisations « pour eux » (après la construction du stade) et comme un instrument central de recréation d’une sociabilité micro-locale brisée par la désindustrialisation et par la construction de l’autoroute du Nord. Sociabilité de l’ancien « village » de l’avenue de Paris, avec ses platanes et ses commerces de proximité, d’un quartier ouvrier structuré autour de son école élémentaire, de ses bains douches et de son square, distribués le long de la rue Saint-Just, de son « château » (l’ancien siège du Chemin de fer industriel) et de son église. Le collège devient une pièce maitresse de la ré-urbanisation, sur le modèle historique de La Plaine. L’inauguration récente de la médiathèque ou encore la création du marché de La Plaine rue de la métallurgie procèdent de cette même référence quasi-villageoise. Cette dernière peut être interrogée ou défendue pour elle-même. Mais ce qui nous intéresse dans cet article est sa pertinence en tant qu’échelle territoriale idoine pour la socialisation scolaire des adolescents.

Un collège pour s’extraire du quartier

Nous voici bien loin de notre modèle républicain historique : l’espace du collège y est sanctuarisé ; territoire dans le territoire, passerelle vers la société plutôt que lieu de socialisation dans un quartier, il veut offrir à tous un accès égal à la culture, au savoir, aux diplômes, à la citoyenneté. C’est ainsi qu’une majorité d’enseignants conçoit sa mission : le collège comme fenêtre ouverte sur le monde. Cette sanctuarisation « positive » se double d’une nécessité de protéger l’espace scolaire de violences dont les plus jeunes sont les auteurs mais aussi les premières victimes. Ainsi, l’identité de quartier de certains élèves d’Iqbal Masih a pu représenter une difficulté pour les éducateurs, car investie par les adolescents comme instrument d’affirmation violente les uns envers les autres : phénomènes de bandes, rejet voire passage à tabac de ceux qui ne sont pas « de La Plaine », racket des élèves récemment arrivés dans le quartier, etc.

Parallèlement à cette sanctuarisation (« positive » ou « négative ») du collège par le corps enseignant, se joue un réel travail d’insertion de l’institution dans un faisceau de réseaux éducatifs, culturels, sanitaires et sociaux locaux, publics ou parfois associatifs. Rachel Courtoux, principale adjointe, ancienne Cpe dans un autre collège de Saint-Denis, pilote ces liens. Les personnels d’éducation (Conseillers principaux d’éducation et assistants éducatifs), mais également les personnels dits « sociaux et de santé », sont eux aussi connectés, par la nature même de leur mission, avec d’autres professionnels du territoire. Une assistante sociale est présente à temps plein, ainsi qu’une infirmière scolaire, cette dernière pour le collège et les écoles primaires du secteur.

Le collège articulé au territoire

Dans cette figure, l’inscription dans un réseau territorial représente d’abord une forme de réponse aux difficultés spécifiques rencontrées par les familles de La Plaine. Mais une évolution vers une normalisation se dessine : en 2008, pour la première fois, grâce à une action concertée avec Plaine Commune, une majorité parmi les élèves de 3e a pu trouver un lieu de stage d’observation dans une entreprise du territoire.

Il n’en demeure pas moins que l’on observe une spécialisation de certains acteurs du collège dans les liens territoraiux, par contraste avec la figure des enseignants, centrée sur une réussite spécifiquement scolaire pensée comme « a-territoriale ». A contrario, Marc Nomérange, enseignant référent à Iqbal Masih[16], présente un profil relativement atypique. Instituteur dans le quartier depuis plus de vingt ans, passionné par l’histoire de Saint-Denis et travaillant avec l’unité d’archéologie de la ville, il est aussi un habitant du quartier Pleyel. Sa mission consiste à articuler les enseignements en mathématiques dispensés dans les écoles primaires de La Plaine et à Iqbal Masih. Il a observé que les enfants de La Plaine présentent un profil particulier : ils maîtrisent bien mieux les techniques mathématiques (calcul) que la moyenne des élèves de Seine-Saint-Denis mais éprouvent beaucoup plus de difficultés pour l’abstraction et les représentations (systèmes d’unité, espace et géométrie). Appuyés sur cette évaluation, les professeurs de mathématiques ont mis en place un dispositif d’aide adapté pour les élèves de 6e, en veillant à permettre aux bons élèves d’y trouver leur compte. La spécificité du territoire conduit à mettre en œuvre une pédagogie différenciée, avec le souci de tous, explique Antonia Cortès, principale, y compris de la grosse minorité qui s’en sort bien.

