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La diversité des interprétations des émeutes de 2005 est signe d’un besoin de représentation politique.

Comment qualifier les événements de novembre 2005 ? « Guérilla urbaine » ?, comme il fut dit dans un reportage de France 2 présenté au journal télévisé du 30 octobre 2005. L’expression venait en commentaire des images de voitures en feu, de CRS débordés, d’habitants affolés. Ou, plus largement, « Crise des banlieues » ?, selon l’intitulé des journées de réflexion organisées par l’Ehess, du 23 et le 26 janvier 2006. La diversité des intervenants proposait d’analyser les raisons structurelles : discriminations économiques et sociales, relégations territoriales. « Violences urbaines », tel fut le thème d’un colloque organisé par le Cevipof et le CSO, le 21 février 2006. Il évoquait l’échelle utilisée par les renseignements généraux, pour établir une cartographie des « Zones à risques ». « Émeutes urbaines » ?, pour reprendre le titre d’un livre d’Hugues Lagrange et Marco Oberti qui permet des comparaisons internationales et ouvre ainsi des perspectives. « Révoltes urbaines » enfin ? Le mot est revendiqué par les jeunes et les habitants réunis autour de la Maison des tilleuls au Blanc-Mesnil dans un journal alternatif intitulé « Vu d’ici » où ils mènent un travail d’enquête coopératif suivi par Stéphane Beaud. Tous ces titres n’ont pas la même signification, la même charge émotionnelle, le même pouvoir symbolique. Derrière les mots s’entrechoquent des imaginaires. Quelle est la représentation la plus adéquate des événements et de leurs conséquences ? Quels représentants sont capables de prendre en charge ce qui s’est signifié à travers la violence ? Comment sortir de la crise profonde que celle-ci manifeste ?

Il nous faut pour cela analyser en détail ce qui s’est passé en novembre 2005. Nous croiserons une analyse chronologique des événements et une analyse géographique des lieux concernés. Ce détour nous donnera une image plus précise des causes sociales profondes que révèle la crise. Puis nous résumerons la querelle d’interprétations qu’elle a suscitée parmi les intellectuels français de novembre 2005 jusqu’à la campagne présidentielle de mai 2007. Cette controverse nous fera constater l’écart entre les analyses de terrain et leur interprétation ethnique, sociale et politique. Notre thèse veut développer le constat d’une crise profonde qui est toujours en quête de représentants et de solutions.

La chronologie

On oublie trop souvent que les émeutes urbaines en France forment comme un continuum. Si l’émeute de l’été 1981 aux Minguettes avait trouvé une expression politique dans la Marche des beurs et la récupération des militants de « Sos racisme » et de « France plus » par la gauche municipale, elle n’a pas pour autant eu d’effet structurel. De 1991 à 1998, les émeutes se radicalisaient et les affrontements avec la police se faisaient plus fréquents. Entre 1998 et 2002, on assistait à une hausse de la délinquance, aux rivalités entre bandes, aux violences envers les filles… Et depuis 2002, les émeutiers s’en prenaient indistinctement aux institutions : entreprises, écoles, gymnases…

Cependant, les émeutes de novembre 2005 représentent une rupture quantitative dans le temps, dans l’espace et dans leurs effets. Elles durent 21 jours consécutifs ; 274 communes sont concernées la nuit des 6 et 7 novembre ; « environ 1 070 voitures ont été incendiées, 230 bâtiments publics et 74 bâtiments privés ont été détruits (…) La société qui assure les collectivités territoriales estime à 200 M€ le montant global des dégâts » [1]. Elles marquent également une rupture qualitative : extension des problèmes dans les rapports avec la police, double concurrence entre les cités et entre les journaux télévisés du fait du mimétisme de la violence, et enfin démission de la population des cités concernées tentée de baisser les bras.

