Les jeunes peuvent être motivés pour découvrir et apprendre. Encore faut-il ne pas les enfermer dans une logique abstraite, qui ignore leur culture, leurs questions et les pressions auxquelles ils sont soumis.

L’école de la transmission des savoirs et des règles était celle d’une société où l’héritage allait de soi. Aujourd’hui, l’accès au savoir demande aux jeunes un autre travail, pour trouver le déclic d’une vraie motivation – et pas seulement celle de la concurrence ou celle de l’injonction : une « autorisation » à grandir donnée par des adultes.

En octobre, la Commission Thélot sur l’école formulera ses recommandations pour définir les missions de l’école à venir. Ses objectifs : donner à 100% des élèves un socle commun, non seulement de savoirs mais de compétences et de comportements.

Ce cahier donne la parole à trois enseignantes. Les professeurs vivent les paradoxes d’une école à laquelle on demande à la fois d’être efficace, rentable et éducatrice de jeunes appelés à entrer dans une société bousculée. Les deux jeunes enseignantes de banlieue parisienne insistent sur la motivation, celle des jeunes et celle des maîtres. Le risque de démobilisation des uns et des autres est réel…

Le récit d’une enseignante belge vient en écho du débat sur les femmes musulmanes. Dans un quartier de Bruxelles, ses rencontres de jeunes filles et de leurs mères témoignent d’une histoire, celle d’identités qui cherchent à se construire.


Fonctionnalit\E9 r\E9serv\E9e aux abonn\E9s