Nous avons retrouvé ces « spécialistes » au sein du Comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté du collège (Cesc), mêlés à divers acteurs locaux extérieurs au collège : conseillère en économie familiale et sociale, éducateurs de l’association Canal, psychologue de la Pmi de La Plaine, etc. Avec quelques classes de 3e et leurs professeurs, le Cesc a mis en place fin 2007 une expérience de Théâtre-Forum autour de la mixité garçons-filles[17]. Ce projet, mené avec le planning familial départemental, a fourni l’occasion d’un partenariat avec la Maison de Quartier (dont la ludothèque ou l’aide aux devoirs sont fréquentées par de nombreux collégiens), et avec le théâtre voisin de la Belle Etoile. Le Cesc souhaitait associer les parents des élèves en organisant une conférence, mais ce volet du projet n’a pas abouti.

L’enjeu de la relation avec les parents

En dix ans d’existence, aucune association de parents d’élèves ne s’est créée à Iqbal Masih. Les relations avec les parents y sont très nourries, mais sous la forme de relations d’aide individualisées plus que de relations de partenariat institutionnalisées. Aux dires de la direction du collège, l’automne 2007 a vu un frémissement se produire avec un nombre record de parents présents aux réunions de rentrée, le plus souvent des nouveaux arrivants sur le quartier. Quelques parents se sont mobilisés pour se porter candidats au Conseil d’administration. Une première à Iqbal Masih, même si, parallèlement, les personnels du collège découvrent des parents plus revendicatifs, attendant du collège qu’il confirme, à travers la réussite scolaire individuelle de leur enfant, la pertinence de l’investissement financier réalisé à La Plaine. Depuis la rentrée 2007 en effet, l’arrivée de nouvelles classes moyennes est sensible dans les classes de sixième[18].Quels seront, à terme, les effets de cette diversification sociologique ? Effets d’entraînement sur des familles qui jusque-là, pour des raisons socioculturelles, sont restées en retrait ? Ou à l’inverse isolement plus grand, voire auto-exclusion, de ces dernières ?

Le collège se meut entre deux façons d’envisager le territoire et les familles qui l’habitent. Au modèle républicain voulant offrir à tous les élèves, quel que soit leur lieu de vie, un accès strictement égal à la réussite scolaire (et plaçant de fait les familles comme « en marge » du dispositif) répond un modèle localiste faisant du collège-équipement un outil d’urbanisation, et par ricochet de socialisation quasi automatique des familles. Une rencontre est-elle possible entre ces deux conceptions ? L’établissement scolaire républicain, même lorsqu’il fait preuve de créativité pour tisser des liens avec son territoire, n’est pas mentalement outillé pour entrer dans cette perspective localiste[19]. De plus, il subit la forte pression du discours courant sur la mixité sociale, risquant de conduire le sens commun vers une représentation bipolaire des habitants du quartier : « ceux d’avant » (immigrés d’Afrique subsaharienne vivant dans des squats), « les nouveaux » (« gaulois » de classes moyennes en accession à la propriété). Or les identités et les réalités sociales sont multiples et complexes, chez les « anciens » de La Plaine comme chez les nouveaux habitants. Il faudra observer les pratiques en train de s’inventer qui permettent de faire du collège un espace réellement pluriel.