Jean Marie Petitclerc [2] invite à être attentif à la temporalité des jeunes : la dernière quinzaine d’octobre est toujours une période de tension, pour ceux qui réalisent qu’ils n’auront pas l’emploi rêvé, le stage promis, ni même la formation demandée : « de plus, les derniers jours d’octobre ont coïncidé avec la fin de la période du ramadan et l’excitation compréhensible des temps de rupture du jeûne ». Il regrette que le gouvernement n’ait pas accompagné le travail de deuil des amis de Zyed Benna et Mouna Traoré. C’est au contraire, la rhétorique sécuritaire du ministre de l’intérieur qui résonnait dans les médias, en particulier l’utilisation du mot « racaille » prononcé quelques jours auparavant lors de l’inauguration du commissariat d’Argenteuil. La marche silencieuse organisée par le maire de Clichy-sous-Bois avait calmé les esprits quand une bombe lacrymogène a explosé devant une mosquée. Les émeutes s’étendirent alors en Île-de-France. Et la rapidité de la diffusion nationale suscitait une querelle au sommet de l’État et une importante médiatisation. Si des mesures furent prises dans l’urgence [3], ce ne sont pas elles qui arrêtèrent les émeutes, mais plutôt la réaction des habitants et les premières vagues de froid [4].

La géographie

Après 21 jours d’émeutes, il est important de bien comprendre quels quartiers ont bougé et lesquels sont restés calmes. Contrairement à ce que dirent des médias et certains hommes politiques, les quartiers de la drogue ont peu bougé [5] et les renseignements généraux ne notent aucune solidarité entre les cités. Contrairement à ce qu’affirmait le ministre de l’intérieur le 9 décembre, ce ne sont pas majoritairement des jeunes connus des services de police, « environ 25 % des jeunes ont un passé délictuel avéré [6] ». Si ce ne sont pas les mêmes quartiers que d’habitude – l’Est lyonnais et le nord de Marseille sont restés calmes – quels sont les quartiers qui ont bougé ? À partir de la base documentaire de Sciences Po, recensant toute la presse locale, Hugues Lagrange fait ressortir six critères statistiquement significatifs que nous énumérons ici brièvement.

Ce sont principalement des villes ayant des quartiers classés en Zone urbaine sensible (Zus). Si les critères de la politique de la ville ont beaucoup évolué en vingt ans, sont toujours classées en Zus des villes pauvres (dont le revenu fiscal moyen est très inférieur à la moyenne nationale) accueillant des ménages pauvres (la médiane des revenus par unité de consommation est la moitié de la médiane nationale). Le rapport 2005 de l’observatoire national des zones urbaines sensibles [7], fait remarquer que les familles les plus fragiles ont plus de chance d’arriver en Zus et de s’y maintenir tandis que les autres poursuivent leur trajectoire résidentielle vers d’autres quartiers, devenant souvent propriétaires. Il faut interpréter cette remarque comme l’illustration d’une tendance lourde de la société française qu’Eric Maurin décrit dans Le ghetto français[8].

Mais parmi les Zus, les cités qui ont été concernées par les émeutes sont celles où 35 % de la population a moins de 20 ans et où 44 % des hommes de moins de 25 ans sont au chômage [9]. Elles accueillent des ménages de six personnes et plus. C’est le principal élément statistique qui valide le diagnostic des médias qui soulignent la présence, parmi les émeutiers, de jeunes d’origine d’Afrique subsaharienne. L’auteur remarque également que les émeutes ont eu lieu dans des quartiers proches des Zones franches actives. Or on sait qu’en 2005, les résidents de Zones franches urbaines ne comptaient que pour 27 % des salariés dans les établissements implantés avant le 1er janvier 2002 et 32 % des salariés dans les établissements implantés depuis [10]. Plus grave, les villes ayant passé des conventions avec l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) connaissent plus d’émeutes que les autres. Lagrange avance deux hypothèses : soit l’Agence travaille dans les quartiers qui en ont besoin, soit le programme de rénovation urbaine précarise des familles dont les enfants n’ont dès lors plus rien à perdre. Les enquêtes de terrain concluent plutôt pour la deuxième hypothèse. Notre propre enquête à Clichy-sous-Bois confirme l’insuffisance structurelle de l’accompagnement social dans le plus grand projet de rénovation urbaine de l’Île-de-France [11].

Conflits d’interprétations

Avant d’analyser les controverses savantes que ces chiffres ont suscitées, nous voudrions rappeler le diagnostic déjà porté dans un livre écrit avant les émeutes. À la fin de leur long Retour sur la condition ouvrière[12], Stéphane Beaud et Michel Pialoux assistent à une émeute en 2002. Ils la décrivent comme le symptôme d’un cercle vicieux : « chômage structurel des jeunes, montée du « Bizness », déstructuration des familles populaires, incivilités et violences urbaines, interventions de plus en plus fréquentes de la police, exaspération des habitants et fuite de ceux qui en ont les moyens vers le pavillon, paupérisation sociale du quartier (…), usure des travailleurs sociaux et déclin des institutions d’encadrement de la jeunesse, constitution de quartiers où sont concentrés le trafic de drogue et les jeunes sans travail, renforcement des bandes et d’une logique de territoire, heurts de plus en plus fréquents avec la police, escalade de la logique de destruction (…), exploitation politique par la droite et l’extrême droite des problèmes du quartier, appels de plus en plus clairs à une politique de répression et abandon de toute politique de prévention... » [13].

Mais jugeant les causes structurelles insuffisantes et critiquant en particulier les positions de Beaud et Pialoux, Sébastian Roché rappelle la dimension ethnoraciale de la plupart des émeutes et se focalise sur la mauvaise gestion de la police. Il dénonce « les contrôles d’identité répétés et les provocations en boucle, (…) d’autant plus mal vécus que la population des quartiers défavorisés se sent abandonnée» [14]. Pour rompre le cercle de la violence, il recommande une nouvelle stratégie globale de la police, testée bien timidement par la gauche dans ‘la police de proximité’ et abandonnée bien rapidement par Nicolas Sarkozy. Il dénonce les contresens de la rhétorique guerrière qui rassure à peu de frais et n’empêche pas les émeutes. Le professeur à l’École nationale de la police à Lyon constate que cette dernière s’est trouvée très démunie en octobre 2005 : surprises, désorganisations, coordination tardive sur le terrain, affrontements au sommet. Il conclut sur le rôle dévastateur « du frisson de l’émeute » parmi les émeutiers et les jeunes policiers au détriment de la population.

À l’opposé, Michel Kokoreff décrit l’émeute comme une action politique non conventionnelle : « On a assisté à une multitude de micromouvements entrant en résonance sous le double effet de la solidarité émotionnelle et morale et de la médiatisation spectaculaire des événements. Une telle hypothèse présente l’intérêt (…) de saisir les effets de territoire, le poids des contentieux locaux qui ont pu favoriser les incendies et dégradations, les affrontements directs avec les forces de l’ordre relativement localisés (…) Elle permet de saisir les mécanismes qui ont joué un rôle de régulateur, en considérant les configurations politiques, les réseaux militants ou la capacité des habitants à se mobiliser pour faire diminuer le cycle des tensions, provocations et violences. » [15]

On peut trouver dans ces trois interprétations savantes un des nœuds du débat médiatique et politique. L’exercice est délicat, car faut-il le rappeler, les émeutiers n’avaient que peu de revendications exprimées et peu d’accès aux médias. Dans un chapitre intitulé « l’émeute de papier », Gérard Mauger [16] détaille les entreprises de disqualifications juridiques, morales, culturelles et ‘ethnico-religieuses’, et à l’inverse les entreprises d’habilitation politique qui s’appuient pour la plupart sur les « effets politiques » des émeutes. Et il s’interroge sur les présuppositions des chercheurs qui parlent de révolte du « précariat », des « ghettos » et des « minorités visibles ». Il propose alors de traiter l’émeute de « protopolitique », en référence à ses propres Études de sociologie de la déviance des jeunes des classes populaires[17] et à celles de quelques sociologues comme Loïc Wacquant et Michel Offerlé. À ses yeux, il s’agit d’une révolte, sans histoire militante, sans idéologie et sans projet, susceptible d’être politisée à gauche comme à droite ou d’être convertie en mouvement religieux. Nous le rejoignons sur ce point : au-delà des controverses universitaires, peu importe le mot choisi (pré-politique, sub-politique, infra-politique…), pourvu que les questions posées le soient durablement.