La bonne échelle territoriale

A l’issue de cette première exploration des liens entre le collège Iqbal Masih et le territoire de La Plaine, une problématique politique forte se dégage qui pourrait ouvrir des pistes de généralisation. Quelle serait, en fonction des évolutions contemporaines des territoires urbains (lire l’article de Daniel Béhar), la bonne échelle territoriale pour penser le collège, non comme équipement, non comme instrument, mais comme espace d’enseignement et de socialisation articulé à la vie sociale ? Comment les diverses instances de gouvernance territoriale peuvent-elles ouvrir un débat politique à ce sujet avec l’administration de l’Education nationale (si toutefois la suppression de la carte scolaire permet encore de poser ces questions !) ? Comment cette « bonne échelle territoriale » peut-elle prendre en compte la nécessité d’associer les parents (et pas les seuls parents déjà socialisés dans divers réseaux sociaux et économiques) ? Ces réponses pourraient nous mener vers des chemins paradoxaux, entre proximité et mobilité, entre centralité et fluidité. Mais c’est probablement en référence à ces paradoxes que se pose la question d’une réinvention du territoire de la ville.


[1] Zone d’aménagement concertée.

[2] Nous la remercions très chaleureusement, ainsi que toute son équipe. Merci également à Gisèle Laviolle, principale du Collège Rosa Luxemburg d’Aubervilliers, pour son aide précieuse.

[3] Sous la forme de rencontres avec des groupes d’élèves, de participation à des réunions du Comité d’Education à la Santé et à la Citoyenneté (Cesc) et d’une vingtaine d’entretiens avec des élèves, professionnels divers du collège, parents, acteurs publics ou associatifs extérieurs au collège.

[4] Quadrilatère délimité à l’est et au nord par le canal Saint-Denis, au sud par le périphérique, à l’ouest par les voies de chemin de fer venant de la Gare du nord.

[5] Grand Projet Urbain (Gpu) Saint-Denis/ Aubervilliers / La Courneuve.

[6] A Saint-Denis (Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle), Aubervilliers (Saint-Joseph, Notre-Dame des Vertus et, hors contrat avec l’Etat, l’école israélite Kehilat Chné-Or et le collège musulman « Réussite ») ou encore à Paris.

[7] Zones d’éducation prioritaire.

[8] Au niveau de chaque département, l’académie de Créteil est signataire de conventions de partenariat pour la prévention et la lutte contre la violence avec le préfet, le procureur de la République, le directeur de la protection judiciaire de la jeunesse, le directeur départemental de la sécurité publique, le commandant du groupement de gendarmerie, éventuellement le président du conseil général.

[9] Chiffres : Académie de Créteil.

[10] Le label « ambition réussite » est attribué depuis 2006 aux collèges qui concentrent le plus d’enfants de chômeurs, d’élèves récemment arrivés en France et d’élèves ayant plus de deux ans de retard. Il leur permet de mettre en œuvre des moyens renforcés (infirmières scolaires, enseignants expérimentés, assistants éducatifs, rencontre trimestrielle avec les parents, suivi individualisé des élèves, etc.).

[11] Section d’enseignement général et professionnel adapté

[12] Par ailleurs, depuis septembre 2003, chaque établissement accueille une dizaine d’élèves handicapés, dans des « unités pédagogiques d’intégration » (Upi).

[13] Source : site internet de l’académie de Créteil ; chiffres du 10 janvier 2007. L’éducation nationale utilise quatre catégories socioprofessionnelles : favorisée A, favorisée B, moyenne, défavorisée.

[14]Quartier faisant l’objet d’un dispositif Anru.

[15] Voir l’enquête « 8e collège » réalisée par Luc Faraldi pour la ville de Saint-Denis et le Gpu Saint-Denis/Aubervilliers/La Courneuve.

[16] Dans le cadre du dispositif « Ambition Réussite ».

[17] Technique de théâtre participatif où chacun peut intervenir pour changer l’issue de la scène.

[18] Ainsi, entre 2004 et 2006, la proportion des classes favorisées parmi les élèves du collège a doublé, passant de 1,1 % à 2,2 % pour les « classes favorisées A », de 3,1 % à 6,1 % pour les « classes favorisées B ». Les classes moyennes gagnent 6 points, passant de près de 22 % à près de 28 % (chiffres : académie de Créteil).

[19] Ainsi de la tentative de l’association « On est tous responsables », créée au collège Rosa Luxemburg après les événements de novembre 2005, par des mères de familles et Pierre Pignot, directeur de la Segpa, qui s’est heurtée aux réticences d’une majorité d’enseignants.

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