Une crise en quête de représentants

En effet, les problèmes sociaux apparaissent structurels et sont insuffisamment pris en compte. La récente campagne présidentielle est revenue sur la crise des banlieues sans dégager aucune solution à la hauteur des problèmes. Au contraire, les questions ont été simplifiées par une rhétorique sécuritaire qui a longtemps fait le jeu du Front national [18]. Le succès de cette rhétorique est d’autant plus inquiétant que celle-ci renforce un cercle vicieux qui se nourrit de l’écart entre les problèmes et leurs représentations : plus la police interviendrait dans les banlieues, plus le pouvoir gagnerait des voix pour les élections, au détriment des jeunes et de leurs parents et finalement de la paix sociale [19]. En d’autres termes, le décalage entre des problèmes connus et des interprétations divergentes n’est-il pas le signe que la crise manque de représentants au sens politique du terme, c’est-à-dire de personnes ayant autorité pour en parler et pour avancer des solutions ?

Or les comparaisons internationales peuvent nous aider à en inventer. Celle des émeutes de Los Angeles, en 1965 et 1992, fait ressortir le rôle capital d’une représentation politique pour qu’émergent des responsables issus des quartiers mêmes où s’exprimait la violence. C’est dans cette ligne que Cynthia Ghorra-Gobin propose cinq chantiers en vue d’une mobilisation de la société civile dont je reprend la trame pour discuter les conclusions [20].

Encourager les potentiels électeurs et notamment les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales. Des personnalités médiatiques, des associations se sont mobilisées dès décembre 2005 et le taux exceptionnel de participation à l’élection présidentielle dans les banlieues confirme l’intérêt de la démarche.

Mais cette démarche serait vaine si rien n’est fait pour mettre fin « aux disparités de représentation peu compatibles avec l’égalité du suffrage universel ». Selon le Monde [21], le Conseil constitutionnel avait rappelé que le dernier découpage électoral s’en tenait à la base du recensement de 1982. Il signalait, exemple extrême, qu’un élu du Val d’Oise représente six fois plus d’électeurs qu’un élu de la Lozère. Le gouvernement a pourtant renoncé à un redécoupage en juin 2005.

S’assurer que des candidats issus des quartiers sensibles auront la chance de mener des études supérieures leur permettant d’être en rivalité avec les élus en fonction. L’actuel maire de Los Angeles ne s’identifie pas à la communauté noire ou latino, mais à la ville dans son ensemble [22]. Cette mesure revient à donner une autre ampleur à des initiatives lancées par Sciences Po, l’Essec [23] ou certains masters universitaires. Mais l’enjeu éducatif est beaucoup plus large quand on sait qu’un enfant sur cinq est scolarisé en Zone d’éducation prioritaire [24].

Faire pression auprès des partis politiques pour lutter contre la discrimination en leur sein. A cause de la professionnalisation et de la surmédiatisation de la vie politique, sans oublier l’effet du système majoritaire, le panel de députés « issus de l’immigration » est très en deçà des statistiques, même si celles-ci sont interdites en France. On peut penser que les élections locales pourraient être un tremplin, surtout si on reconnaît le vote des étrangers.

« Se rappeler que pour assurer la paix sociale au sein d’une société », il convient de séparer les pouvoirs politiques, économiques et médiatiques. Cynthia Ghorra-Gobin rappelle ainsi que la lutte contre les discriminations concerne tous les pouvoirs. Si nous ne voulons pas de la discrimination positive, jugée stigmatisante pour les populations et peu conforme à notre idée républicaine, il nous faut d’autant plus lutter contre les inégalités sociales et culturelles que ces émeutes ont révélées.

Bertrand Hériard Dubreuil


1 / . Sébastian Roché, Le frisson de l’émeute, violences urbaines et banlieues, Seuil, 2006, p. 36.
2 / . « Pour une autre politique de la ville » in Études, janvier 2006
3 / . Projet n°291, mars 2006
4 / . Sébastian Roché, Le frisson de l’émeute, violences urbaines et banlieues, Seuil, 2006, p. 73.
5 / . «Au total, sans en nier le rôle dans plusieurs cas, l’effet pacificateur du trafic paraît très variable et très conditionnel», Hugues Lagrange, « La structure et l’accident », in H. Lagrange et M. Oberti (dir.), Émeutes urbaines des protestations, une singularité française, Sciences Po, 2006, p. 120,
6 / . Hugues Lagrange, « Autopsie d’une vague d’émeutes », op.cit., p. 49.
7 / . Publié en décembre 2005, donc écrit avant les émeutes. ddiv@ gouv. fr
8 / . Eric Maurin, Le ghetto français, Seuil, 2004.
9 / . Resp. 38 % des femmes. A titre de comparaison, 16,5 % des hommes de 15-24 ans (resp. 23,2 % des femmes) sont au chômage dans les zones urbaines sans Zus et rurales. Enquête ‘emploi’ 2005, Insee.
10 / . Onzus, 2005.
11 / . Projet n°298, mai 2007. L’Onzus semble valider cette hypothèse en affirmant que « Selon les engagements des acteurs locaux inscrits dans les conventions, l’année 2005 devrait constituer un pic d’activité pour les constructions, les démolitions, les réhabilitations et les résidentialisations avec notamment 7000 constructions et 7400 démolitions », Onzus, Rapport 2005, p. 56.
12 / . Stéphane Beaud et Michel Pialoux, Retour sur la condition ouvrière. Enquête sur les usines Peugeot, Fayard, 1999.
13 / . Stéphane Beaud et Michel Pialoux, Violences urbaines, violence sociale, Genèse des nouvelles classes dangereuses, Fayard, 2003, p. 12.
14 / . Sébastian Roché, Le frisson de l’émeute, violences urbaines et banlieues, Seuil, 2006, p. 107.
15 / . Michel Kokoreff, « Les émeutes urbaines : comparaisons internationales », in Déviance et société, 2006, p. 70. Voir surtout son développement dans ce numéro de Projet, pp. 71-80.
16 / . Gérard Mauger, L’émeute de novembre 205, une révolte protopolitique, éd. du Croquant, 2006.
17 / . Belin, 2006.
18 / . Le Front national annonce, dans la première quinzaine de décembre 2005, « douze mille demandes d’adhésion depuis le début des émeutes » : Véronique Le Goaziou, « La classe politique et les émeutes : une victoire de plus pour l’extrême droite » in L. Mucchielli, V. Le Goaziou, Quand les banlieues brûlent… , La Découverte, 2006. p. 52.
19 / . 82,5% des communes (> 25000 ha en IdF et > 65000 hors IdF) qui ont voté en 2002 en faveur de l’extrême droite à plus de 21 % ont connu des émeutes (Lagrange, op. cit., p. 218).
20 / . Cynthia Ghorra-Gobin, « Prendre la représentation politique au sérieux : réflexions sur les violences urbaines à partir du cas américain », Esprit, octobre 2006.
21 / . 11 juin 2005.
22 / . Cynthia Gorra-Gobin, op.cit., p. 149.
23 / . Projet, n°287, juillet 2005.
24 / . 21,4 % en 2006, selon le ministère de l’Education nationale.


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